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Les secteurs

21/09-06/10/18 - La Réunion
Écrit par Les 8 zoreilles   

Le TI journal de la Réunion


Une équipe de 8 Jacuzzistes bien entraînés pour affronter les canyons Réunionnais, réputés pour leurs difficultés et leurs dénivelés !

Le 21/09, nous embarquons à Blagnac l’après-midi pour St Denis à la Réunion en faisant une halte à Orly avec Air France. Le voyage se fait de nuit…

Au petit matin, le 22/09 nous voilà sur place: récupération des véhicules, état des lieux de notre maison à la Saline. Au repas de midi poulet grillé et salade à la façon Créole bien sûr ! Nous profitons de l’éruption du Volcan : Le piton de la Fournaise pour immortaliser ce moment. En route pour le Volcan, notre Traffic montre des signes de faiblesse jusqu’à nous laisser en carafe en bordure de route… Et bien nous finirons en taxi pour arriver juste avant le coucher de soleil sur le volcan. 

Le dimanche 23/09, on se pose pour préparer notre départ vers le cirque de Cilaos. On part sur 3 jours et 2 nuits. Toute l’équipe se met en jambe avec une petite randonnée à Cap Noir avec vue sur Mafate. Sous un soleil bleu azur, nous partons à la rencontre de ce premier cirque. Et l’après-midi c’est tunnel de lave, plage dans le Lagon pour certains et pour d’autres le marché de l’Ermitage et baignade à la piscine.

Le 24 à 6h du matin depuis la Saline, on est dans le vif du sujet : Fleur Jaune intégral avec navette à Cilaos. Fini la détente, on est là pour 10h de descente vertigineuse, nous avons descendu un rappel de 93 mètres en fil d’araignée !!! Un bloc entre 2 parois donnant sur la rivière en contre bas c’est ça la Réunion. C’est juste énorme ! Pour les fleurs jaunes, on a cherché mais jamais trouvé. Nous avons regagné notre Ti Cabanon à Cilaos après une marche mémorable qui vaut à elle seule le détour avec son chemin de rando. Puis c'est repos bien mérité et un repas local (saucisse rougail, poulet à la vanille, cari d’agneau… et bien d’autres spécialités comme la DODO et les glaces bien sûr…).

Le 25 petit départ à 8h depuis notre Cabanon pour Bras Rouge sur le cirque de Cilaos. Une approche très longue car la partie supérieure était très escarpée. Nos traces GPS ne correspondaient plus à la zone quelques éboulements de terrain ont changé la donne. Merci à nos spécialistes en orientation qui ont retrouvé un passage pour contourner le col, passer une vire et au détour de quelques remontées sur corde à nœud, nous ont permis d’accéder à l’entrée du canyon. L’approche aura duré 3h contre 2h initialement prévues. Ce canyon parties supérieure et médiane est magnifique. Le fer ressort par des coulées rougeâtres le long des cascades. L’ocre se mêle au rouge pour nous offrir des contrastes saisissants. L’eau est laiteuse orangée et nous ne distinguons pas le fond. Malgré l’approche longue et périlleuse, ce canyon mérite vraiment le détour ! Nous sommes sortis du canyon à 18h.

Le 26 sur le cirque de Cilaos, au programme pour de cette journée, 2 canyons: Ferrière et Bras des Etangs Inf. Il est 8h l’heure du départ a sonné ! Nous voilà au parking, on s’habille aux voitures pour commencer Ferrière. Ce canyon est accessible sans grande difficulté. Nous avons rejoint Bras des Etangs au 7ème rappel de Ferrière, par une courte marche sur un sentier RG puis une sente escarpée qui descend raide dans la végétation. Ce canyon est splendide, la verticalité, les cascades imbriquées sont un enchaînement de rappels remarquables. On a couru sur les descentes, voir fait la course à 2 car les relais étaient souvent doublés. On a regagné les voitures à 17h pour une arrivée à la Saline à 20h.

