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Les secteurs

Sortie club
08-12/05/19 - canyons du massif dels ports
Écrit par Typhanie et Gaëlle   

Avec le 8 mai en milieu de semaine, il fallait pouvoir poser deux jours pour faire un long week-end. C'est donc dans ces conditions que Gaëlle nous a concocté un séjour de 5 jours dans le massif d’el port aux petits oignons.

Nous étions 8 : Gaëlle, Brigitte, Christian, Pascal, Jérôme, Fred, Guerric et Typhanie.

Après 6h de route (sauf pour Brigitte et Christian, les malins sont partis la veille), nous nous sommes retrouvés sur le parking de Canaletes au bout de la piste. Après avoir mangé, nous sommes partis pour le plus beau canyon du secteur. Le canyon est côté v2a4II. Nous avons marché 30 minutes puis nous sommes arrivés au bas de la grande cascade de 22m. Quelques-uns prirent peur avec l'essaim d'abeilles volant de Pascal qui nous a rapporté de belles vidéos. Et c'est parti pour une très belle descente ludique dans une magnifique eau transparente verte un peu fraîche mais sans plus. Nous avons débuté par un saut, puis se sont enchaînés de la marche et de la nage dans les vasques. Nous avons trouvé un petit siphon bien sympathique et tout court. Nous avons ensuite traversé le chaos obscur et nous avons aperçu le siphon long mais sans voir la fin. Une petite corde a été posée pour ceux ne voulant pas faire un joli saut ciblé. Un seul rappel obligatoire au total.
Nous avons renoncé à faire Cubars inf à la vue d'une vasque croupie.

Nous reprenons la route pour rejoindre le camping. Nous avions deux bungalows avec des belles terrasses qui nous ont bien servies pour les apéros et les repas. Les bières n'étant pas fraîches, nous sommes partis à la recherche d'un bar à Arnes. Après plusieurs tentatives et dans les ruelles étroites nous trouvâmes notre bonheur, un petit bar ne payant pas de mine de l'extérieur mais une fois passée la porte d’entrée, la vue était splendide sur le massif et sur « monument valley ». Après un apéro bien mérité avec le levé matinal, Brigitte et Christian nous avaient préparé un délicieux poulet coco.

Jeudi matin nous sommes partis vers 8h pour faire deux canyons de l'autre côté du massif à 1h de route mais à seulement 12km à vol de drone... Ximenot v4a1IV et Vallfiguera v3a1III. 
Nous nous sommes préparés avec un vent à décorner les bœufs puis nous sommes partis pour une belle marche d'approche d'une heure à travers les falaises. Après avoir rejoint le haut de la cascade de 30m, nous nous équipâmes en mode canyon sec pour deux beaux canyons avec des belles étroitures et des rappels qui s'enchaînent bien. Guerric et Pascal se sont dévoués pour descendre dans la vasque piège et faire la remontée sur corde pour installer un guidé du bas.
Nous avons terminé tranquillement le canyon puis nous avons repris des forces pour la marche retour donnée en 1h qui commençait bien raide. Le vent du matin nous a manqué dans la remontée...
C'est une belle marche retour où nous avons eu une belle vue sur le massif et sur la mer. 
Une voiture est partie repérer la piste pour le samedi pour voir si celle-ci passait avec les voitures disponibles, puis nous nous retrouvâmes tous au camping pour l'apéro suivi d'une délicieuse piperade cuisinée par Gaëlle et Typhanie, commentée par l'expérience culinaire de Christian.
Nous avons mis l'ambiance au camping avec les jeux de Guerric. Meu meumeumeu et hi han, un super jeu de cartes ! On a bien ri ! Nous avons fini la soirée en coinçant des terroristes qui voulaient faire exploser des bombes grâce à 3 vaillants policiers.

Vendredi, départ vers 8h30 pour faire un canyon non référencé sur DC mais sur la carte de Gaëlle, Cantavella, canyon sec pas loin du camping. Partis pour 1h de marche d'approche à travers les falaises et arbustes, nous avons finalement mis plus de temps car la rando n'était pas si simple que ça. Nous arrivâmes à un premier canyon mais Gaëlle a senti rapidement que ce n’était pas notre canyon. Pascal a essayé de rivaliser avec les vautours à l'aide de son drone. Premier record d'altitude et de distance avec ce dernier. La falaise plongeait bien et le premier relai semblait finalement être plus un relais d'escalade. Nous avons donc poursuivi notre marche d'approche grâce aux données GPS de Gaëlle 2.0. Le canyon commençait par un rappel où il faut faire attention pour ne pas se coincer le bras ou la main. Certains ont essayé de ne pas se mouiller les pieds dans les petites vasques mais le challenge n’était pas évident ! Les rappels étaient bien sympas et nous avons terminé par un rappel de 40m. Nous sommes revenus par une piste tout mignonne longée par des champs de coquelicots et d'oliviers.

Après une petite réflexion (analyse des courbatures, douleurs aux pieds, motivation...) Gaëlle, Pascal, Jérôme et Guerric sont repartis motivés pour un deuxième canyon tandis que les autres sont rentrés pour papoter et se reposer au camping.

À environ 10 minutes de route, la petite troupe est partie à l'assaut du salt del vent. L'approche a commencé par une jolie marche le long de la rivière avec une couleur vert clair à s'y baigner puis les choses sérieuses ont commencé. Petit point réflexion pour déterminer lequel des 3 canyons (distribués sur 100m de falaises) allait être descendu, puis la marche d'approche s’est poursuivie avec une via ferrata de 20m dans une belle étroiture. Y a pas à dire, la ligne droite, c'est le chemin le plus court pour arriver en haut ! Une belle vue sur le massif a récompensé la troupe. Le canyon commençait dans les arbustes pour arriver dans une belle faille où il fallait faire bien attention aux chutes de pierres. Une petite purge du premier relai a sécurisé la suite de la descente. S'ensuivit un bel enchaînement de rappel de 10 à 35m en passant une fois par-dessus, une fois par-dessous les blocs coincés entre les parois. La marche de retour a été courte et bien jolie.

Nous nous retrouvons pour l'apéro où la soirée a alors commencé avec des énigmes : c'est un jeu qui se joue à trois (1,2,3 pas comme la ville)… puis par c'est 3 nains qui passent par la forêt… nous continuons sur le repas avec les pâtes carbonara de Guerric et Fred qui nous rempliront bien l'estomac.

Samedi nous sommes retournés de l'autre côté du massif et, après 2h de route et ses 11km de piste, nous nous sommes garés sur le parking de Paridora V3a2II où un groupe de canyonneurs espagnols se préparait. Nous envoyâmes Fred en éclaireur et nous sommes finalement passés devant eux avec leur accord. Ce furent les seuls canyonneurs croisés sur le séjour. Nous avons speedé un peu sur le début du canyon pour ne pas déranger nos suiveurs. Pas mal de rappels de 20m, de la marche puis de nouveau des rappels. Il n'y avait pas beaucoup d'eau mais nous avons réussi à sauter à 3 endroits différents. L'eau était plus fraîche que mercredi mais c'était appréciable. En ayant trouvé le graal (9 et mousqueton oubliés l’avant-veille par déclic aventure), nous mettons 3h à la place de 4 dans le canyon. Nous nous sommes ravitaillés avant d’attaquer la marche retour de 1h qui semblait plus costaud que les autres jours. En effet, on a escaladé puis de-escaladé puis on s'est accroché aux rochers et aux racines pour grimper. Nous n'avons pas eu froid…

Nous sommes ensuite rentrés au camping pour le goûter qui a été merveilleusement bien préparé par Brigitte. Des crêpes bretonnes, des fraises miam-miam ! Certains sont partis se reposer, d’autres ont continué de discuter en bougeant en fonction du soleil et du vent.

Le restaurant n'était pas loin du camping, nous étions les seuls clients mais qu'est-ce qu'on a bien mangé ! Nous avons tous pris un menu, 4 ont opté pour une paella de la mer, 3 autres pour les côtelettes d'agneaux et une pour le lapin. Avec tout ça, nous avons dégusté de la salade, des tomates avec du pain grillé, des poivrons, du fromage de chèvre, de la charcuterie du pays et bien sûr il fallait finir avec un dessert et un café sans oublier l'eau et le vin. L'ambiance espagnole dans la cuisine en disait long sur la bonne humeur qui imprégnait le lieu, avec en prime une vue sur monument valley!

Dimanche matin, ce n’est finalement qu’une seule voiture qui a pris le départ pour le dernier canyon du week-end. Les autres préférant soit se reposer soit rentrer pas tard sur Toulouse.

Merci à Gaëlle qui a assuré au niveau organisation : demandes d'autorisation pour faire les canyons du parc, repérages sur les cartes, traces GPS, points exacts pour se garer aux parkings. Nous ne nous sommes jamais perdus alors que certains oui…

Merci aux différentes personnes responsables des apéros !

Merci à tous les participants pour ce beau week-end chaleureux et à la prochaine !

Typhanie



A moi de compléter ce récit par celui du dernier canyon du séjour pour 3 motivés : Glorieta, plus ou moins sur la route du retour ;-)

Entrés par l’affluent, deux rappels nous déposent à l’entrée d’une mini-grotte où le soleil donne un côté féerique aux jeux de lumière. La quinzaine de minutes de marche en blocs qui suit, en plein soleil, nous remplit d’un doute : va-t-on trouver de l’eau ??? trop chaud, j’enlève le haut de combi, puis surprise, deux vasques plus loin, je le remets, l’eau apparaît ! Verte, translucide et bien fraîche, les résurgences promises sont là !

Et le mystère est levé : les groupes croisés au parking et partis en combi avant nous commencent le canyon ici. L’entrée par l’affluent aura permis qu’ils prennent de l’avance et qu’on se croit seuls au monde, c’était le bon plan.

2 heures plus tard, on aura profité de sauts, de toboggans et de beaux rappels, le tout sculpté dans le tuff et avec vue sur mer, parfait pour clôturer ce (long) week-end !

Gaëlle






 
20-22/04/19 - La Pobla de Segur
Écrit par le bungalow 13 (Typhanie, Gaëlle, Laure et Lionel) et Valérie   

Nous nous retrouvâmes le vendredi 19 avril au camping de Senterada afin de profiter de ce long week-end de Pâques dans les canyons catalans.

Vu l’affluence record pour ce séjour, on scinde en deux groupes l’effectif : d’un côté Cathy, Sandrine, Typhanie, Gaëlle, Laure, Lionel, Jean-Luc et Stéphane et d’autre part Carine, Valérie, William, Guerric, Frédéric, Vincent, Benoit et Pascal.

Groupe 1

Samedi départ 8h30 pour Llenguadera y del diable : 20min de marche d’approche, 4h de descente, 5min de marche retour (sauf pour Jean-Luc qui a trouvé un raccourci 2 minutes plus long…). C’est un bel encaissement en conglomérat cependant un peu gâché par le nombre de charognes rencontrées à tous les stades de décomposition, à noter la longueur de ce canyon avec pas moins de 4km entrecoupés d’une dizaine de rappels.

Retour au camping pour pique-niquer au chaud avant de prendre le plan B avec les motivés, nous partirons donc pour Pinyana (V3.A2.II) : 20min d’approche, 1h15 de descente, 10min de retour et 3km de navette. Cependant pendant la montée vers le parking amont, nous nous rendons compte que la deuxième voiture trop basse ne montera pas étant donné le mauvais état de la piste. Pas le temps de faire l’approche à pied, du coup Laure se propose de faire la navette pour que le reste du groupe puisse découvrir ce très bel encaissement avec 2 rappels et 1 saut. Dommage qu’il soit si court…

Retour au bungalow vers 18h30. S’en suivra un apéro commun dans le bungalow 12.

