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Planning 2018 (pdf)

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Les secteurs

Canyons ... 2018
1-4/11/18 - Vadiello et Cotiella (Espagne)
Écrit par Pascale, Michel, Valérie, Gaëlle, Loïc, Guerric, Vincent, Lionel et Jean-Philippe   


J1 : Lenases (3.1.III) et Palomo (3.2.II)

Apres une arrivée tardive le mercredi soir, la joyeuse troupe se retrouve après un lever matinal, objectif le canyon de Lenases, reconnu par Laure quelques jours avant. L’approche un peu paumatoire et piquante malgré le coupe coupe de Laure est magnifique. Une fois trouvé, c’est une belle cordée ininterrompue sur 30 rappels, telle une vague de canyonneurs descendant le canyon a une vitesse de 10 rappels/ heure ! A l’arrivée, on est seulement au début de l’après-midi, c’est alors que 2 groupes se constituent : le plus petit ira terminer la journée dans le canyon de Palomo et l’autre finira…. à la sieste !

Quoi, il y a un petit bijou à 15min du refuge ? Même s’il est 16h et que la nuit arrive vers 18h, 3 personnes se lancent dans le défi du canyon de Palomo. 50min de marche avec un départ soutenu (une mise en bouche des canyons suivants puisque ç’est le chemin de départ des autres canyons de vadiello) et un superbe passage en vire, aidés par la main courante installée pour la via Ferrata. Nous nous équipons avec à portée de main notre lampe frontale qui finalement ne sera pas utile . La descente du canyon se fera aussi en 50min chrono , à 3. descente dans les estrechos parfois parsemés de ferailles (les clavijas permettent un accès pour remonter le canyon en mode via ferrata). Retour à la voiture en 2min30 ! Une belle façon de terminer la journée pendant que certains font la sieste .


J2 : El diablo (4.1.IV) et Lazas (6.3.VI)

El Diablo... partie inf ! Les indications des topos sont succinctes (une fois au col, suivre la crête vers le Nord-Est) et les commentaires sur descente-canyon bien rares, mais après analyse minutieuse de la carte, on a repéré notre itinéraire. Réveil matinal, marche d’approche commune avec ceux qui partent dans Lazas, puis on se sépare, direction le fameux col ! On commence à descendre en essayant tant bien que mal de suivre l’azimut. Avant de plonger vraiment dans la pente, on s’équipe, et c’est parti... Une heure de bartassage entre maquis dense, dalles rocheuses et équipements de rappels sur arbre quand ça devient trop scabreux. A midi, on est trop forts, on a trouvé le premier amarrage, sur arbre ! Pause pique-nique pour fêter ça, on n’en revient pas d’être tombé dessus aussi « facilement » ! Un premier petit rappel, puis un 28 mètres qui en paraît plus, mais globalement ça colle avec le topo :-) Quelques obstacles plus loin et la passerelle de sortie en vue, il faut se rendre à l’évidence, on a zappé toute la partie haute du canyon... On se console en se disant qu’on a ouvert un accès à El Diablo Inf / un échappatoire à la partie sup ;-) Et puis, il fait beau, les abords du lac sont accueillants, on a quand même passé une magnifique journée !

Un jour un peu particulier, un jour où les mots vont à l'essentiel, c'est le jour de Lazas, le canyon qui semble laisser des traces (à entendre ceux qui s'y sont frottés)... La marche d'approche met dans l'ambiance, ce n'est plus le canyon familial de la veille. On s'engage dans des ressauts anodins mais nul n'est dupe : la sortie est dorénavant dessous, sans échappatoire. Un grand cassé de plus de 200m nous attends, avec ses 2 célèbres « relais plein gaz qui nécessitent de penduler ». On n’a pas tiré à la courte paille et il n'y aura pas de négociation : c'est Jean-phi qui s'y colle pendant que le reste de la troupe est longé à son arbre ou à sa chaîne à l'affût du coup de sifflet synonyme de derrière à positionner plein gaz. La descente s'enchaine plutôt bien malgré un rappel de corde difficile et on est rapidement en bas avec une sensation de soulagement et de devoir accompli. On finit les étroitures des étoiles plein les yeux en se retournant de temps en temps pour voir cette verticale magnifique et vertigineuse que les vautours survolent. Nul doute que cette descente de Lazas va laisser des traces, et ce soir, Jean-Phi, pas de doutes, t'es toujours le boss !