Le 27, un repos bien mérité ! Cette journée est destinée à la détente. Nous avons réservé un resto sur la plage de La Saline: Le Kabanon, qui borde le récif de corail. On a mangé face à la mer où les baleines nous ont fait l’honneur de leur présence. Un repas créole, océanique et épicé aux saveurs locales et arrosé de la DODO et d’un rhum arrangé spécial Ti Kabanon. L’après-midi a permis quelques séances photos des poissons, des coraux et de la plage. Une balade sur le fond de mer pour profiter d’une glace Réunionnaise et d’un coucher de soleil. Et oui à cette période à 18h, il fait nuit ! De retour à notre maison nous recevons Gilles Piton, Instructeur Canyon, avec qui nous nous renseignons sur Ravine Blanche Salazie et les canyons engagés de la vallée de Takamaka. Ces canyons sont très longs, très verticaux, sauvages avec une végétation luxuriante à perdre n'importe quel bon randonneur. Ils nécessitent en outre une bonne condition physique. Après nous avoir conforté par ses informations, sa connaissance des lieux et le fait qu’il serait notre relais secours, nous avons toutes les informations, le matériel (traces GPS, GPS et frontale incluse) et la motivation pour affronter cette 2ième partie de notre aventure sur l'île aux canyons !

Le 28 c’est Trou Blanc qui est notre défi du jour sur Salazie. Un départ à 6h de la Saline. Ce canyon est donné en 45 min d’approche, 6h de canyon et pas de retour. C’est le Llech Réunionnais, en eau il est très aquatique, beaucoup de nages, de toboggans, de machines à laver… C’est de "l’initiation" à la mode Réunion, les guides le fréquente beaucoup. Que les "initiés" doivent trouver les autres canyons d'initiation bien fades quand ils reviennent en métropôle...

Le 29 direction l'Est: Takamaka 3 n’a qu'a bien se tenir, on arrive ! Départ 6h pour 40 min d’approche au départ de la route puis un sentier dans la forêt avec désescalade glissante. Dans le canyon, le temps file vite, on n’a pas le temps de s’ennuyer 4h de descente qui s’enchaînent dans un cadre époustouflant. Des mûrs végétalisés sans cascade, des orgues basaltiques qui entourent les cascades. De bons embruns dans les casques de réception. On a même vu le "lâcher de kit boule" réunionnais en action. Un bel exemple de gestion des grands rappels. Nous avons même eu droit à un cours de démêlage de corde par un club local. merci à eux pour le coup de main. On continue avec un paysage à couper le souffle, des fougères arborescentes qui tutoient le ciel, des fleurs de lentilles et des mousses qui tapissent les lieux, les vasques immenses accueillent les chutes dans une brume qui illumine les cascades de leur arc en ciel.  Un bijou ! Un véritable Eden ! Cependant, le retour restera une aventure, une longue aventure qui ne peut se résumer aux 1227 marches pour relier le téléphérique à la route. Ok, on connait le tarif c’est parti pour la remontée. Un petit pas d’escalade sur les rochers mousseux puis une sente qui s’éboule sous nos pas et pour continuer avant les 1227 marches ce sont des marches immenses avec de la vigne marronne (les ronces locales) qu’il faut franchir. Une fois arrivé au téléphérique majestueux au milieu de la montagne, il nous reste les fameuses 1227 marches. Elles sont régulières même si nous avons constaté que celles-ci sont de plus en plus rapprochées au fur et à mesure que nous avançons. Laure, en tête, les a comptées et le compte est bon ! Une photo "au sommet" pour immortaliser le moment et c'est parti pour 15 min de retour sur la route. Vous comprendrez que le retour a été sportif pour nos cuisses, notre fessier et notre dos. Pour le retour, dans le camion, c’est Radio FreeDOM qui nous accompagne tout le long des trajets. Cette radio est magnifique, l’accent créole et les sujets de chiens traversant la route, les dédicaces et autres conversations personnelles vont rester un moment mythique. "Ni a point râlé poussé" sera notre slogan pour le reste du séjour !

Le 30, direction l'Est pour descendre Dudu. A peine la météo est annoncée mauvaise en chemin que nous décidons d'aller au Sud descendre Grand Galet dans le secteur de la Cascade Langevin. Une partie sèche dans un ancien chemin de lave nous amène au grand cassé. Du haut, la vasque de réception est immense et appelle à une bonne tyrolienne. Ici, les pros pullulent et installent même des tyroliennes pour envoyer leurs clients dans le bouillon depuis la route avant de continuer par une rando aqua. Après la descente, ce sera pique-nique au bord de la rivière, à la mode réunionnaise, près d'un des nombreux "kiosk" qui invite à la pause dominicale.