Départ 8h dimanche matin à la découverte de l’Infern (V3.A2.III) : 1 tyrolienne, 50min d’approche, 2h15 de descente, 1 tyrolienne et 5 min de retour. Nous commençons donc la journée par la traversée du collecteur dans lequel le canyon se jette grâce à une tyrolienne câblée installée pour les canyonneurs et les grimpeurs du secteur. S’en suit une bonne demi-heure de marche pour arriver à l’entrée du canyon. Après le moment difficile où l’on enfile les combis mouillées, nous rentrons vite dans le vif du sujet avec un premier rappel de 8m que nous équipons RD et RG pour laisser le choix à ceux qui veulent de passer hors d’eau. Après une section de marche, nous arrivons dans l’obstacle majeur qui fait la renommée de ce canyon : un magnifique rappel de 25m dans une grotte. Arrivé en bas, Lionel se met à la recherche d’un possible siphon qui amènerait dans une salle parallèle et rapidement l’entrée est trouvée. Avec ce débit (débit correct moins) le siphon est en réalité une boîte aux lettres de 40cm de hauteur sur 2m de longueur au bout de laquelle nous découvrons effectivement une autre facette de la grotte avec une jolie salle offrant quelques concrétions. Après quelques photos, nous sortons de la grotte par un autre rappel de 6m. Nous sommes désormais à l’air libre mais encore dans un très bel encaissement où s’enchaîneront de la marche en rivière entrecoupée de 4 ou 5 rappels plus ou moins arrosés… Nous arrivons au bout du canyon qui se jette dans le rio Noguera, nous remontons grâce à un petit chemin et quelques mains courantes jusqu’à la tyrolienne de retour qui nous permettra de traverser le collecteur.

Nous pique-niquons au parking où nous apercevons l’autre groupe qui part à son tour dans l’Infern.

Direction ensuite le canyon de Caramell (V3.A2.II) : 25min d’approche, 2h30 de descente, et 20min de retour. Week-end de Pâques oblige, une chasse aux œufs grandeur nature s’organise tout au long du canyon, aussi bien pendant les rappels que dans les périodes de cheminement. Nous commençons par quelques rappels secs avant de rejoindre un affluent grâce à un beau rappel de 25m avec vasque suspendue. Nous profitons de l’eau fraîche (ce canyon étant alimenté par des résurgences, le débit augmente en même temps que la température de l’eau baisse), quelques toboggans, de jolis encaissements avec des petits rappels et désescalades plus ou moins faciles, des salamandres et tritons.

Retour au camping pour 19h et ce soir c’est resto au bar du camping : bonne ambiance générale où la température est vite réchauffée grâce aux plaques chauffantes posées sur la table pour les entrecôtes (à moins que ce ne soit à cause du vino tinto !)

Lundi matin départ 8h30 après avoir nettoyé les bungalows et chargé les voitures. Après avoir initialement pensé faire le canyon de Boixols, finalement jugé trop aquatique vues la température extérieure et la fatigue accumulée, nous prenons la direction d’Estavill : 15min de marche d’approche, 2h de descente, 10min de retour et 6km de navette… Petit canyon sans prétention avec un début pas franchement engageant : après 5 grosses minutes de bartassage pour rejoindre le ruisseau (de boue…), nous nous frayons un passage tant bien que mal pour arriver sur un beau rappel d’environ 25m en conglomérat rouge, s’en suit une grosse portion de marche avec de rejoindre un bel encaissement assez continu avec rappels et désescalades... Nous nous changeons, faisons la navette et rejoignons l’autre groupe au camping pour un dernier pique-nique en commun qui clôturera le week-end avec de reprendre la route.


Groupe 2

Notre groupe est constitué de : Pascal et Benoit à l’encadrement, Guerric, William et Carine (les namoureux) , Frédéric, Valérie et Vincent.


Pour le 1er jour du séjour,  ce sera départ à 8h30 pour les 2 équipes. Le réveil pique un peu pour un samedi, mais nous avons décidé de profiter pleinement de cette journée qui semble être la plus ensoleillée de ces 3 jours. Pour le 1er canyon de la saison, nos encadrants ont choisi Pinyana histoire de nous mettre en jambe, un petit canyon très joli, mais tellement court que nous n’avons dû poser la corde que deux ou trois fois ! Une heure de marche d’approche, pour une heure de descente, c’est cher payé ! Nous restons sur notre faim et après un rapide pique-nique, nous nous lançons dans le Viu de Llevata. Magnifique canyon, donné pour 2h15 de descente, mais brrrr … un petit peu trop aquatique à notre gout, vues la température de l’eau  et  la météo. Coté timing, il nous faudra un peu moins de 3h pour faire le canyon, un timing correct pour un groupe de 8. Nous avons été suivis par un drôle d’insecte par moment   … je devrais dire un drone d’insecte !  … vidéo disponible en bas de cet article.

La remontée du Viu assez courte mais intense nous réchauffera un petit peu en attendant les douches brûlantes, libérées par l’autre groupe arrivé un peu plus tôt. Après un apéro monstre, le dîner sera donc léger et nous rejoignons vite notre lit car le réveil est prévu à 7h00 demain.


La météo de dimanche est maussade. Les combinaisons sont encore mouillées de la nuit. La motivation manque pour certains. Nos encadrants ont choisi un canyon bien moins aquatique pour ce matin. Ça devait être Barrancos de Llenguadera y del Diable, mais sur recommandation de l’autre  groupe qui y a fait des rencontres pas très agréables (carcasses d’animaux dans tous les états de décomposition), nous nous orientons sur Estavill, coté 1,8 sur DC.  Il s’agit d’un canyon dans le conglomérat … pas très engageant en première approche, avec un premier rappel non équipé que nous poserons sur arbre, pour arriver dans une petite vasque sale encombrée de feuilles…. Une bouse ? Puis nous arrivons rapidement sur le premier rappel de 30m, dans une magnifique étroiture dans le conglomérat rouge. Finalement, une belle surprise que ce canyon qui nous enchante tous et un bon choix considérant la météo ! En avançant dans le canyon, nous surprenons  une biche blessée à la patte arrière, qui effrayée, a réussi à franchir le dernier rappel de 2m sans corde ! cela nous rassure un peu quant à son avenir. De l’avis général, ce canyon mérite une note bien plus élevée.

En Après-midi, nous ferons Infern, LE canyon à faire dans la région :  un superbe encaissement avec une grotte exceptionnelle, coté 3,1 sur DC.

L’accès au canyon se fait via une tyrolienne qui nous permet de passer de l’autre côté de la rivière et d’atteindre le début du canyon. La descente dans la grotte est magique, au point même que j’ai la sensation de salir cet endroit et que j’ai peu d’abîmer les concrétions calcaires…. Mais sensation ridicule puisque ce canyon est archi parcouru par les groupes ! Cependant, nous serons seuls dans ce canyon, comme dans tous les autres d’ailleurs… un bonheur.  Retour par une tyrolienne, dont l’arrivée peut s’avérer un peu violente si aucune précaution n’est prise pour nous freiner …. N’est-ce pas Guerric!!!!

Retour au bungalow avant le restaurant. Ce soir, c’est Fiesta au restaurant du camping, avec une serveuse à la coupe de cheveux et à la démarche un peu surprenantes. Ils osent vraiment tout, ces espagnols ! Une belle histoire d’amour naîtra aussi ce soir, Frédéric a offert un magnifique tatoo a Jean-Luc … que cela dure longtemps.


Puisque le séjour se termine et que la pluie est annoncée en fin de matinée, notre groupe s’orientera vers le Bosc de Saradell pour le dernier canyon. Un petit canyon très court, coté 2,3 sur DC qui nous permet de terminer vers midi, juste avant la pluie, en parfaite synchronisation avec l’autre groupe. Frédéric tachera de nous convaincre une dernière fois qu’il est bien plus pratique canyonner sans sac, une corde enroulée autour du cou, mais sans succès !

Bravo l’encadrement pour ce timing parfait ! Nous mangeons au camping, avant de reprendre la route vers Toulouse... et pour d'autres, Paris 


Un secteur intéressant avec de nombreux jolis petits canyons



Les canyons parcourus :

Bosc de Serradell

Caramell

Estavill

Infern

Llenguadera y del diable

Pinyana

Viu de Llevata





 
1-4/11/18 - Vadiello et Cotiella (Espagne)
Écrit par Pascale, Michel, Valérie, Gaëlle, Loïc, Guerric, Vincent, Lionel et Jean-Philippe   


J1 : Lenases (3.1.III) et Palomo (3.2.II)

Apres une arrivée tardive le mercredi soir, la joyeuse troupe se retrouve après un lever matinal, objectif le canyon de Lenases, reconnu par Laure quelques jours avant. L’approche un peu paumatoire et piquante malgré le coupe coupe de Laure est magnifique. Une fois trouvé, c’est une belle cordée ininterrompue sur 30 rappels, telle une vague de canyonneurs descendant le canyon a une vitesse de 10 rappels/ heure ! A l’arrivée, on est seulement au début de l’après-midi, c’est alors que 2 groupes se constituent : le plus petit ira terminer la journée dans le canyon de Palomo et l’autre finira…. à la sieste !

Quoi, il y a un petit bijou à 15min du refuge ? Même s’il est 16h et que la nuit arrive vers 18h, 3 personnes se lancent dans le défi du canyon de Palomo. 50min de marche avec un départ soutenu (une mise en bouche des canyons suivants puisque ç’est le chemin de départ des autres canyons de vadiello) et un superbe passage en vire, aidés par la main courante installée pour la via Ferrata. Nous nous équipons avec à portée de main notre lampe frontale qui finalement ne sera pas utile . La descente du canyon se fera aussi en 50min chrono , à 3. descente dans les estrechos parfois parsemés de ferailles (les clavijas permettent un accès pour remonter le canyon en mode via ferrata). Retour à la voiture en 2min30 ! Une belle façon de terminer la journée pendant que certains font la sieste .


J2 : El diablo (4.1.IV) et Lazas (6.3.VI)

El Diablo... partie inf ! Les indications des topos sont succinctes (une fois au col, suivre la crête vers le Nord-Est) et les commentaires sur descente-canyon bien rares, mais après analyse minutieuse de la carte, on a repéré notre itinéraire. Réveil matinal, marche d’approche commune avec ceux qui partent dans Lazas, puis on se sépare, direction le fameux col ! On commence à descendre en essayant tant bien que mal de suivre l’azimut. Avant de plonger vraiment dans la pente, on s’équipe, et c’est parti... Une heure de bartassage entre maquis dense, dalles rocheuses et équipements de rappels sur arbre quand ça devient trop scabreux. A midi, on est trop forts, on a trouvé le premier amarrage, sur arbre ! Pause pique-nique pour fêter ça, on n’en revient pas d’être tombé dessus aussi « facilement » ! Un premier petit rappel, puis un 28 mètres qui en paraît plus, mais globalement ça colle avec le topo :-) Quelques obstacles plus loin et la passerelle de sortie en vue, il faut se rendre à l’évidence, on a zappé toute la partie haute du canyon... On se console en se disant qu’on a ouvert un accès à El Diablo Inf / un échappatoire à la partie sup ;-) Et puis, il fait beau, les abords du lac sont accueillants, on a quand même passé une magnifique journée !

Un jour un peu particulier, un jour où les mots vont à l'essentiel, c'est le jour de Lazas, le canyon qui semble laisser des traces (à entendre ceux qui s'y sont frottés)... La marche d'approche met dans l'ambiance, ce n'est plus le canyon familial de la veille. On s'engage dans des ressauts anodins mais nul n'est dupe : la sortie est dorénavant dessous, sans échappatoire. Un grand cassé de plus de 200m nous attends, avec ses 2 célèbres « relais plein gaz qui nécessitent de penduler ». On n’a pas tiré à la courte paille et il n'y aura pas de négociation : c'est Jean-phi qui s'y colle pendant que le reste de la troupe est longé à son arbre ou à sa chaîne à l'affût du coup de sifflet synonyme de derrière à positionner plein gaz. La descente s'enchaine plutôt bien malgré un rappel de corde difficile et on est rapidement en bas avec une sensation de soulagement et de devoir accompli. On finit les étroitures des étoiles plein les yeux en se retournant de temps en temps pour voir cette verticale magnifique et vertigineuse que les vautours survolent. Nul doute que cette descente de Lazas va laisser des traces, et ce soir, Jean-Phi, pas de doutes, t'es toujours le boss !