J3 : Escomentué (4.2.III), El diablo (4.1.IV) et Palomo (3.2.II)

Une journée sous les extrêmes ! La montée magnifique, d’anthologie, caractéristique du coin mais longue et difficile surtout avec l’équipement nécessaire et le départ à l’aube pour Escomentué. La journée s’annonce belle, ensoleillée mais … glaciale ! Une fois l’entrée facilement trouvée (pour une fois), nous commençons sous l’ombre du pic, par quelques rappels et vasques bien remplies. Heureusement, dès le grand cassé caractéristique des canyons de ce secteur, nous pouvons descendre avec un soleil salvateur. Enfin cela donne surtout des belles couleurs sur les parois en face ! A la fin de ce grand cassé et avant le final dans la faille descendante, nous pouvons manger sur une belle dalle ensoleillée. Enfin, une fois que Gaëlle, parée de plumes, se réchauffe en faisant une belle remontée sur corde. Une fois le repas terminé et de retour dans la faille, nous enchaînons les rappels pour finir sur une petite dernière remontée sur corde pour que Gaëlle garde la forme. Finalement nous finissons sur l’heure de marche en rivière en passant par le beau rappel sous cascade en grotte pour rejoindre les voitures.

Afin de ne pas pénaliser le groupe lors de l'ascension, JP avait "conseillé" à Vincent de partir avec le groupe qui allait faire le Barranco d’Escomentué. Le départ s'est donc effectué vers 6h45 dans la nuit noire après avoir néanmoins attendu Bernard alors que Gaëlle pestait pour ce retard. Pendant ce temps, le reste du groupe de El Diablo profitait d'un peu plus de la chaleur de leur couche :)) : leur départ n'étant prévu qu'une heure plus tard. L'ascension avalée, Vincent profitait du magnifique paysage sur le réservoir de Vadiello tout en se mettant à l'abri d'un petit vent frisquet et en observant le groupe qui se rendait vers le Barranco d’Escomentué. L'attente ne fut pas longue car moins de 15 minutes après le reste du groupe de El Diablo conduit par Laure pointait le bout de leur nez. Le temps de s’équiper et Laure prend la tête alors que Loïc ferme la marche. A la recherche d'un 1er amarrage, elle attaque la descente qui commence par une longue et vaste zone de rampes assez inclinées. Enfin, nous découvrons un premier amarrage mais en regardant vers le sommet, Loïc en trouve un autre ... zut, nous avons dû, nous aussi, en oublier quelques-uns en route. La descente se poursuit à travers un paysage inhabituel et désertique mais somptueux :)) Après quelques rappels dont le plus important d'une trentaine de mètres, nous atteignons une faille que nous désescaladons jusqu'à atteindre le point d'entrée dans le canyon par le groupe Jacuzzi qui s'était aventuré dans ce canyon la veille. Nous poursuivons alors notre progression dans un paysage différent avec beaucoup plus de végétation, quelques vasques sèches pour certaines dont l'une abritait le prince charmant de Laure déguisé en crapaud qu'elle sauva de son piège après diverses tentatives ... D'autres étaient heureusement en eau et permettaient de se rafraichir allégrement ... Toutes étaient cependant d'une exceptionnelle beauté digne d'une salle de bain :)) Le petit pont de bois (en fait, il est en fer ...) apparaissait enfin à nos yeux et signifiait la fin du canyon : le Barranco de El Diablo était vaincu, partie Sup, Intermédiaire et Inf ... Une petite halte sous le soleil au bord du réservoir de Vadiello pour se sustenter et nous déséquiper puis nous rejoignons le camion de JP. Alors que JP et Vincent rentraient au refuge, Laure, Lionel et Loïc partaient pour le Canal de El Palomo, mais ça, c'est une autre histoire !!!

Pas encore rassasiés par la descente de El Diablo, l'équipe des 3 L, Laure, Lionel, Loïc bifurque vers le canyon / via ferrata de Palomo. Après une courte montée, une main courante permettant d'accéder au départ du canyon nous attend. Les nombreux pics de fer de la via ferrata dénaturent un peu ce canyon qui présente pourtant une belle étroiture. La descente est rapide, les rappels s'enchainent. Bref un bon complément pour poursuivre l'aventure après le canyon d'O Ciego dont l'arrivée correspond au départ de Palomo. La remontée en via ferrata peut aussi être conseillée pour la découverte de ce canyon.


