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Les secteurs

1-4/11/18 - Vadiello et Cotiella (Espagne)
Écrit par Pascale, Michel, Valérie, Gaëlle, Loïc, Guerric, Vincent, Lionel et Jean-Philippe   


J1 : Lenases (3.1.III) et Palomo (3.2.II)

Apres une arrivée tardive le mercredi soir, la joyeuse troupe se retrouve après un lever matinal, objectif le canyon de Lenases, reconnu par Laure quelques jours avant. L’approche un peu paumatoire et piquante malgré le coupe coupe de Laure est magnifique. Une fois trouvé, c’est une belle cordée ininterrompue sur 30 rappels, telle une vague de canyonneurs descendant le canyon a une vitesse de 10 rappels/ heure ! A l’arrivée, on est seulement au début de l’après-midi, c’est alors que 2 groupes se constituent : le plus petit ira terminer la journée dans le canyon de Palomo et l’autre finira…. à la sieste !

Quoi, il y a un petit bijou à 15min du refuge ? Même s’il est 16h et que la nuit arrive vers 18h, 3 personnes se lancent dans le défi du canyon de Palomo. 50min de marche avec un départ soutenu (une mise en bouche des canyons suivants puisque ç’est le chemin de départ des autres canyons de vadiello) et un superbe passage en vire, aidés par la main courante installée pour la via Ferrata. Nous nous équipons avec à portée de main notre lampe frontale qui finalement ne sera pas utile . La descente du canyon se fera aussi en 50min chrono , à 3. descente dans les estrechos parfois parsemés de ferailles (les clavijas permettent un accès pour remonter le canyon en mode via ferrata). Retour à la voiture en 2min30 ! Une belle façon de terminer la journée pendant que certains font la sieste .


J2 : El diablo (4.1.IV) et Lazas (6.3.VI)

El Diablo... partie inf ! Les indications des topos sont succinctes (une fois au col, suivre la crête vers le Nord-Est) et les commentaires sur descente-canyon bien rares, mais après analyse minutieuse de la carte, on a repéré notre itinéraire. Réveil matinal, marche d’approche commune avec ceux qui partent dans Lazas, puis on se sépare, direction le fameux col ! On commence à descendre en essayant tant bien que mal de suivre l’azimut. Avant de plonger vraiment dans la pente, on s’équipe, et c’est parti... Une heure de bartassage entre maquis dense, dalles rocheuses et équipements de rappels sur arbre quand ça devient trop scabreux. A midi, on est trop forts, on a trouvé le premier amarrage, sur arbre ! Pause pique-nique pour fêter ça, on n’en revient pas d’être tombé dessus aussi « facilement » ! Un premier petit rappel, puis un 28 mètres qui en paraît plus, mais globalement ça colle avec le topo :-) Quelques obstacles plus loin et la passerelle de sortie en vue, il faut se rendre à l’évidence, on a zappé toute la partie haute du canyon... On se console en se disant qu’on a ouvert un accès à El Diablo Inf / un échappatoire à la partie sup ;-) Et puis, il fait beau, les abords du lac sont accueillants, on a quand même passé une magnifique journée !

Un jour un peu particulier, un jour où les mots vont à l'essentiel, c'est le jour de Lazas, le canyon qui semble laisser des traces (à entendre ceux qui s'y sont frottés)... La marche d'approche met dans l'ambiance, ce n'est plus le canyon familial de la veille. On s'engage dans des ressauts anodins mais nul n'est dupe : la sortie est dorénavant dessous, sans échappatoire. Un grand cassé de plus de 200m nous attends, avec ses 2 célèbres « relais plein gaz qui nécessitent de penduler ». On n’a pas tiré à la courte paille et il n'y aura pas de négociation : c'est Jean-phi qui s'y colle pendant que le reste de la troupe est longé à son arbre ou à sa chaîne à l'affût du coup de sifflet synonyme de derrière à positionner plein gaz. La descente s'enchaine plutôt bien malgré un rappel de corde difficile et on est rapidement en bas avec une sensation de soulagement et de devoir accompli. On finit les étroitures des étoiles plein les yeux en se retournant de temps en temps pour voir cette verticale magnifique et vertigineuse que les vautours survolent. Nul doute que cette descente de Lazas va laisser des traces, et ce soir, Jean-Phi, pas de doutes, t'es toujours le boss !


J3 : Escomentué (4.2.III), El diablo (4.1.IV) et Palomo (3.2.II)

Une journée sous les extrêmes ! La montée magnifique, d’anthologie, caractéristique du coin mais longue et difficile surtout avec l’équipement nécessaire et le départ à l’aube pour Escomentué. La journée s’annonce belle, ensoleillée mais … glaciale ! Une fois l’entrée facilement trouvée (pour une fois), nous commençons sous l’ombre du pic, par quelques rappels et vasques bien remplies. Heureusement, dès le grand cassé caractéristique des canyons de ce secteur, nous pouvons descendre avec un soleil salvateur. Enfin cela donne surtout des belles couleurs sur les parois en face ! A la fin de ce grand cassé et avant le final dans la faille descendante, nous pouvons manger sur une belle dalle ensoleillée. Enfin, une fois que Gaëlle, parée de plumes, se réchauffe en faisant une belle remontée sur corde. Une fois le repas terminé et de retour dans la faille, nous enchaînons les rappels pour finir sur une petite dernière remontée sur corde pour que Gaëlle garde la forme. Finalement nous finissons sur l’heure de marche en rivière en passant par le beau rappel sous cascade en grotte pour rejoindre les voitures.