J3 : Escomentué (4.2.III), El diablo (4.1.IV) et Palomo (3.2.II)

Une journée sous les extrêmes ! La montée magnifique, d’anthologie, caractéristique du coin mais longue et difficile surtout avec l’équipement nécessaire et le départ à l’aube pour Escomentué. La journée s’annonce belle, ensoleillée mais … glaciale ! Une fois l’entrée facilement trouvée (pour une fois), nous commençons sous l’ombre du pic, par quelques rappels et vasques bien remplies. Heureusement, dès le grand cassé caractéristique des canyons de ce secteur, nous pouvons descendre avec un soleil salvateur. Enfin cela donne surtout des belles couleurs sur les parois en face ! A la fin de ce grand cassé et avant le final dans la faille descendante, nous pouvons manger sur une belle dalle ensoleillée. Enfin, une fois que Gaëlle, parée de plumes, se réchauffe en faisant une belle remontée sur corde. Une fois le repas terminé et de retour dans la faille, nous enchaînons les rappels pour finir sur une petite dernière remontée sur corde pour que Gaëlle garde la forme. Finalement nous finissons sur l’heure de marche en rivière en passant par le beau rappel sous cascade en grotte pour rejoindre les voitures.

Afin de ne pas pénaliser le groupe lors de l'ascension, JP avait "conseillé" à Vincent de partir avec le groupe qui allait faire le Barranco d’Escomentué. Le départ s'est donc effectué vers 6h45 dans la nuit noire après avoir néanmoins attendu Bernard alors que Gaëlle pestait pour ce retard. Pendant ce temps, le reste du groupe de El Diablo profitait d'un peu plus de la chaleur de leur couche :)) : leur départ n'étant prévu qu'une heure plus tard. L'ascension avalée, Vincent profitait du magnifique paysage sur le réservoir de Vadiello tout en se mettant à l'abri d'un petit vent frisquet et en observant le groupe qui se rendait vers le Barranco d’Escomentué. L'attente ne fut pas longue car moins de 15 minutes après le reste du groupe de El Diablo conduit par Laure pointait le bout de leur nez. Le temps de s’équiper et Laure prend la tête alors que Loïc ferme la marche. A la recherche d'un 1er amarrage, elle attaque la descente qui commence par une longue et vaste zone de rampes assez inclinées. Enfin, nous découvrons un premier amarrage mais en regardant vers le sommet, Loïc en trouve un autre ... zut, nous avons dû, nous aussi, en oublier quelques-uns en route. La descente se poursuit à travers un paysage inhabituel et désertique mais somptueux :)) Après quelques rappels dont le plus important d'une trentaine de mètres, nous atteignons une faille que nous désescaladons jusqu'à atteindre le point d'entrée dans le canyon par le groupe Jacuzzi qui s'était aventuré dans ce canyon la veille. Nous poursuivons alors notre progression dans un paysage différent avec beaucoup plus de végétation, quelques vasques sèches pour certaines dont l'une abritait le prince charmant de Laure déguisé en crapaud qu'elle sauva de son piège après diverses tentatives ... D'autres étaient heureusement en eau et permettaient de se rafraichir allégrement ... Toutes étaient cependant d'une exceptionnelle beauté digne d'une salle de bain :)) Le petit pont de bois (en fait, il est en fer ...) apparaissait enfin à nos yeux et signifiait la fin du canyon : le Barranco de El Diablo était vaincu, partie Sup, Intermédiaire et Inf ... Une petite halte sous le soleil au bord du réservoir de Vadiello pour se sustenter et nous déséquiper puis nous rejoignons le camion de JP. Alors que JP et Vincent rentraient au refuge, Laure, Lionel et Loïc partaient pour le Canal de El Palomo, mais ça, c'est une autre histoire !!!

Pas encore rassasiés par la descente de El Diablo, l'équipe des 3 L, Laure, Lionel, Loïc bifurque vers le canyon / via ferrata de Palomo. Après une courte montée, une main courante permettant d'accéder au départ du canyon nous attend. Les nombreux pics de fer de la via ferrata dénaturent un peu ce canyon qui présente pourtant une belle étroiture. La descente est rapide, les rappels s'enchainent. Bref un bon complément pour poursuivre l'aventure après le canyon d'O Ciego dont l'arrivée correspond au départ de Palomo. La remontée en via ferrata peut aussi être conseillée pour la découverte de ce canyon.


J4 : Gallines Inférieur (5.1.II)

La dernière journée de notre mini-séjour démarre sous un ciel gris voire pluvieux et froid. Après un rapide tour des envies la veille au soir, la décision de changer de secteur pour se rapprocher de la frontière française avait été prise. Direction le Cotiella et la descente du canyon de Gallines (partie inférieure) pour ceux et celles qui étaient encore bien motivés et n’avaient pas d’impératif concernant l’heure de retour. Après un trajet où tout le monde a pu compter les moutons (aux sens propres comme figurés), nous voici sur le parking aval du canyon. La vue sur la dernière cascade de 90m est magnifique mais a du mal à nous réchauffer. On évite de regarder la température affichée par les véhicules pour ne pas se laisser aller à l’abandon de cette dernière course du séjour … et sans doute pour la plupart la dernière course de l’année. Après une navette longue et mal aisée, les premières cascades sont en vue. On évite autant que possible de passer dans l’eau pour la partie la moins intéressante. Au passage, on se console du froid en se disant que si l’idée de faire demi-tour nous passe par la tête, on aura au moins découvert un super coin pour ramasser des champignons tellement on en voit au bord du canyon. Mais on n’a pas le temps de gamberger que nous nous retrouvons déjà dans des vasques au bas de courts rappels, à l’eau bleue et à la roche d’un marron délavé couleur sable. Quel magnifique décor pour cette descente « en sous-bois ». La descente prend toute sa consistance quand les 2 derniers rappels sont en vue : une C35 avec départ en goulotte nous amène, après un passage sous le jet, au départ de la C90. Peu de mots seront échangés à l’amarrage, mis à part des « oh », des « ah » et des « fais pas chaud quand même ». La descente de cette grande cascade se fait avec un niveau d’eau faible mais bien présent, juste de quoi vous sentir glisser comme dans un toboggan interminable de plusieurs minutes. A mi-pente, certains font coucou depuis une fenêtre du tunnel, film à l’appui. Les cordes récupérées, un large sourire illumine tous les visages : on l’a fait, c’était super. Et au fait, on mange quand et où pour se réchauffer ?



 
21/09-06/10/18 - La Réunion
Écrit par Les 8 zoreilles   

Le TI journal de la Réunion


Une équipe de 8 Jacuzzistes bien entraînés pour affronter les canyons Réunionnais, réputés pour leurs difficultés et leurs dénivelés !

Le 21/09, nous embarquons à Blagnac l’après-midi pour St Denis à la Réunion en faisant une halte à Orly avec Air France. Le voyage se fait de nuit…

Au petit matin, le 22/09 nous voilà sur place: récupération des véhicules, état des lieux de notre maison à la Saline. Au repas de midi poulet grillé et salade à la façon Créole bien sûr ! Nous profitons de l’éruption du Volcan : Le piton de la Fournaise pour immortaliser ce moment. En route pour le Volcan, notre Traffic montre des signes de faiblesse jusqu’à nous laisser en carafe en bordure de route… Et bien nous finirons en taxi pour arriver juste avant le coucher de soleil sur le volcan. 

Le dimanche 23/09, on se pose pour préparer notre départ vers le cirque de Cilaos. On part sur 3 jours et 2 nuits. Toute l’équipe se met en jambe avec une petite randonnée à Cap Noir avec vue sur Mafate. Sous un soleil bleu azur, nous partons à la rencontre de ce premier cirque. Et l’après-midi c’est tunnel de lave, plage dans le Lagon pour certains et pour d’autres le marché de l’Ermitage et baignade à la piscine.

Le 24 à 6h du matin depuis la Saline, on est dans le vif du sujet : Fleur Jaune intégral avec navette à Cilaos. Fini la détente, on est là pour 10h de descente vertigineuse, nous avons descendu un rappel de 93 mètres en fil d’araignée !!! Un bloc entre 2 parois donnant sur la rivière en contre bas c’est ça la Réunion. C’est juste énorme ! Pour les fleurs jaunes, on a cherché mais jamais trouvé. Nous avons regagné notre Ti Cabanon à Cilaos après une marche mémorable qui vaut à elle seule le détour avec son chemin de rando. Puis c'est repos bien mérité et un repas local (saucisse rougail, poulet à la vanille, cari d’agneau… et bien d’autres spécialités comme la DODO et les glaces bien sûr…).

Le 25 petit départ à 8h depuis notre Cabanon pour Bras Rouge sur le cirque de Cilaos. Une approche très longue car la partie supérieure était très escarpée. Nos traces GPS ne correspondaient plus à la zone quelques éboulements de terrain ont changé la donne. Merci à nos spécialistes en orientation qui ont retrouvé un passage pour contourner le col, passer une vire et au détour de quelques remontées sur corde à nœud, nous ont permis d’accéder à l’entrée du canyon. L’approche aura duré 3h contre 2h initialement prévues. Ce canyon parties supérieure et médiane est magnifique. Le fer ressort par des coulées rougeâtres le long des cascades. L’ocre se mêle au rouge pour nous offrir des contrastes saisissants. L’eau est laiteuse orangée et nous ne distinguons pas le fond. Malgré l’approche longue et périlleuse, ce canyon mérite vraiment le détour ! Nous sommes sortis du canyon à 18h.

Le 26 sur le cirque de Cilaos, au programme pour de cette journée, 2 canyons: Ferrière et Bras des Etangs Inf. Il est 8h l’heure du départ a sonné ! Nous voilà au parking, on s’habille aux voitures pour commencer Ferrière. Ce canyon est accessible sans grande difficulté. Nous avons rejoint Bras des Etangs au 7ème rappel de Ferrière, par une courte marche sur un sentier RG puis une sente escarpée qui descend raide dans la végétation. Ce canyon est splendide, la verticalité, les cascades imbriquées sont un enchaînement de rappels remarquables. On a couru sur les descentes, voir fait la course à 2 car les relais étaient souvent doublés. On a regagné les voitures à 17h pour une arrivée à la Saline à 20h.

Le 27, un repos bien mérité ! Cette journée est destinée à la détente. Nous avons réservé un resto sur la plage de La Saline: Le Kabanon, qui borde le récif de corail. On a mangé face à la mer où les baleines nous ont fait l’honneur de leur présence. Un repas créole, océanique et épicé aux saveurs locales et arrosé de la DODO et d’un rhum arrangé spécial Ti Kabanon. L’après-midi a permis quelques séances photos des poissons, des coraux et de la plage. Une balade sur le fond de mer pour profiter d’une glace Réunionnaise et d’un coucher de soleil. Et oui à cette période à 18h, il fait nuit ! De retour à notre maison nous recevons Gilles Piton, Instructeur Canyon, avec qui nous nous renseignons sur Ravine Blanche Salazie et les canyons engagés de la vallée de Takamaka. Ces canyons sont très longs, très verticaux, sauvages avec une végétation luxuriante à perdre n'importe quel bon randonneur. Ils nécessitent en outre une bonne condition physique. Après nous avoir conforté par ses informations, sa connaissance des lieux et le fait qu’il serait notre relais secours, nous avons toutes les informations, le matériel (traces GPS, GPS et frontale incluse) et la motivation pour affronter cette 2ième partie de notre aventure sur l'île aux canyons !

Le 28 c’est Trou Blanc qui est notre défi du jour sur Salazie. Un départ à 6h de la Saline. Ce canyon est donné en 45 min d’approche, 6h de canyon et pas de retour. C’est le Llech Réunionnais, en eau il est très aquatique, beaucoup de nages, de toboggans, de machines à laver… C’est de "l’initiation" à la mode Réunion, les guides le fréquente beaucoup. Que les "initiés" doivent trouver les autres canyons d'initiation bien fades quand ils reviennent en métropôle...