J4 : Gallines Inférieur (5.1.II)

La dernière journée de notre mini-séjour démarre sous un ciel gris voire pluvieux et froid. Après un rapide tour des envies la veille au soir, la décision de changer de secteur pour se rapprocher de la frontière française avait été prise. Direction le Cotiella et la descente du canyon de Gallines (partie inférieure) pour ceux et celles qui étaient encore bien motivés et n’avaient pas d’impératif concernant l’heure de retour. Après un trajet où tout le monde a pu compter les moutons (aux sens propres comme figurés), nous voici sur le parking aval du canyon. La vue sur la dernière cascade de 90m est magnifique mais a du mal à nous réchauffer. On évite de regarder la température affichée par les véhicules pour ne pas se laisser aller à l’abandon de cette dernière course du séjour … et sans doute pour la plupart la dernière course de l’année. Après une navette longue et mal aisée, les premières cascades sont en vue. On évite autant que possible de passer dans l’eau pour la partie la moins intéressante. Au passage, on se console du froid en se disant que si l’idée de faire demi-tour nous passe par la tête, on aura au moins découvert un super coin pour ramasser des champignons tellement on en voit au bord du canyon. Mais on n’a pas le temps de gamberger que nous nous retrouvons déjà dans des vasques au bas de courts rappels, à l’eau bleue et à la roche d’un marron délavé couleur sable. Quel magnifique décor pour cette descente « en sous-bois ». La descente prend toute sa consistance quand les 2 derniers rappels sont en vue : une C35 avec départ en goulotte nous amène, après un passage sous le jet, au départ de la C90. Peu de mots seront échangés à l’amarrage, mis à part des « oh », des « ah » et des « fais pas chaud quand même ». La descente de cette grande cascade se fait avec un niveau d’eau faible mais bien présent, juste de quoi vous sentir glisser comme dans un toboggan interminable de plusieurs minutes. A mi-pente, certains font coucou depuis une fenêtre du tunnel, film à l’appui. Les cordes récupérées, un large sourire illumine tous les visages : on l’a fait, c’était super. Et au fait, on mange quand et où pour se réchauffer ?



 
8-9/09/2018 - WE découverte au Caroux
Écrit par Pierre   

Départ le samedi matin pour le week-end d'oxygénation après la rentrée des classes. C'est un séjour découverte, avec de nouveaux venus, des revenants  et des anciens. Au pays de Pascale et Michel, les historiques du club. Il manquait juste Bernard comme régional de l'étape, avec sa charcuterie qui se déguste sans retenue et son Baccardi qui passe parfois avec plus de difficultés…

Le covoiturage s'est organisé avec quelques dizaines de mails. Le camion d'aventurier de Guerric et Lydia: on arrive sur les lieux. Pendant le trajet, répertoire de Joe Dassin, Pierre Bachelet (au noooooord, c'étaient les ccccccorons, la teeeeeerrre c'était le charbon etc...), arrosé d'un soupçon de heavy metal pour pimenter l'ambiance. Papotages: les garçons devant et les filles derrières (Serions nous un peu macho ?).

Rassemblement sur site, quelques coups de fil pour amener tout le monde au parking et départ vers le Vialais. Pas trop tôt heureusement.

On enfile les combards (le premier jour elles sont sèches, c'est plus smart). On fixe les bodards. Casques, godillots, la bouffe dans les bidons. C'est complet, On se jette dans la marche d'approche. Les groupes se répartissent par connaissance, affinité, rythme de marche. Je me fixe avec Marcel notre franco-polonais: avenir de l'Europe, les rapports entre la Pologne et la Russie ou l'Allemagne. Les procédures à la con pour obtenir un passeport français alors qu'on est parfaitement intégré au pays (je sais, j'ai un cousin Moldave).
Le paysage défile d'un bon pas sur un large chemin.

Mince (pour ne pas dire m....), une partie du groupe a pris un autre sentier. Caro pique un sprint et rassemble rapidement la fine équipe, jusqu'à un belvédère, pour une petite pause: gorgée d'eau et barres de céréales pour les plus goulus dont je fais partie.