Afin de ne pas pénaliser le groupe lors de l'ascension, JP avait "conseillé" à Vincent de partir avec le groupe qui allait faire le Barranco d’Escomentué. Le départ s'est donc effectué vers 6h45 dans la nuit noire après avoir néanmoins attendu Bernard alors que Gaëlle pestait pour ce retard. Pendant ce temps, le reste du groupe de El Diablo profitait d'un peu plus de la chaleur de leur couche :)) : leur départ n'étant prévu qu'une heure plus tard. L'ascension avalée, Vincent profitait du magnifique paysage sur le réservoir de Vadiello tout en se mettant à l'abri d'un petit vent frisquet et en observant le groupe qui se rendait vers le Barranco d’Escomentué. L'attente ne fut pas longue car moins de 15 minutes après le reste du groupe de El Diablo conduit par Laure pointait le bout de leur nez. Le temps de s’équiper et Laure prend la tête alors que Loïc ferme la marche. A la recherche d'un 1er amarrage, elle attaque la descente qui commence par une longue et vaste zone de rampes assez inclinées. Enfin, nous découvrons un premier amarrage mais en regardant vers le sommet, Loïc en trouve un autre ... zut, nous avons dû, nous aussi, en oublier quelques-uns en route. La descente se poursuit à travers un paysage inhabituel et désertique mais somptueux :)) Après quelques rappels dont le plus important d'une trentaine de mètres, nous atteignons une faille que nous désescaladons jusqu'à atteindre le point d'entrée dans le canyon par le groupe Jacuzzi qui s'était aventuré dans ce canyon la veille. Nous poursuivons alors notre progression dans un paysage différent avec beaucoup plus de végétation, quelques vasques sèches pour certaines dont l'une abritait le prince charmant de Laure déguisé en crapaud qu'elle sauva de son piège après diverses tentatives ... D'autres étaient heureusement en eau et permettaient de se rafraichir allégrement ... Toutes étaient cependant d'une exceptionnelle beauté digne d'une salle de bain :)) Le petit pont de bois (en fait, il est en fer ...) apparaissait enfin à nos yeux et signifiait la fin du canyon : le Barranco de El Diablo était vaincu, partie Sup, Intermédiaire et Inf ... Une petite halte sous le soleil au bord du réservoir de Vadiello pour se sustenter et nous déséquiper puis nous rejoignons le camion de JP. Alors que JP et Vincent rentraient au refuge, Laure, Lionel et Loïc partaient pour le Canal de El Palomo, mais ça, c'est une autre histoire !!!

Pas encore rassasiés par la descente de El Diablo, l'équipe des 3 L, Laure, Lionel, Loïc bifurque vers le canyon / via ferrata de Palomo. Après une courte montée, une main courante permettant d'accéder au départ du canyon nous attend. Les nombreux pics de fer de la via ferrata dénaturent un peu ce canyon qui présente pourtant une belle étroiture. La descente est rapide, les rappels s'enchainent. Bref un bon complément pour poursuivre l'aventure après le canyon d'O Ciego dont l'arrivée correspond au départ de Palomo. La remontée en via ferrata peut aussi être conseillée pour la découverte de ce canyon.


J4 : Gallines Inférieur (5.1.II)

La dernière journée de notre mini-séjour démarre sous un ciel gris voire pluvieux et froid. Après un rapide tour des envies la veille au soir, la décision de changer de secteur pour se rapprocher de la frontière française avait été prise. Direction le Cotiella et la descente du canyon de Gallines (partie inférieure) pour ceux et celles qui étaient encore bien motivés et n’avaient pas d’impératif concernant l’heure de retour. Après un trajet où tout le monde a pu compter les moutons (aux sens propres comme figurés), nous voici sur le parking aval du canyon. La vue sur la dernière cascade de 90m est magnifique mais a du mal à nous réchauffer. On évite de regarder la température affichée par les véhicules pour ne pas se laisser aller à l’abandon de cette dernière course du séjour … et sans doute pour la plupart la dernière course de l’année. Après une navette longue et mal aisée, les premières cascades sont en vue. On évite autant que possible de passer dans l’eau pour la partie la moins intéressante. Au passage, on se console du froid en se disant que si l’idée de faire demi-tour nous passe par la tête, on aura au moins découvert un super coin pour ramasser des champignons tellement on en voit au bord du canyon. Mais on n’a pas le temps de gamberger que nous nous retrouvons déjà dans des vasques au bas de courts rappels, à l’eau bleue et à la roche d’un marron délavé couleur sable. Quel magnifique décor pour cette descente « en sous-bois ». La descente prend toute sa consistance quand les 2 derniers rappels sont en vue : une C35 avec départ en goulotte nous amène, après un passage sous le jet, au départ de la C90. Peu de mots seront échangés à l’amarrage, mis à part des « oh », des « ah » et des « fais pas chaud quand même ». La descente de cette grande cascade se fait avec un niveau d’eau faible mais bien présent, juste de quoi vous sentir glisser comme dans un toboggan interminable de plusieurs minutes. A mi-pente, certains font coucou depuis une fenêtre du tunnel, film à l’appui. Les cordes récupérées, un large sourire illumine tous les visages : on l’a fait, c’était super. Et au fait, on mange quand et où pour se réchauffer ?



 
 
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