Le 29 direction l'Est: Takamaka 3 n’a qu'a bien se tenir, on arrive ! Départ 6h pour 40 min d’approche au départ de la route puis un sentier dans la forêt avec désescalade glissante. Dans le canyon, le temps file vite, on n’a pas le temps de s’ennuyer 4h de descente qui s’enchaînent dans un cadre époustouflant. Des mûrs végétalisés sans cascade, des orgues basaltiques qui entourent les cascades. De bons embruns dans les casques de réception. On a même vu le "lâcher de kit boule" réunionnais en action. Un bel exemple de gestion des grands rappels. Nous avons même eu droit à un cours de démêlage de corde par un club local. merci à eux pour le coup de main. On continue avec un paysage à couper le souffle, des fougères arborescentes qui tutoient le ciel, des fleurs de lentilles et des mousses qui tapissent les lieux, les vasques immenses accueillent les chutes dans une brume qui illumine les cascades de leur arc en ciel.  Un bijou ! Un véritable Eden ! Cependant, le retour restera une aventure, une longue aventure qui ne peut se résumer aux 1227 marches pour relier le téléphérique à la route. Ok, on connait le tarif c’est parti pour la remontée. Un petit pas d’escalade sur les rochers mousseux puis une sente qui s’éboule sous nos pas et pour continuer avant les 1227 marches ce sont des marches immenses avec de la vigne marronne (les ronces locales) qu’il faut franchir. Une fois arrivé au téléphérique majestueux au milieu de la montagne, il nous reste les fameuses 1227 marches. Elles sont régulières même si nous avons constaté que celles-ci sont de plus en plus rapprochées au fur et à mesure que nous avançons. Laure, en tête, les a comptées et le compte est bon ! Une photo "au sommet" pour immortaliser le moment et c'est parti pour 15 min de retour sur la route. Vous comprendrez que le retour a été sportif pour nos cuisses, notre fessier et notre dos. Pour le retour, dans le camion, c’est Radio FreeDOM qui nous accompagne tout le long des trajets. Cette radio est magnifique, l’accent créole et les sujets de chiens traversant la route, les dédicaces et autres conversations personnelles vont rester un moment mythique. "Ni a point râlé poussé" sera notre slogan pour le reste du séjour !

Le 30, direction l'Est pour descendre Dudu. A peine la météo est annoncée mauvaise en chemin que nous décidons d'aller au Sud descendre Grand Galet dans le secteur de la Cascade Langevin. Une partie sèche dans un ancien chemin de lave nous amène au grand cassé. Du haut, la vasque de réception est immense et appelle à une bonne tyrolienne. Ici, les pros pullulent et installent même des tyroliennes pour envoyer leurs clients dans le bouillon depuis la route avant de continuer par une rando aqua. Après la descente, ce sera pique-nique au bord de la rivière, à la mode réunionnaise, près d'un des nombreux "kiosk" qui invite à la pause dominicale.

Le 31, c’est un repos collectif où nous allons au marché de Saint Pierre. Un marché couvert avec beaucoup de souvenirs pour touristes. On est aussi allé repérer le trou d’eau en longeant la côte escarpée. Et bien, sans oublier les shootings photos sur les plages !

Le 1, c’est le grand jour: RAVINE BLANCHE SALAZIE. Après la fermeture du Trou de Fer suite à un gros éboulement, c'était clairement notre gros objectif du séjour. Gros canyon départ à 2h de notre maison. Cette approche a été une réelle découverte à travers une forêt luxuriante (fougères arborescentes, palmiers, racines, boues, trous, liane, vigne marronne, orchidées…). On a marché de nuit avec la frontale, escaladé, on s’est frayé un chemin à travers la végétation et tenté de ne pas glisser dans la ravine d'accès boueuse. Au lever du jour, on essayer de repérer les petits bouts de rubalises laissées depuis le RIC fin 2017 pour conforter nos traces GPS. Le plus compliqué a été de traverser les cours d’eau car on perdait la trace. Après la montée, c’est la descente avec des désescalades, des cordes à nœuds, le terrain était glissant, raide et les feuilles d’orchidées nous ont servi de liane pour s'assurer. Cette marche était tellement variée que les 4h sont passés crème ! Ravine Blanche Salazie s’est livrée à nous, un premier rappel et une marche en rivière avant le grand cassé de 305 mètres en 4 rappels. L’organisation du "qui fait quoi avec quelle corde" a payé. Les enchaînements se sont bien déroulés par contre les descentes de rappel étaient longues. Une pensée pour JP qui était au relais sous cascade pendant très longtemps. Le poids des cordes mouillées sur des grandes longues nous a fait perdre du temps. Les deux derniers rappels ont été fait à la belle étoile. Une première pour certains et un étonnement d’avoir moins d’appréhension car on est focalisé sur nos manipulations à la lueur de la frontale. Vous l’avez compris la marche de retour se passera de nuit, le pas est sûr, rapide et efficace (merci le GPS et les repérages à la tombée de la nuit par les premiers arrivés à la confluence avec la rivière du Mat). Il reste encore la navette qui prend 1h et c'est notre retour à la maison après avoir presque fait le tour du cadran, pour la première fois. Une véritable aventure, une découverte fort enrichissante ou chacun a progressé personnellement et à enrichi le groupe. Un objectif majeur réalisé !

Le 2, le repos du guerrier… Repos collectif. Ne pas déranger on dort ! Une journée de touriste pour acheter les préparations de rhum et les cadeaux de retour.

Le 3, la partie 1 de Takamaka. Départ 5h de la maison, il n’y a pas d’approche, le canyon est donné en 7h et 2h30 de retour. Une longue marche entre le premier rappel et la suite du canyon. Quand on arrive à la cascade du "mini Trou de fer", c’est une explosion de beauté. La première partie verticale se termine ici et c'est maitenant une succession de "toboggans" à la mode réunionnaise qui nous attend. Certain seront descendus en rappel tellement "ça pousse fort". On retrouve tout dans ce canyon y compris la marche de retour avec de l’escalade sur liane, des branches, des troncs, des fougères, des orchidées, une via ferrata et même une via racina avec mi trou dans la roche mi ferrata. Le retour à la maison s’est fait à 23h. Une belle journée bien sportive.

Le 4, repos collectif: chacun a choisi son activité. Certains on fait la visite de l'Usine sucrière / rhumerie du Gol et d’autres le Trou d’eau.

Le 5, voilà le voyage touche à sa fin c’est notre dernière journée pour faire sécher les cordes, les combinaisons et autres matériels. Mais à 6h du matin départ pour un tour en ULM pour certains. La vue du ciel de cette île reste le clou du spectacle pour se repérer avec les cirques, les cascades, le téléphérique… c’est une impression de boucler le voyage sur une très belle note. L’après-midi, c’est le marché de St Paul qui nous a livré tous ses trésors: miel de Leetchis, saucisse fumée, épices. On fait les valises avec nostalgie mais heureux de notre investissement en se disant qu'il reste tellement de canyons à découvrir qu'un nouveau séjour doit bientôt voir le jour chez les Jacuzzi.

Le 6, c’est l’heure du retour: départ à 5h55 pour l’aéroport de Roland Garros à St Denis et une arrivée le soir-même à Toulouse via Paris Orly.


Les canyons parcourus:



 
8-9/09/2018 - WE découverte au Caroux
Écrit par Pierre   

Départ le samedi matin pour le week-end d'oxygénation après la rentrée des classes. C'est un séjour découverte, avec de nouveaux venus, des revenants  et des anciens. Au pays de Pascale et Michel, les historiques du club. Il manquait juste Bernard comme régional de l'étape, avec sa charcuterie qui se déguste sans retenue et son Baccardi qui passe parfois avec plus de difficultés…

Le covoiturage s'est organisé avec quelques dizaines de mails. Le camion d'aventurier de Guerric et Lydia: on arrive sur les lieux. Pendant le trajet, répertoire de Joe Dassin, Pierre Bachelet (au noooooord, c'étaient les ccccccorons, la teeeeeerrre c'était le charbon etc...), arrosé d'un soupçon de heavy metal pour pimenter l'ambiance. Papotages: les garçons devant et les filles derrières (Serions nous un peu macho ?).

Rassemblement sur site, quelques coups de fil pour amener tout le monde au parking et départ vers le Vialais. Pas trop tôt heureusement.

On enfile les combards (le premier jour elles sont sèches, c'est plus smart). On fixe les bodards. Casques, godillots, la bouffe dans les bidons. C'est complet, On se jette dans la marche d'approche. Les groupes se répartissent par connaissance, affinité, rythme de marche. Je me fixe avec Marcel notre franco-polonais: avenir de l'Europe, les rapports entre la Pologne et la Russie ou l'Allemagne. Les procédures à la con pour obtenir un passeport français alors qu'on est parfaitement intégré au pays (je sais, j'ai un cousin Moldave).
Le paysage défile d'un bon pas sur un large chemin.

Mince (pour ne pas dire m....), une partie du groupe a pris un autre sentier. Caro pique un sprint et rassemble rapidement la fine équipe, jusqu'à un belvédère, pour une petite pause: gorgée d'eau et barres de céréales pour les plus goulus dont je fais partie.

La descente vers le Vialais est assez vertigineuse. Les guides touristiques annoncent le Caroux comme une petite Corse posée dans le Languedoc. C'est exactement ça. On est un peu dans le maquis. A l'approche, le niveau d'eau se précise, ben y'en n'a pas beaucoup. Tant pis. Cela ne nous coupe pas l'appétit pour le pique nique. Caro fête sa première sortie en tant qu'encadrante brevetée avec du Rhum arrangé, proposé dans de petits tubes à essais, très raisonnables. Alcool et canyon ne font pas bon ménage: c'est dommage, il était bien bon ce petit Rhum arrangé. J'en aurai bien pris une petite lampée de plus…

Souvenir, souvenir. J'avais déjà fait le Vialais, il y a une petite trentaine d'année en colonie de vacances des PTT (entreprise publique de Poste, Télégraphe et Téléphone, passée à la trappe de la modernité). Certains membres du groupe n'étaient même pas nés. C'était alors avec un équipement de spationaute: combinaison, sur-combinaison intégrale et attirail de spéléo. Les souvenirs du site me reviendront confusément pendant la descente.

Que dire du parcours: un blocage de la corde de rappel sur un plan incliné. On n'a toujours pas compris pourquoi (promis, c'était pas le mauvais brin qu'on tirait). Mais, Guerric a courageusement fait la remontée sur corde et le groupe est reparti dans l'étroiture suivante.
Un beau saut (ou rappel) dans une large vasque bien profonde après une petite main courante. Le niveau d'eau rend la progression assez facile.

On sort peinard. On s'installe au camping : montage des tentes, aménagement du camion couchette chez Guerric et Lydia, gonflage de matelas.
Et hop, direct au resto avec apéro pour commencer et bon repas bien copieux. On partage nos souvenirs de canyonneurs.
 Puis au dodo, en silence, repus, dans l'ambiance feutrée de cette fin d'été. Caro dort à la belle étoile. Il y avait quand même un peu de rosée le matin. Personnellement, je ne troquerais pas un réveil mouillé pour le plaisir de s'endormir sous un ciel étoilé. Mais, Caro est maintenant encadrante canyon, donc par construction, elle doit bien aimer l'eau froide non ?

Le lendemain c'est les gorges du Banquet. On nous annonce un dernier obstacle mythique. J'intègre pas trop l'information: commençons par profiter du site, de l'eau, du soleil. Le pique nique se fait à l'entrée d'un coude impressionnant de la rivière: presque à 180° autour d'un promontoire rocheux, surmonté d'un belvédère au garde fou rouillé, qu'on ira découvrir à la fin de la journée. Au dessus de nos têtes un funambule tente de traverser la gorge sur un fil: il a l'air d'en baver. Au milieu, il se ramasse, reste un moment suspendu par sa longe d'assurance puis remonte courageusement.

Ensuite, un petit saut optionnel sur la rive droite, pas trop haut, deux ou trois mètres. Pascale est devant moi, elle refait ses lacets. Je regarde la zone: bien délimitée, large, sans danger, bordée de touffes d'herbes. Il me prend l'envie irrépressible de sauter. De faire un putain de saut, avec un appel monstrueux pour faire péter la rivière. Je me sens bien. J'envoie la purée de tous mes muscles de quarantenaire… La touffe d'herbe ne reposait sur rien, mon pied d'appel rencontre du vide. Je m'explose sans maîtrise dans l'eau. Indemne mais vaguement décontenancé. Le groupe se rapproche. Et là se produit le pire: Pascale me fait les gros yeux. Vous avez déjà vu Pascale vous faire les gros yeux ? Pas très agréable, on se sent un peu s'enfoncer sous terre. Michel, tu confirmes ?