La descente vers le Vialais est assez vertigineuse. Les guides touristiques annoncent le Caroux comme une petite Corse posée dans le Languedoc. C'est exactement ça. On est un peu dans le maquis. A l'approche, le niveau d'eau se précise, ben y'en n'a pas beaucoup. Tant pis. Cela ne nous coupe pas l'appétit pour le pique nique. Caro fête sa première sortie en tant qu'encadrante brevetée avec du Rhum arrangé, proposé dans de petits tubes à essais, très raisonnables. Alcool et canyon ne font pas bon ménage: c'est dommage, il était bien bon ce petit Rhum arrangé. J'en aurai bien pris une petite lampée de plus…

Souvenir, souvenir. J'avais déjà fait le Vialais, il y a une petite trentaine d'année en colonie de vacances des PTT (entreprise publique de Poste, Télégraphe et Téléphone, passée à la trappe de la modernité). Certains membres du groupe n'étaient même pas nés. C'était alors avec un équipement de spationaute: combinaison, sur-combinaison intégrale et attirail de spéléo. Les souvenirs du site me reviendront confusément pendant la descente.

Que dire du parcours: un blocage de la corde de rappel sur un plan incliné. On n'a toujours pas compris pourquoi (promis, c'était pas le mauvais brin qu'on tirait). Mais, Guerric a courageusement fait la remontée sur corde et le groupe est reparti dans l'étroiture suivante.
Un beau saut (ou rappel) dans une large vasque bien profonde après une petite main courante. Le niveau d'eau rend la progression assez facile.

On sort peinard. On s'installe au camping : montage des tentes, aménagement du camion couchette chez Guerric et Lydia, gonflage de matelas.
Et hop, direct au resto avec apéro pour commencer et bon repas bien copieux. On partage nos souvenirs de canyonneurs.
 Puis au dodo, en silence, repus, dans l'ambiance feutrée de cette fin d'été. Caro dort à la belle étoile. Il y avait quand même un peu de rosée le matin. Personnellement, je ne troquerais pas un réveil mouillé pour le plaisir de s'endormir sous un ciel étoilé. Mais, Caro est maintenant encadrante canyon, donc par construction, elle doit bien aimer l'eau froide non ?

Le lendemain c'est les gorges du Banquet. On nous annonce un dernier obstacle mythique. J'intègre pas trop l'information: commençons par profiter du site, de l'eau, du soleil. Le pique nique se fait à l'entrée d'un coude impressionnant de la rivière: presque à 180° autour d'un promontoire rocheux, surmonté d'un belvédère au garde fou rouillé, qu'on ira découvrir à la fin de la journée. Au dessus de nos têtes un funambule tente de traverser la gorge sur un fil: il a l'air d'en baver. Au milieu, il se ramasse, reste un moment suspendu par sa longe d'assurance puis remonte courageusement.

Ensuite, un petit saut optionnel sur la rive droite, pas trop haut, deux ou trois mètres. Pascale est devant moi, elle refait ses lacets. Je regarde la zone: bien délimitée, large, sans danger, bordée de touffes d'herbes. Il me prend l'envie irrépressible de sauter. De faire un putain de saut, avec un appel monstrueux pour faire péter la rivière. Je me sens bien. J'envoie la purée de tous mes muscles de quarantenaire… La touffe d'herbe ne reposait sur rien, mon pied d'appel rencontre du vide. Je m'explose sans maîtrise dans l'eau. Indemne mais vaguement décontenancé. Le groupe se rapproche. Et là se produit le pire: Pascale me fait les gros yeux. Vous avez déjà vu Pascale vous faire les gros yeux ? Pas très agréable, on se sent un peu s'enfoncer sous terre. Michel, tu confirmes ?

Bref, leçon à retenir. Même quand vous vous sentez bien, ça reste un sport à risque. Et si il vous prend l'envie de faire péter la rivière, réfléchissez un peu plus que la demi seconde que je m'étais accordée pour analyser l'environnement.

Et enfin, le dernier obstacle. On arrive les premiers avec Nico. Au milieu, il y a une marmite de 2 mètres de profondeur avec un échappatoire au ras de l'eau en aval, qui forme une sorte d'arche. L'eau s'engage en vrombissant dans le trou. Derrière: une vasque bouillonnante et un toboggan tape-cul pour finir. Nico me montre la marmite: "c'est par là". On se marre. Moi vivant, j'irai jamais dans ce truc. Mais, Pascale nous confirme bien le parcours: il faut sauter dans le trou. Stupeur, on se rappelle des discussions des encadrants au sujet du dernier obstacle. On confirme, c'est bien du lourd. Un truc qu'on ne peut faire que dans du canyon. Le genre de chose qui nous fait apprécier ce sport.

On passe les uns après les autres, une fois, deux fois. On désacralise l'obstacle qui nous parait finalement humain. Une pensée quand même pour le premier qui a osé se jeter là dedans pour rédiger le topo… Je me fais du souci pour sa santé mentale (j'espère que c'est pas Jean Phi…).