Le 31, c’est un repos collectif où nous allons au marché de Saint Pierre. Un marché couvert avec beaucoup de souvenirs pour touristes. On est aussi allé repérer le trou d’eau en longeant la côte escarpée. Et bien, sans oublier les shootings photos sur les plages !

Le 1, c’est le grand jour: RAVINE BLANCHE SALAZIE. Après la fermeture du Trou de Fer suite à un gros éboulement, c'était clairement notre gros objectif du séjour. Gros canyon départ à 2h de notre maison. Cette approche a été une réelle découverte à travers une forêt luxuriante (fougères arborescentes, palmiers, racines, boues, trous, liane, vigne marronne, orchidées…). On a marché de nuit avec la frontale, escaladé, on s’est frayé un chemin à travers la végétation et tenté de ne pas glisser dans la ravine d'accès boueuse. Au lever du jour, on essayer de repérer les petits bouts de rubalises laissées depuis le RIC fin 2017 pour conforter nos traces GPS. Le plus compliqué a été de traverser les cours d’eau car on perdait la trace. Après la montée, c’est la descente avec des désescalades, des cordes à nœuds, le terrain était glissant, raide et les feuilles d’orchidées nous ont servi de liane pour s'assurer. Cette marche était tellement variée que les 4h sont passés crème ! Ravine Blanche Salazie s’est livrée à nous, un premier rappel et une marche en rivière avant le grand cassé de 305 mètres en 4 rappels. L’organisation du "qui fait quoi avec quelle corde" a payé. Les enchaînements se sont bien déroulés par contre les descentes de rappel étaient longues. Une pensée pour JP qui était au relais sous cascade pendant très longtemps. Le poids des cordes mouillées sur des grandes longues nous a fait perdre du temps. Les deux derniers rappels ont été fait à la belle étoile. Une première pour certains et un étonnement d’avoir moins d’appréhension car on est focalisé sur nos manipulations à la lueur de la frontale. Vous l’avez compris la marche de retour se passera de nuit, le pas est sûr, rapide et efficace (merci le GPS et les repérages à la tombée de la nuit par les premiers arrivés à la confluence avec la rivière du Mat). Il reste encore la navette qui prend 1h et c'est notre retour à la maison après avoir presque fait le tour du cadran, pour la première fois. Une véritable aventure, une découverte fort enrichissante ou chacun a progressé personnellement et à enrichi le groupe. Un objectif majeur réalisé !

Le 2, le repos du guerrier… Repos collectif. Ne pas déranger on dort ! Une journée de touriste pour acheter les préparations de rhum et les cadeaux de retour.

Le 3, la partie 1 de Takamaka. Départ 5h de la maison, il n’y a pas d’approche, le canyon est donné en 7h et 2h30 de retour. Une longue marche entre le premier rappel et la suite du canyon. Quand on arrive à la cascade du "mini Trou de fer", c’est une explosion de beauté. La première partie verticale se termine ici et c'est maitenant une succession de "toboggans" à la mode réunionnaise qui nous attend. Certain seront descendus en rappel tellement "ça pousse fort". On retrouve tout dans ce canyon y compris la marche de retour avec de l’escalade sur liane, des branches, des troncs, des fougères, des orchidées, une via ferrata et même une via racina avec mi trou dans la roche mi ferrata. Le retour à la maison s’est fait à 23h. Une belle journée bien sportive.

Le 4, repos collectif: chacun a choisi son activité. Certains on fait la visite de l'Usine sucrière / rhumerie du Gol et d’autres le Trou d’eau.

Le 5, voilà le voyage touche à sa fin c’est notre dernière journée pour faire sécher les cordes, les combinaisons et autres matériels. Mais à 6h du matin départ pour un tour en ULM pour certains. La vue du ciel de cette île reste le clou du spectacle pour se repérer avec les cirques, les cascades, le téléphérique… c’est une impression de boucler le voyage sur une très belle note. L’après-midi, c’est le marché de St Paul qui nous a livré tous ses trésors: miel de Leetchis, saucisse fumée, épices. On fait les valises avec nostalgie mais heureux de notre investissement en se disant qu'il reste tellement de canyons à découvrir qu'un nouveau séjour doit bientôt voir le jour chez les Jacuzzi.

Le 6, c’est l’heure du retour: départ à 5h55 pour l’aéroport de Roland Garros à St Denis et une arrivée le soir-même à Toulouse via Paris Orly.


Les canyons parcourus:



 
 
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