Bref, leçon à retenir. Même quand vous vous sentez bien, ça reste un sport à risque. Et si il vous prend l'envie de faire péter la rivière, réfléchissez un peu plus que la demi seconde que je m'étais accordée pour analyser l'environnement.

Et enfin, le dernier obstacle. On arrive les premiers avec Nico. Au milieu, il y a une marmite de 2 mètres de profondeur avec un échappatoire au ras de l'eau en aval, qui forme une sorte d'arche. L'eau s'engage en vrombissant dans le trou. Derrière: une vasque bouillonnante et un toboggan tape-cul pour finir. Nico me montre la marmite: "c'est par là". On se marre. Moi vivant, j'irai jamais dans ce truc. Mais, Pascale nous confirme bien le parcours: il faut sauter dans le trou. Stupeur, on se rappelle des discussions des encadrants au sujet du dernier obstacle. On confirme, c'est bien du lourd. Un truc qu'on ne peut faire que dans du canyon. Le genre de chose qui nous fait apprécier ce sport.

On passe les uns après les autres, une fois, deux fois. On désacralise l'obstacle qui nous parait finalement humain. Une pensée quand même pour le premier qui a osé se jeter là dedans pour rédiger le topo… Je me fais du souci pour sa santé mentale (j'espère que c'est pas Jean Phi…).

La marche de retour termine le week end avec d'autres discussions. On aborde les professions et la vie de ceux qu'on connait mal. Une d'équipe. Retour aux voitures, tristesse du départ. En avant pour le plus pénible: le voyage de retour.



Canyons parcourus :

Le Vialais

Les gorges du Banquet



 
1-2/09/18 - Gouffre d'Enfer
Écrit par Lionel et Florence   

Arrivée le vendredi soir au gite de Saint Aventin, nous avons la soirée pour apprécier le célèbre clocher de l’église situé à environ 20 mètres et qui bercera nos nuits pour le week-end.


Samedi matin, départ au parking du Gouffre d’Enfer afin de juger de nos propres yeux le niveau d’eau à la dernière cascade. Niveau orange, un débit correct pour le Gouffre. Nous prenons donc le sentier dans la forêt pour cette marche d’approche.


Le canyon tient ses promesses, technique, austère, froid, exigeant physiquement mais magnifique comme le montre les belles photos prises lors de ce week-end. A noter comme technique rarement utilisée, l’encre flottante au départ de P2 mise en place par Ben et Pascal. La cascade « tube » est bien arrosée, où l’on passe au milieu de l’eau.


Après avoir refusé le vendredi soir d’aller chauffer le dancefloor de DJ François dans la grange, nous allons y faire un tour après le repas. Quelle surprise ! Jeux de lumière digne d’une discothèque qui verra Flo enflammer la piste entrainée par François puis l’équipe Jacuzzi sortir le casque pour un hommage au célèbre YMCA des Village People (une vidéo doit se trouver cachée par là…).


Le dimanche matin, nous nous préparons pour le final du Gouffre d’enfer P3.

Cette partie est la plus technique car le RGP (Rappel Guidé Pyrénéen) nous attend avec quelques mains courantes aériennes et acrobatiques. Les hommes et femmes sont là, le matériel est fin prêt et l’ambiance conviviale.

Le soleil nous accompagne dans notre ascension, le ciel bleu rend ce canyon plus ouvert. Une Espagnole solitaire nous a accompagnée sur le début et a fini sa course seule. Julien c’est chargé du RGP avec 12 mousquetons, Pascal a joué l’acrobate et nous avons équipé chacun une partie. Le canyon a tenu tout son engagement et nous tout notre enthousiasme.


Un grand merci au Club Montagne et Loisirs qui nous a permis de loger dans leur chalet de Saint Aventin.


Lionel et Florence

Auteurs á 4 mains !


Les canyons parcourus:

- Samedi: Gouffre d'Enfer P1 et P2 (5.6.V)

- Dimanche: Gouffre d'Enfer P3 (5.6.V)



 
14-15/07/18 - Torla
Écrit par Flo   

Au fil de l’eau, nous avons découvert le Mont Perdu ce week-end des 14 et 15 Juillet 2018.

Ce week-end avait été planifié les 19 et 20 Mai, nous l’avons reporté pour cause de fortes précipitations.

Une équipe de 4 équipiers (Lydia, Guerric, Benoit et moi-même), nous sommes partis à la rencontre des Canyons de Gloces, Furco et Sorrosal.

Le samedi, le soleil était prometteur et nous avons facilement progressé dans Gloces et Furco.

Beaucoup de guides étaient présents mais nous avons apprécié ce paysage, pour le premier encaissé et pour l’autre plus ouvert où les dalles se superposaient tout le long de la paroi comme des marches.

Le rythme de progression était agréable car chacun a équipé les différents obstacles.

Le dimanche matin, la cascade de Sorrosal était toujours au même débit que la veille, nous nous sommes donc lancés dans ce canyon vertical.

Là aussi nous avons rencontré beaucoup de groupes mais des autonomes.

Ce paysage nous a offert une vue sur Broto, sur le final une cascade fractionnée de 8, 40 et 45 mètres reste un souvenir impressionnant.

Le franchissement de la vasque entre les deux derniers rappels est hippique. Une via ferrata nous offre une échappatoire pour éviter la cascade. Elle descend jusqu’au pied de la cascade par la rive droite.

Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés pour supporter les bleus lors de la coupe du monde qui nous ont offert une deuxième étoile.


Nous avons levé nos verres à Benoit P et tout comme lui nous apprécions ce secteur.


Canyons parcourus :

Gloces

Furco

Sorrosal





 
9-10/06/18 – Pic Saint Loup et alentours
Écrit par Jean-Phi   

Après de longs échanges et réunions entre encadrants sur le meilleur endroit pour passer un week-end loin des orages et précipitations annoncées sur le massif des Pyrénées (la sortie était initialement prévue en Catalogne, puis décalée sur Torla), la destination du secteur des Garrigues autour du Pic Saint Loup a été choisie.


Le week-end a débuté par un aller-retour très apprécié au sommet du Pic Saont Loup depuis le col de Fambétou : aller par la diagonale Nord, avec quelques petits pas d’escalade et, après la photo rituelle sur la crête, le retour s’est effectué par l’Aven des 2 Versants, mélangeant agréablement canyon, des-escalade et passages en spéléo (dont une chatière pas piquée des vers). Particularité de la descente : elle commence en face Sud et on débouche en face Nord….


Après un bon repas et une nuit au bord de l’eau au Domaine d’Anglars, nous voici partis pour aller canyonner.

Premier objectif de la journée : le Ravin des Arcs. Accueillis sur le parking par une transhumance de moutons et de chèvres, nous voilà partis pour cette descente aquatique. Sauts, toboggans, tout y passe ; même un passage souterrain (décidemment on aime ça) et surtout le passage dans la voûte où certains ont pu faire admirer leurs talents de composition photographique.

Après le repas, direction le vallon de Crespenou dans le Gard, pour terminer le week-end par une rando aquatique … qui verra bientôt passer nos futurs mini-bulles.


Tous les participants ont été enchantés du week-end, avec en plus un temps magnifique et de l’eau en quantité suffisante dans les canyons. A refaire….


Canyons parcourus :

- Diagonale Nord et Aven des 2 versants au Pic Saint Loup

- Ravin des Arcs (1.2.I)

- Crespenou (2.2.I)



 
31/03-02/04/18 - Week-end de Pâques au Caroux
Écrit par Flo   

Week-end de Pâques 2018 dans le Caroux : « Canyons secs et saucisse oubliée »


Le 1er jour

Nous sommes tous partis du gîte des « Horts » pour faire le canyon du Rec Grand. Un chien nous a tracé le chemin tout au long de la marche d’approche. Sur la première partie, le temps n’était pas au rendez-vous, mais après le repas sous la pluie le soleil nous a donné du courage pour continuer malgré le froid. On a fait la chenille sur les toboggans où les éclats de rire ont résonné dans le Caroux.  Après plusieurs jeux aquatiques nous avons rejoint notre gîte en dix minutes.

Michel ne s’est pas raté sur le gigot de 7 heures. Il était rosé et accompagné de patates grenailles, un réel délice !


Le 2ième jour

Deux canyons au programme.

Pour le premier groupe, le Vialais au départ du village de Bardou. Nous avons fait les cobayes pour une journée pédagogique de l’initiateur de Bertrand qui en a profité pour aborder une approche de découverte de la faune et la flore du Caroux. Sous un soleil rayonnant, nous avons parcouru ce canyon en eau cristalline. 

Le second groupe a fait le Rieutord par le sentier des triangles. C’est un canyon au cœur des aiguilles, sauvage et forestier avec de multiples rappels arrosés sous une eau glaciale, et qui finit dans les gorges d’Héric. On notera que ce canyon était parsemé de petits œufs de Pâques, merci Gaëlle !

De retour aux gîtes, le soleil nous a permis de boire l’apéro sur la terrasse fleurie aux odeurs aillées…

Pascale s’est ratée sur la saucisse de 20h mais Benoît a profité du barbecue pour faire le chèvre chaud.



3ième jour

Le premier groupe a profité d’une journée nature avec Bertrand dans le Vialais. Elle a permis de découvrir que la chine nous a fourni en châtaigniers. Pour la pêche, les « kukettes » ou les vers de bois font le bonheur des truites farios…

Le second groupe s’est lancé dans la partie basse d’Albine pour finir le week-end. Nous avons mis au défi nos futurs initiateurs. Flo ne voulait pas se mouiller plus haut que le mi mollet. Le challenge est réussi !


De retour vers nos foyers respectifs, le week-end du Caroux nous laisse un souvenir convivial et agréable. On se souviendra de l’eau froide !

Merci aux organisateurs, aux futurs initiateurs, à Bertrand et aux adhérents du Club qui aiment se retrouver pour partager de nouveaux canyons.



canyons parcourus :

Albine

Rec Grand

Rieutord

Vialais




 
21-22/10/17 - Aude de nuit
Écrit par Loïc   

Les filles: Laure B., Laure D., Gaëlle, Caro
Les gars: Jean-Philippe, Pascal, Julien, Benoît, Marcel, Loïc

Vendredi soir
Un bon week-end commence toujours par... un bon apéro, et pour cette fois un buffet gargantuesque qui nous aurait nourri pour le week-end à lui seul ! Après le repas, les deux jedis Jean-Philippe, Pascal et le "jeune" padawan Loïc partent en éclaireurs dans la clue du Terminet. L'entrée de la clue est totalement sèche, y compris la grande vasque du rappel principal qui nous dépose à 3-4 mètres sous le niveau normal ! Impressionnant... Une résurgence amène de l'eau dans la fin du canyon après la grotte où les deux jedis pourront s'essayer avec leurs lasers et feront la démonstration qu'en la matière comme pour bien d'autres sujets, c'est pas la taille qui compte...
Retour 2h du mat'

Samedi
Programme multi-activités chargé pour cette journée de samedi. Après un petit bout de route dans ce pays audois, pays où la ligne droite n'est semble-t-il pas au programme du concours d'entrée de la DDE, nous arrivons à Galamus vers 11h et en sortirons vers 12h30 après une belle balade sous le soleil. L'après-midi est consacré à la via ferrata "panoramique" de Saint Paul de Fenouillet. Après un départ très vertical, on crapahute sur une belle crête en alternant échelles, pont de singes, pont himalayens, et un très beau goulet avant le sommet et sa vue imprenable sur cette belle vallée.
Retour au gîte, quelques préparations culinaires et départ pour Terminet de nuit avec toute la troupe. On rentre dans le canyon avant le rappel principal, pour une pause "n'importe quoi" : arrosage de vasque sèche, molki et boîte de nuit...y'a plus de respect mon pauvre monsieur...
La suite ressemblera à du canyon mais de nuit avec quelques toboggans et sauts possibles dans cette pénombre, ambiance singulière et ses frontales virevoltantes. Le groupe prendra autant de plaisir à parcourir ce canyon qu'à se mettre au sec et se retrouver autour d'une table pour un bon repas concocté par Chef Caro.

Dimanche
Le temps n'est pas au rendez-vous, la partie de pétanque, à peine commencée, est interrompue par une petite averse. On clôturera ce beau week-end en milieu de journée.
Merci à tous pour la bonne humeur et en particulier à nos deux GO Caro et Julien pour l'organisation sans faille de ce sympathique week-end.