La marche de retour termine le week end avec d'autres discussions. On aborde les professions et la vie de ceux qu'on connait mal. Une d'équipe. Retour aux voitures, tristesse du départ. En avant pour le plus pénible: le voyage de retour.



Canyons parcourus :

Le Vialais

Les gorges du Banquet



 
1-2/09/18 - Gouffre d'Enfer
Écrit par Lionel et Florence   

Arrivée le vendredi soir au gite de Saint Aventin, nous avons la soirée pour apprécier le célèbre clocher de l’église situé à environ 20 mètres et qui bercera nos nuits pour le week-end.


Samedi matin, départ au parking du Gouffre d’Enfer afin de juger de nos propres yeux le niveau d’eau à la dernière cascade. Niveau orange, un débit correct pour le Gouffre. Nous prenons donc le sentier dans la forêt pour cette marche d’approche.


Le canyon tient ses promesses, technique, austère, froid, exigeant physiquement mais magnifique comme le montre les belles photos prises lors de ce week-end. A noter comme technique rarement utilisée, l’encre flottante au départ de P2 mise en place par Ben et Pascal. La cascade « tube » est bien arrosée, où l’on passe au milieu de l’eau.


Après avoir refusé le vendredi soir d’aller chauffer le dancefloor de DJ François dans la grange, nous allons y faire un tour après le repas. Quelle surprise ! Jeux de lumière digne d’une discothèque qui verra Flo enflammer la piste entrainée par François puis l’équipe Jacuzzi sortir le casque pour un hommage au célèbre YMCA des Village People (une vidéo doit se trouver cachée par là…).


Le dimanche matin, nous nous préparons pour le final du Gouffre d’enfer P3.

Cette partie est la plus technique car le RGP (Rappel Guidé Pyrénéen) nous attend avec quelques mains courantes aériennes et acrobatiques. Les hommes et femmes sont là, le matériel est fin prêt et l’ambiance conviviale.

Le soleil nous accompagne dans notre ascension, le ciel bleu rend ce canyon plus ouvert. Une Espagnole solitaire nous a accompagnée sur le début et a fini sa course seule. Julien c’est chargé du RGP avec 12 mousquetons, Pascal a joué l’acrobate et nous avons équipé chacun une partie. Le canyon a tenu tout son engagement et nous tout notre enthousiasme.


Un grand merci au Club Montagne et Loisirs qui nous a permis de loger dans leur chalet de Saint Aventin.


Lionel et Florence

Auteurs á 4 mains !


Les canyons parcourus:

- Samedi: Gouffre d'Enfer P1 et P2 (5.6.V)

- Dimanche: Gouffre d'Enfer P3 (5.6.V)



 
14-15/07/18 - Torla
Écrit par Flo   

Au fil de l’eau, nous avons découvert le Mont Perdu ce week-end des 14 et 15 Juillet 2018.

Ce week-end avait été planifié les 19 et 20 Mai, nous l’avons reporté pour cause de fortes précipitations.

Une équipe de 4 équipiers (Lydia, Guerric, Benoit et moi-même), nous sommes partis à la rencontre des Canyons de Gloces, Furco et Sorrosal.

Le samedi, le soleil était prometteur et nous avons facilement progressé dans Gloces et Furco.

Beaucoup de guides étaient présents mais nous avons apprécié ce paysage, pour le premier encaissé et pour l’autre plus ouvert où les dalles se superposaient tout le long de la paroi comme des marches.

Le rythme de progression était agréable car chacun a équipé les différents obstacles.

Le dimanche matin, la cascade de Sorrosal était toujours au même débit que la veille, nous nous sommes donc lancés dans ce canyon vertical.

Là aussi nous avons rencontré beaucoup de groupes mais des autonomes.

Ce paysage nous a offert une vue sur Broto, sur le final une cascade fractionnée de 8, 40 et 45 mètres reste un souvenir impressionnant.

Le franchissement de la vasque entre les deux derniers rappels est hippique. Une via ferrata nous offre une échappatoire pour éviter la cascade. Elle descend jusqu’au pied de la cascade par la rive droite.

Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés pour supporter les bleus lors de la coupe du monde qui nous ont offert une deuxième étoile.


Nous avons levé nos verres à Benoit P et tout comme lui nous apprécions ce secteur.