 
2-3/09/17 - Gouffre d'Enfer
Écrit par Jean-Phi   

Après un été chaud et sec, rien de mieux pour fêter la "rentrée" que d'aller se tremper dans l'eau froide du Gouffre d'Enfer.

Ils étaient 7 à avoir répondu à l'appel du Gouffre, cette descente mythique nichée dans le Luchonnais.

Au vu de la météo et des niveaux d'eau, le programme prévisionnel a presque été suivi à la lettre. Au tryptique P1 / P2 / P3 était ajouté le Ru d'Enfer, une découverte pour tous les participants. Associée à P1, cela compose déjà une bonne journée.

Le Ru d'Enfer est une bonne entrée en matière pour ce genre de week-end, mais l'heure tardive de sortie du défilé le samedi ne permettra pas d'enchaîner avec une autre partie du Gouffre. Ce n'est que partie remise; et oui le Gouffre ça se mérite et il faut bien plusieurs descentes pour le parcourir en entier.

P2 et P3 ont été enchaînés lors de la 2ième journée, dans une eau froide mais pas glaciale et un ciel nuageux mais qui laissa percer de temps en temps un peu de ciel bleu accompagné d'un soleil aux rayons chauds et généreux.

Il n'y a qu'à voir la dernière photo de la série pour comprendre que tous les participants ont bien appréciés leur week-end.

Gouffre, tu nous reverras ;-)

Les canyons parcourus:

- Samedi: Ru d'Enfer (4.3.IV)

- Dimanche: Gouffre d'Enfer P2 et P3 (5.6.V)


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20-25/08/17 - Canyons d'Ossola
Écrit par Christian   

C’est à l’aube, un samedi matin, que nous quittions la ville rose, à cinq dans deux voitures bien pleines, pour le val d’Ossola, à quelques 900 km et 10 heures de trajet, et plus précisément le gite « rural » Alberobello au fond de la vallée d’Antrona ; un ensemble de petites maisons en pierre plantées sur une pelouse verte et douce au pied, la piscine alimentée à l’eau (et les ragazze) de la montagne, un patron convivial et branché, une météo prometteuse… tout était trop bien calé (au moins pour la logistique).

Et l’équipe ? : petite donc, constituée de trois encadrants dont un de classe présidentielle (Julien, Benoit et Pascal) et de deux padawan (Lionel et Christian), elle nous permettra de trouver l’efficacité aux moments les plus critiques (je pense en particulier à la préparation des repas du soir et du lendemain à des heures indues suite à des retours tardifs, ou aux essais comparatifs du Nesson versus la belle cabresse)

Les canyons : plan mûrement réfléchi en avant de phase, nous ne voulions que le meilleur ! Le plan était donc de faire :

- Ogliana di Quarata, v5a4III, 3.2/4

- Lasino, V3à4a3IV, 2.8 à 3.2/4

- Variola, v5a5III, 3.5/4

- Isorno, 3.6/4

- Rasiga, V4a4IV, 3.5/4

- Mondelli (médian), V4a4II, 3.4/4


Et ce qui fut fait !


Dimanche : Ogliana di Quarata 

Journée annoncée de mise en jambe, nous partons sereins, vers les 8:30 pour l’autre côté de Villadossola. Le style de notre aventure (pour pratiquement toute la semaine) se dessine rapidement  : marche d’approche hasardeuse tout autant que verticale (mais, sortie de l’on ne sait où, il y aura toujours une bonne âme pour nous remettre sur le bon chemin), décor somptueux de vasques et chutes d’eau sur un fond en versant opposé de sapins et petits hameaux solitaires et pâtes-tomates-coppa à l’huile d’olive à la pause de midi.

DC nous annonçait 4 à 5 heures de descente … nous dégusterons en fait pendant plus de sept ; ravis tout autant que fatigués, nous en tirerons plusieurs enseignements :

  • Mieux vaut partir plus tôt, et ne pas forcément croire les topos

  • Nous avions la capacité de faire de grosse journée

  • Nous avions de la marge de progression

  • L’équipe est en jambe, pas besoin de changer de braquet


Lundi : Lasino

On se lève et partons tôt, dans l'idée de faire Mondelli, mais (peut-être sous influence de l’expérience de la veille et un positionnement douteux de la remontée sur corde de sortie du tronçon inférieur), l’encadrement, dans sa grande sagesse (et vu l’enthousiasme du reste de l’équipe), décide une reconfiguration sur Lasino tout proche.

Au bout de la route, une fois garés aux portes de Monteossolano (village de montagne ou les gens remontent la grand-rue en marche arrière, histoire de ne pas à avoir à faire demi-tour), et après une marche d’approche des plus raisonnables, le canyon nous laisse découvrir ses richesses et sa beauté ; 5 heures de plaisir, et une équipe qui progresse bien.
Nous sommes de retour au gîte à l’heure décente et, qui plus est, prévue : une connivence s’installe parmi certains encadrants.

Mardi : Variola

La grosse journée annoncée : on choisit l’approche par la rive gauche (celle qui évite la navette) et qui grimpe raide, raide… avant et… et encore plus après le mur de pierres sèches remarquable : deux heures de souffrance, couronnées de deux allers-retours sur le final pour trouver enfin le bon point de départ.

Pique-nique au soleil et quart d’heure de sieste réparatrice avant d’attaquer la partie supérieure, belle comme dans le livre : alternance de cascades et de vasques émeraude creusées dans le granite blanc ; l’équipe est affûtée et, enchaînant les rappels, parcourt cette partie supérieure en un temps honorable (4h 30).

C’est sans hésitation, que nous enchaînons alors sur la partie médiane, plus encaissée et aux rappels bien plus hauts, mais tout aussi enthousiasmante.
Nous en sortirons au bout de 3h supplémentaires, heureux et oxydés.

Nous rentrons au gîte pour mettre, cette fois-ci, directement les pieds sous la table du restaurant du gîte … sage précaution.

Mercredi : Isorno

La journée de détente : nous lèverons le camp à 9:00 du matin, pour ce canyon immanquable pour sa beauté et d’une durée bien plus raisonnable (2h00 sur les topos). Mise en place de la navette et départ du petit village d’Altoggio que nous visiterons de fond en comble suite à un débat soutenu sur l’interprétation des signes du topo ; un indigène, et par ailleurs chef de la patrouille locale de secours, nous mettra finalement d’accord et sur le bon chemin à prendre, nous enjoignant de prendre gauche puis gauche au bon moment.. Ce que nous ne ferons pas du premier coup…

Le canyon du top 6 ne nous décevra pas : après un premier rappel donnant sur un bief, le canyon s’encaisse et nous propose une succession de 5 cascades toutes aussi belles les unes que les autres, et dont une dont nous traverserons la gerbe d’eau. On sortira dans les temps par le barrage (petite hésitation sur la grimpe des barres rouillées plantées dans le mur du barrage, en se demandant comment les pros pouvaient gérer une telle situation..)

Retournés au gîte aux alentours de 18h00, nous poursuivrons le débat Martinique vs Guyane, puis nous nous ferons livrer les pizzas du producteur local, dont la texture de pâte et l’uniformité des garnitures nous amènera à réfléchir à la relativité généralisée.

Jeudi : Rasiga supérieur et médian

C’est l’avant dernière journée, et le groupe motivé et reposé part tôt (très tôt) pour cette longue et belle course. Navette de retour installée près d’un remarquable, nous attaquons la marche d’approche quelque 9 km plus haut, pour une deuxième fois en descente à travers une très belle forêt, et cette fois-ci sans aucune hésitation, ni erreur !

Première partie : successions de sauts et de toboggans pour la mise en jambe, s’en suivent quelques encaissements assortis de beaux rappels ; une brève pause à midi aura permis à l’équipe de terminer cette première partie à une heure décente (15 h30) et de décider d’un commun accord de poursuivre dans la partie médiane, qui s’avérera (pour ma part en tout cas) encore plus belle, du fait de son encaissement et de la beauté sombre de ses décors… sombre d’ailleurs aussi le ciel qui, sur notre marche de retour d’une grosse demi-heure nous rincera jusqu’à la voiture.

Vendredi : Mondelli médian

Pour ma part le plus esthétique avec Isorno : une sensation de verticalité et d’espace puisque tout le long de la douzaine de rappels nous faisons face au versant opposé et sommes surplombés par le sommet de la montagne.

L’approche se fait très rapidement (moins d’une demi-heure pour atteindre le pont de départ) et nous nous payons le luxe de remonter un peu plus en amont pour trouver un très beau toboggan d’ouverture suivi de deux belles cascades. Après une succession de cascades et de vasques suspendues, nous atteignons la passerelle de retour en quelques trois heures ; pique-nique et retour à la voiture en moins de 10 minutes, un rêve !

La dernière soirée fut l’occasion de faire la rétrospective de nos sensations et de se féliciter d’une semaine bien pleine et sous le signe d’un très beau temps.


Ce qui était trop bien :

Le temps, les canyons, le cadre du gîte, la Team, les Italiens du coin, les radars oranges (inopérants), la pizzeria (de Valdossola), la clef de voiture mystérieusement retrouvée dans l’autre voiture, les pâtes arrangées à midi

Ce que l’on peut peut-être oublier :

Les pizzas d’Alberobello, le guide-topo de Benoit, certaines mains-courantes, l’eau chaude après la douche de Julien, une montre et un shunt (perdus dans un canyon), la plaque de pub dans l’Isorno (ferait mieux d’arranger la sortie au barrage)


Note générale : 4/4 !



 
09/07/17 - Week-ends découverte
Écrit par Flo et Pascale   

Voilà une sortie découverte qui a été pleine d'émotions, de sensations fortes et de rebondissements. Au programme le canyon de Cagateille qui était trop engagé pour la découverte à cause du niveau d'eau. La solution de repli a été le canyon de Moulis. C'est par une pluie battante que nous nous sommes retrouvés au parking de Leclerc Roques pour le covoiturage. Direction le centre aquatique du Couserans à Saint Girons pour retrouver 3 personnes et les encadrants font le premier briefing. Le temps est couvert mais le moral est là avec quelques appréhensions sur la hauteur des rappels... Le canyon coule assez pour faire les toboggans et nous offrir de belles cascades. Quelques glissades laissent place au rappel de 45 mètres équipé en double sur les deux rives. Le soleil est enfin de la partie et nous avons de belles photos sur le final. De retour aux voitures nous avons récupéré les voitures navettes pour manger sur le pont d'Aubert. La sortie a eu un bon retour des participants.

Et pendans ce temps-là, dans le Caroux: "la journée découverte dans le Caroux  s'est bien deroulée par une belle journée chaude et ensoleillée. Ce fut une journée familiale, avec 5 personnes en découverte et Bernard/Marcel/Pascale pour l’encadrement. Nous avons fait le Vialais qui était encore assez en eau pour profiter des belles vasques et de tous les obstacles. Tout le monde a trouvé son compte dans les différentes hauteurs de sauts.


 
10-18/06/17 - Une semaine dans le Jura
Écrit par Caro   

Une semaine de canyon dans le Jura, une météo inespérée.

Nous étions hébergés dans une maison d’un abord pas très accueillant, mais très familiale : une grande cuisine et un salon qui ont pu tous nous accueillir, des chambres spacieuses avec un parquet qui craque…

Pour certains une petite appréhension sur la quantité de monde en canyon car le RIF finalisait notre séjour. Mais, au final, nous avons croisé quelques rifteurs dans une très bonne ambiance et pas de bouchon dans les canyons. Pour d’autres, c’était la première fois qu’ils faisaient une semaine "non-stop" : « je suis sur les genoux, mais heureux (se) ».

Pour d'autres un petit goût de nostalgie car c'était la région de leur enfance ou encore une première sortie avec le club…

Dans les canyons, une végétation très différente de celle que nous pouvons voir dans ceux du sud de la France : très verte, ce qui donnait à ces descentes des aspects de canyons "féeriques et magiques".

Certains ont même cru apercevoir des petites fées ou même un troll…. ;-) Je ne me rappelle plus ce qu’il y avait eu à l’apéro la veille au soir :-D !!

Une grosse pensée pour Michel qui n’a pas pu en profiter comme il se doit et a passé la semaine en béquilles.

Un RIF avec des découvertes pour certains : les descendeurs tels que le « 9 » et son inventeur « Einsteinesque » ou encore l’ATK ; ou juste la découverte d’un rassemblement canyon et le partage de celui-ci.

Au final, nous sommes tous unanime pour dire qu’on est prêts à y retourner !!


Les canyons parcourus:



 
25-28/05/17 - L'Ascension dans le Verdon
Écrit par Pascale   

Un petit groupe de 12 jacuzzistes s ‘est retrouvé dans le magnifique secteur de Moustiers Sainte Marie afin de parcourir les beaux canyons du coin. Comme d’habitude joie et bonne humeur au programme. 5 encadrants pour 7 participants, tous autonomes.


Nous avions aimé 2 ans plus tôt en novembre et décidé d’y revenir au printemps pour avoir plus d’eau, mais .............. secs secs secs étaient tous les canyons ce printemps !

Nous avons donc parcouru les canyons affluents du Verdon et ainsi pu mettre en pratique les techniques grandes verticales ! Vu la taille du groupe et les relais simples nous y avons passé pas mal de temps. On améliorera une prochaine fois.

A la sortie de Cabrielle une descente aquatique dans le Verdon (3 m3) était possible, ce qui a ravi tout le monde vu la chaleur pour la saison.

Il reste à découvrir la descente intégrale du Verdon en floating et repérer les différentes échappatoires. Ainsi, on pourrait envisager un double module AQUA + TGV.


Les canyons parcourus:



 
25-26/02/17 - ski canyon
Écrit par Pierre   

Jeudi 23 février :

Un WE canyon commence, en fait, la veille. Le four chauffe les petits plats mitonnés pour être partagés. On prépare ses affaires : valise, change, trousse de toilette, duvet, matériel. On s’organise. Pas à pas, on pèse l’utilité de certaines choses : Une deuxième serviette ? Ouais, c’est bien pour les thermes. Un gros pull de ski ? Inutile, la météo annonce un printemps. Le rasoir ? Bof, on va plutôt en profiter pour rester nature.

Les paquets s’entassent dans le garage. Dernière vérification, centrée sur l’équipement : le haut et le bas de la combinaison. Le baudrier, correctement équipé. Sifflet, casque. Chaussons néoprènes, lycra : on tasse dans le sac canyon. Les « best star » iront dans le cabas de supermarché à côté.

C’est prêt, on boucle. La quiche sort du four. Tiens, ça sent bon dans la cuisine. Avant de se coucher, on révise la route, un coup d’œil à « descente canyon ». On y est déjà un peu. Au dodo, et demain on se caaaaaaaaaaaaaaasse. Voilà.



Vendredi 24 février :

Une journée de boulot comme les autres. A un détail près, le coffre est plein et tout à l’heure, je me caaaaaaaaaaaaaaaasse.

A 17h15, éjection. Kénavo les bouseux, je ferme la session et je me dirige vers le point de rendez-vous du co-voiturage. En 15 minutes, on rassemble nos affaires avec Patrick et Cathy. Tétris dans le coffre, organisation millimétrée (Patrick), la cocotte de tajine (Cathy) trouve sa place dans le coin du fond. On verrouille et on démarre.

Dernière étape avant le lâcher prise : sortir de l’agglomération en limitant les bouchons. Un itinéraire bis improvisé nous amène jusqu’au péage. Un coup de carte bleu et on passe les remparts. Ça y est, on est dehors, maintenant c’est vraiment parti. Les SMS crépitent, Céline et Toinou, sont devant nous.

Le voyage est rythmé par les papotage et conversations : dommage, l’actualité des ragots est mince en ce moment dans le club. Faudrait penser à en inventer un ou deux.

Juste avant d’arriver, une vieille 205 (GTL d’après Patrick) nous double deux fois, coup sur coup : un Bernard Darniche local qui s’amuse à enfumer les touristes dans des virages sans visibilités. On rouspète dans la voiture, puis on se marre en évoquant les kékés des années 80 et certains modèles qui ont marqué l’histoire de l’industrie automobile française (La Fuego).

Puis, on arrive dans le gite. Toinou et Céline ont déjà pris possession des lieux. Premier repas partagé : muffins chorizo, quiches aux poireaux ou au thon. On part se coucher, panse bien arrondie. Tiens, c’est quoi cette grosse trace rouge au-dessus du lit, sous un bout de papier peint déchiré ? Amityville, la maison hantée ?



Samedi 25 février :

Les fantômes nous ont fichu la paix, on a tous bien dormi. Dehors, le ciel est bleu profond, pas un souffle d’air, le paysage est serein.

Pascale, Michel et Marcel arrivent en avance sur l’horaire. Ils sont matinaux, on le savait, ça se confirme. On s’embrasse autour d’un café et on enchaine. Direction Cambre d’Aze : une petite station de ski de Cerdagne, plongée dans la forêt et couronnée d’un cirque. Ambiance détente. Quelques pistes tranquilles avant d’embrayer: une bonne vieille rouge non dammée, longue, étroite, parsemé de bosses bien marquées, comme on les aime. On termine la matinée le souffle un peu court, et la bouche asséchée par l’effort.

Il est temps de se remettre aux choses sérieuses: resto. On commande les frites, paninis, bières, saucisses etc…Au soleil, sur la terrasse. Les conversations ravivent les aventures sous les cascades: Baléares, Tessin, Sierra.

Un incident, Pascale s’abime le coude en glissant dans le couloir du resto. Marcel assurera les soins. Le seul point négatif d’un week-end presque parfait. Le lendemain, pas de canyon pour Pascale, elle fera de jolies photos du groupe dans le dernier rappel.

L’après-midi s’enchaine comme le matin, durement : soleil, neige, ski et rigolade. Un téléski violent au démarrage nous donne l’occasion d’essayer diverses techniques pour éviter la secousse du départ. Ces tentatives, plus ou moins farfelues, plus ou moins élégantes, les conseils des pisteurs ne semblent pas efficaces : Patrick et moi, on se fait toujours broyer le postérieur par la perche.

Un remontant : les bains de Saint-Thomas. L’eau aromatisée au soufre est à 30°. Il y a un peu de monde, le passage des vestiaires nécessite de la dextérité pour sauter dans une cabine avant les 3 familles qui souhaitent aussi passer. Mais ensuite, pure détente : bloup, bloup. On flotte peinard en refaisant le monde, le club, la politique…Et un plongeon canard pour des photos étanches.

La faim nous fait sortir de l’eau. Direction le Tajine de Cathy (et la semoule de Patrick). Là encore, on se remplit la panse. On cale. On attendra le lendemain matin pour s’occuper vraiment du gâteau (alsacien ? Tourangeau ?) de Céline et Toinou.

Dimanche 26 février :

Toujours pas de fantômes. La nuit a été tranquille, même pour notre blessée. La matinée ne ressemble pas à une matinée canyon : lever à 8h, pas de vérification affairée des sacs et des cordes, pas de briefing d’équipe. On prend son temps. On a le temps. Le canyon est court, sans difficultés particulières.

On part à 10h00, conformément à l’horaire (quand même).

Stupeur au parking du canyon : 3 groupes sont déjà en partance et un quatrième commence à décharger. Toinou commente : « ça devient la grosse fréquentation ce truc. Il y a cinq ans, il y avait juste quelques nudistes ». Sauter dans des vasques d’eaux chaudes garnies de nudistes… Encore quelque chose qu’il me reste à expérimenter chez Jacuzzi…

Que dire de ce canyon ? L’eau n’y est pas si chaude que ça. Plutôt tiède en fait. Et, il n’a pas la splendeur des bijoux de la Sierra. Une mise en bouche pour la suite de la saison.

Je ne parlerai pas du retour. Les retours, c’est chiant : on n’est plus tout à fait dans le week-end et pas encore dans le cours normal de sa vie.

C’est quand la prochaine sortie ?


Canyon parcouru : cascades chaudes de Thuès 3.2.2



 
28-29/01/17 - Hivernal
Écrit par Laure & Jean-Phi   

Le week-end débuta par une montée épique au plateau de Beille où notre hôtesse Laure nous attendait patiemment pour une journée de découverte des joies du biathlon. Mais avant de découvrir toutes les facettes de cette activité, il fallait bien s'entraîner un peu sur des skis aussi fins que les chaînes d'un T5 (une feuille de papier ces chaînes, les présents me comprendront).

La matinée du samedi fut donc consacrée à un petit tour du domaine du plateau de Beille, sous le regard bienveillant de Laure, qui faisait les 100 pas de skis en allant voir tour à tour les uns et les autres pour vérifier pourquoi nos freins à mains étaient bloqués en position serrée. L'après-midi sera plus dynamique, même si certain(s) l'ont débuté sur l'épaisse et douce mousse dans un local de ski en prenant un peu de repos bien mérité au vu de la débauche d'énergie déjà consentie.

On peut dire facilement qu'on compte quelques bons tireurs au club, tant les cibles ont pris cher avec nos joujous du jour pendant les séances de tirs. Mais le rythme des tours de ski allant en augmentant, les cibles ont commencé à nous rigoler au nez à force que l'effort conjugué à la fatigue nous faisait dévier de la bonne trajectoire de tir.

Il ne manquait donc plus qu'un bon repas et une bonne nuit pour nous remettre en marche. Ce fut fait de façon magistrale, autour d'une fondue bourguignonne agrémentée de quelques spécialités presque locales (la tarte aux poireaux et le fondant-coulant au chocolat sont peut-être des spécialités d'Albies, à vérifier...).

Avec 4 courageux le dimanche contre 6 le samedi, on peut facilement dire que le taux de perte était bien élevé en ce début d'année. Mais alors qu'est-ce qu'on s'est régalés à 4 dans ce canyon bien en neige..... Cascades gelées mais bien arrosées, approche dans une neige conséquente, gros glaçons en guise de réception dans les vasques, ponts de neige.... tout ou presque y est passé dans cette descente mémorable tellement les conditions étaient magiques et le beau temps de la partie. Les pieds commençaient à se trouver à température (mais laquelle...) quand nous vîmes le chemin d'approche de la partie aval. Ni une ni deux, nous déçidâmes d'en rester là tellement la neige était présente et masquait le relais du rappel suivant. Prudence, quand tu nous tiens...

Et c'est au bar de Vicdessos que nous avons pu terminer ce beau week-end, les pieds au chaud et les esprits déjà tournés vers de nouvelles sorties hivernales...

Canyon parcouru: Argensou moyen (3.2.III)

Le samedi: Plateau de Beille (ski, biathlon)




 
11-13/11/16 - Les canyons de La Ciotat
Écrit par Flo   

Connaissez-vous les canyons de la Ciotat ?

Direction Marseille…

C’est dans une fabuleuse effervescence que nous partons à la découverte de ces canyons secs, verticaux qui tombent directement dans la mer.


Vendredi 11 Novembre :

Après une nuit bercée au rythme des vagues nous nous rassemblons pour le premier canyon :

« La Cascade des Pirates »

Tous sur le pont et à l’abordage !

Pascale, notre monitrice nous guide.

Notre groupe de 14 personnes est fin prêt. Sur un rappel en fil d’araignée c’est l’horizon qui se découvre à nous sous une mer scintillante. Une douce odeur salé nous enveloppe et là…seule au monde à profiter du calme de cette magie.

Julien est au départ, Michel nous attend à l’arrivée pour finir notre périple vers une tyrolienne au-dessus de la mer.

On se laisse envahir par la magie des lieux. On profite pour faire connaissance avec Loïc et Pascal (nouveaux adhérents).

Sur la marche du retour, après plusieurs haltes photos, nous rentrons aux appartements. Et là !

Caroline et Laure ont opté pour le bain de minuit avec une option algues…


Samedi 12 Novembre :

Canyon prévu le « 14 Juillet

Canyon parcouru « Trou souffleur »

D’imprévus en déconvenues, la route des crêtes était fermée. Sans renoncer, on shunte vers le sémaphore au final c’est une belle randonnée de 2 heures.

N’ayant pas de feu d’artifice promis on se rabat sur le « Trou souffleur » qui lui a tenu toutes ses promesses : un souffle de dragon nous accompagne tout au long des rappels. Au départ, Gaëlle gère la descente, Laure est à la réception sous le relais de la tyrolienne. Souvenez vous la même que la veille.