Canyons parcourus :

Gloces

Furco

Sorrosal





 
9-10/06/18 – Pic Saint Loup et alentours
Écrit par Jean-Phi   

Après de longs échanges et réunions entre encadrants sur le meilleur endroit pour passer un week-end loin des orages et précipitations annoncées sur le massif des Pyrénées (la sortie était initialement prévue en Catalogne, puis décalée sur Torla), la destination du secteur des Garrigues autour du Pic Saint Loup a été choisie.


Le week-end a débuté par un aller-retour très apprécié au sommet du Pic Saont Loup depuis le col de Fambétou : aller par la diagonale Nord, avec quelques petits pas d’escalade et, après la photo rituelle sur la crête, le retour s’est effectué par l’Aven des 2 Versants, mélangeant agréablement canyon, des-escalade et passages en spéléo (dont une chatière pas piquée des vers). Particularité de la descente : elle commence en face Sud et on débouche en face Nord….


Après un bon repas et une nuit au bord de l’eau au Domaine d’Anglars, nous voici partis pour aller canyonner.

Premier objectif de la journée : le Ravin des Arcs. Accueillis sur le parking par une transhumance de moutons et de chèvres, nous voilà partis pour cette descente aquatique. Sauts, toboggans, tout y passe ; même un passage souterrain (décidemment on aime ça) et surtout le passage dans la voûte où certains ont pu faire admirer leurs talents de composition photographique.

Après le repas, direction le vallon de Crespenou dans le Gard, pour terminer le week-end par une rando aquatique … qui verra bientôt passer nos futurs mini-bulles.


Tous les participants ont été enchantés du week-end, avec en plus un temps magnifique et de l’eau en quantité suffisante dans les canyons. A refaire….


Canyons parcourus :

- Diagonale Nord et Aven des 2 versants au Pic Saint Loup

- Ravin des Arcs (1.2.I)

- Crespenou (2.2.I)



 
31/03-02/04/18 - Week-end de Pâques au Caroux
Écrit par Flo   

Week-end de Pâques 2018 dans le Caroux : « Canyons secs et saucisse oubliée »


Le 1er jour

Nous sommes tous partis du gîte des « Horts » pour faire le canyon du Rec Grand. Un chien nous a tracé le chemin tout au long de la marche d’approche. Sur la première partie, le temps n’était pas au rendez-vous, mais après le repas sous la pluie le soleil nous a donné du courage pour continuer malgré le froid. On a fait la chenille sur les toboggans où les éclats de rire ont résonné dans le Caroux.  Après plusieurs jeux aquatiques nous avons rejoint notre gîte en dix minutes.

Michel ne s’est pas raté sur le gigot de 7 heures. Il était rosé et accompagné de patates grenailles, un réel délice !


Le 2ième jour

Deux canyons au programme.

Pour le premier groupe, le Vialais au départ du village de Bardou. Nous avons fait les cobayes pour une journée pédagogique de l’initiateur de Bertrand qui en a profité pour aborder une approche de découverte de la faune et la flore du Caroux. Sous un soleil rayonnant, nous avons parcouru ce canyon en eau cristalline. 

Le second groupe a fait le Rieutord par le sentier des triangles. C’est un canyon au cœur des aiguilles, sauvage et forestier avec de multiples rappels arrosés sous une eau glaciale, et qui finit dans les gorges d’Héric. On notera que ce canyon était parsemé de petits œufs de Pâques, merci Gaëlle !

De retour aux gîtes, le soleil nous a permis de boire l’apéro sur la terrasse fleurie aux odeurs aillées…

Pascale s’est ratée sur la saucisse de 20h mais Benoît a profité du barbecue pour faire le chèvre chaud.



3ième jour

Le premier groupe a profité d’une journée nature avec Bertrand dans le Vialais. Elle a permis de découvrir que la chine nous a fourni en châtaigniers. Pour la pêche, les « kukettes » ou les vers de bois font le bonheur des truites farios…

Le second groupe s’est lancé dans la partie basse d’Albine pour finir le week-end. Nous avons mis au défi nos futurs initiateurs. Flo ne voulait pas se mouiller plus haut que le mi mollet. Le challenge est réussi !


De retour vers nos foyers respectifs, le week-end du Caroux nous laisse un souvenir convivial et agréable. On se souviendra de l’eau froide !

Merci aux organisateurs, aux futurs initiateurs, à Bertrand et aux adhérents du Club qui aiment se retrouver pour partager de nouveaux canyons.



canyons parcourus :

Albine

Rec Grand

Rieutord

Vialais




 


 
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