Marcel tel un chevalier servant réceptionne les arrivants et il aime ça !

Sur le retour, on a croisé Mickey à la façon Ollé (cf photos).

Comme le canyon est court, on profite du retour pour écrire Jacuzzi en capitale humaine. Après plusieurs tentatives (à contre jour, de face et avec les ombres), nous avons fait une œuvre digne d’être présenter à l’AG.


Dimanche 13 Novembre :

Mais où est le départ ?

Un indice sur un caillou est noté « 1er rappel Jeannette ». Allons-y !

Nathalie ouvre le bal du départ et je descends ! OUPS plus de corde, au son des 3 coups de sifflet, j’ai du mou pour finir le rappel.

Deux rappels de 70 mètres après nous arrivons sur le final : une main courante qui longe les falaises pour rejoindre, deviez quoi ?

La tyrolienne bien sûr !

Mais où est Marcel ?

Pascale et Laure ont décidé de finir à la nage et PLOUF les voilà dans l’eau.

On a passé des moments incroyables sous le soleil et la bonne humeur.

Merci à tous pour votre participation.

Alors vous voulez connaître les canyons de la Ciotat ?


Les canyons parcourus:

- Cascade des Pirates (4.1.III)

- Trou Souffleur (3.1.III)

- Trou Jeannette (5.2.IV)




 
29/10-01/11/16 - Canyons de Vadiello
Écrit par Pierre   

A titre de préliminaire, plantons le décor du séjour :

  • Lieu : Caltilsabas
  • Gite : « Refugio El Pajar » avec une grande pièce de vie et un dortoir au rez-de-chaussée, des chambres pour les couples et les familles à l’étage.
  • Le petit plus : une cheminée et un propriétaire affable.
  • Le détail qui tue : un cadre photographique avec un papy nu en train de nourrir des vautours
  • Pour faire baver ceux qui ne sont pas venus, sachez que nous avons eu une météo magnifique. Au point de cuire parfois dans nos combinaisons. Un ciel bleu et une luminosité méditerranéenne. Un morceau d’été qui surgit début novembre.


Premier jour : Canyon de San Martin (2.1.IV)

La mise en bouche. L’apéritif. Le début de l’aventure.

Honnêtement, la suite a été tellement grandiose que les détails de ce premier canyon se sont déjà presque effacés de ma mémoire. J’ai honte d’apparaitre ainsi blasé, mais je dirais que c’était du classique « Sierra de Guara » : bonne excursion sur cordes, dans du gros paysage.

Mais, c’est ici que le groupe s’est vraiment construit :

Le boss : Jean Phi

Les encadrants : Fabien et Pascal (avec son sac présidentiel « Riviera-Monaco »)

Les équipiers et apprenants : William (organisateur) et Carine, Guerric et Lydia, Bernard, Laure, Lionel, et moi-même (Pierre). Chacun amenant son enthousiasme et sa propre histoire autour de l’activité.

Pour ce premier jour, Caro était resté au gite avec la petite Léa et sa mamie.

Les premières vannes fusent pendant la marche d’approche : on démasque les ronfleurs du dortoir, on déterre du passé des apéros sanglants au Bacardi. Ça chambre dans les couples, certains s’écorchent sur les buissons épineux. On s’échange des conseils.

L’équipe est prête, on peut changer de braquet.


Deuxième jour : Canyon d’Escomentué (4.2.III)

On nous avait dit : « un must dans la région ». Je confirme. Le site et la descente sont à couper le souffle. Et j’inclue la marche d’approche dans l’appréciation : vue sur le lac, une petite cheminée à escalader avec l’arrivée sur le plateau.

Le cœur du canyon, avec de grands rappels légèrement inclinés, permet de prendre la mesure du site assez sereinement.

Personnellement, je me suis retrouvé à poste dans un petit relais en bas de la descente et je ne me suis aperçu qu’en bas que j’avais cuit comme une saucisse dans ma combinaison. Mon visage coulait à peu près autant que le Canyon… De même, la nuque de Pascal avait pris la couleur du drapeau monégasque.

Un grand groupe et un Canyon qui se mérite : 10h30 d’effort entre le départ et le retour aux voitures. Timing parfait : le soleil s’est couché au moment d’enlever la combinaison. Pas besoin de se planquer pour se déshabiller.

Quelques Haribos pour démasquer les gourmands (tous, en fait) et retour au gite.

Arrivée tardive, pas de tarot ce soir. Dommage, on aurait bien pris notre revanche sur Fabien qui nous avait défoncé la veille… Remarquez, il est toujours préférable de laisser gagner les encadrants.

Le groupe tourne. On se sent bien, à l’aise dans les discussions, bien dans la pratique.

Le soir, Jean Phi annonce la couleur : demain, ce sera Lazas.


Troisième jour : Canyon de Lazas (6.3.VI)

Le topoguide était sur la table depuis le début du séjour. On sentait bien que c’était du lourd, du très lourd. Mais les indices de cotation, les vues en coupe, ça reste vaguement abstrait. On a confiance dans nos encadrants, les encadrants semblent avoir confiance en nous, alors on y va, on fonce.

On n’est quand même pas venu pour sucrer les fraises et faire des ronds dans l’eau dans des vasques à crapaud !

Maintenant, je peux confirmer, c’était effectivement du lourd. Du très lourd.

Comment décrire cet afflux d’émotions mélangées : concentration intense, peur, émerveillement, sensation collective de vivre quelque chose de rare ?

La suite de l’article va prendre un tournant plus personnel ; je vais essayer d’être sincère, de poser mon ressenti sur la table, en espérant que d’autres pourront s’y reconnaitre.

Commençons à l’avant dernier petit relais avant la rupture. Le groupe est passé, je déséquipe sous le regard bienveillant de Fabien, posté en bas. J’aime ces moments de calme : concentration, clic-clac des mousquetons, dernière vérification et c’est parti.

Mais, dans quelques minutes l’ambiance va changer.

Un peu de marche en rivière, un autre rappel.

Ensuite, on arrête les enfantillages : Pascal apparait dans un rétrécissement en forme de V. Il est à l’amarrage du premier relais sérieux. La terre a disparu. Plus de plancher, on est en lévitation.

A peine un petit repli de la falaise à gauche et des arbres riquiquis, vers le bas, sur une autre planète.

Dans le groupe, les visages sont graves, les regards plus appuyés. A quoi je ressemble à ce moment-là ? On s’en fout. Complètement. Bas les masques, on ne triche plus. Chacun fera de son mieux.

Pascal me tend la corde, je décompose mes gestes, je rassemble ma concentration. Je gère la corde. Puis, les fesses bien en arrière, c’est l’abordage.

Le début de la descente est un soulagement. Etre actif fait du bien. Et pourtant, c’est technique : une suite de surplomb. J’ai du mal à trouver le bon rythme pour limiter les à-coups... Et ça m’agace. On mesure la valeur d’une corde dans ces moments là.

Jusqu’à une voix calme, toute en maitrise. Fabien : « Pierre, il ne faut pas que tu descendes trop bas, on va préparer ton arrivée ».

Un regard entre mes jambes :

……

……

MAIS C’EST UN TRUC DE MALADE !

On atterrit carrément dans la lèvre extérieure d’une grotte, avec 200 mètres de vide par derrière.

……

……

Bon, respiration.

Je prends les consignes. Descente, doucement. Le bout de mes chaussures touche. Petit mouvement latéral, Guerric, Laure et Fabien m’attrapent. Plaf, au milieu du groupe : une embrassade générale à la mode Canyon. Dans les fumets des néoprènes.

On rassemble chacun nos membres, on repositionne les longes. Départ de Laure qui va aider Jean-Phi pour la suite.

On trouve notre place dans la petite grotte avec Guerric. Pendant l’attente, on quitte le mode actif et on récupère notre voix pour faire autre chose que la sécurité immédiate.

« putain les mecs, mais keskecèk’cetruc ». « un machin de dingoooooooo ». « Mais comment il a fait Jean Phi ? Il a attrapé la chaine d’amarrage par des passes magnétiques, façon Majax » ?

Arrivée de Lydia. Elle se marre, à l’aise.

Les deux amoureux se rejoignent, pour quelques minutes.

Départ de Guerric. Fabien veille.

Arrivée de Lionel. Il y est. Malgré son vertige. Chapeau.

C’est mon tour. Retour du mode actif. Je passe mes longes : clic puis clac. J’avance mes pieds. Concentré, focalisé, tendu : Fabien me parle, je n’enregistre pas. Mon cerveau ne gère que le court terme. Je me dirige vers mon but : l’amarrage. Avec la vague allure d’un opossum.

J’y suis. Je relève le nez. Je peux à nouveau entendre, prendre les consignes. Puis : départ sur la corde.

Les deux relais suivants sont moins chargés. Pendant la descente, on re-démarre linéairement ses fonctions supérieures. L’unité centrale reprend son fonctionnement nominal.

A un poste, je verrai fuser Bernard : le plus ancien aura enchainé les relais les uns après les autres. Le Canyon comme une glissade. Physique. La forme olympique.

En bas, on se retrouve à trois, longés à un amarrage, à la fin des difficultés. Avec Pascal et Bernard. Une réflexion fuse : « Un canyon qui a des couilles, non ? ».

Et le fou rire part, brusque, inarrêtable. On décharge. Trois gugusses, contre une paroi, qui se gondolent de rire. C’est un moment de partage, précieux.

On prend aussi le temps d’admirer la majesté du site. Verticalement, le canyon est un repli, une draperie dans une falaise orange et grise. Horizontalement, la falaise est découpée par de nombreuses stries qui sont autant de nids pour les rapaces.

Bilan de la journée : les équipiers sont passés. Les encadrants ont su gérer le groupe, Jean Phi a ouvert tous les relais. Respect, chacun a partagé cette aventure à la mesure de ses moyens.

En soirée, William nous a réservé un resto : on s’explose la panse en s’enfilant des pichets de bière au citron. Après ce vécu commun, les conversations sont faciles et naturelles. On parle plus librement de nos parcours, on échange nos histoires familiales.

Retour au gite et au dodo, le ventre repu.


Dernier jour : Canyon de Palomeras del Flumen (3.5/IV)

Ce canyon est un petit bonbon pour finir le séjour.

Ici, c’est de l’aquatique : des biefs, du ludique, de l’opposition au-dessus des remous. Pas beaucoup de hauteur, même si il faut poser quelques cordes.

On apprécie toujours ces Etrechos qui serpentent en profondeur.

Niveau d’eau nickel, pas trop glissant, totale maitrise.

Pour ne rien gâter, la marche de retour offre une vue magnifique vers la vallée.

Ensuite, eh bien, on se change, on remonte chacun dans nos voitures, pour retrouver le cours normal de nos vies.

Il restera les combinaisons à laver, le matériel à sécher et l’espoir de repartir bientôt…




 
01-02/10/16 - LudiCanyon & PO
Écrit par Toinou & Jean-Phi   

« LudiCanyon », on comprend sans souci la signification de ce mot valise mettant en avant le plaisir de pratiquer notre activité. Pour sa deuxième édition au Canyoning Park d’Argeles sur Mer et dans les canyons des Pyrénées-Orientales, nous étions 11 « jacuzzistes » à tenter l’aventure.

La première journée s’est déroulée au Canyoning Park, sous un soeil radieux d’automne, avec des vasques d’eau qui permettaient de bien se rafraîchir. Plusieurs équipes ont pu participer au rallye qui comprenait un certain nombre d’épreuves, positionnées ici ou là sur le parcours. Siphons, toboggans avec récupération d’objets en apnée, sauts ciblés, lancés de sécu, questions sur l’environnement….. tout y est passé tout au long de cette journée. Plus d’infos sur cette éditions sur le site de la ffme.

Après une soirée festive, tout le monde a pu parcourir des canyons naturels le dimanche, dont le Baoussous, le Gourg des Anelles et le Llech. Certains ont ainsi pu découvrir pour la première fois le fameux toboggan des surprises, la machine à laver ou encore le toboggan en mode « groupé ». Que de bons souvenirs ….

Les canyons parcourus :
- Canyoning Park
- Baoussous (3.2.II)
- Llech (3.4.III)



 
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