bandeau01
bandeau02
bandeau03
bandeau04
bandeau05
bandeau06
bandeau07
bandeau08
bandeau09
bandeau10

03.jpg

Les secteurs

Sortie club
19/12/20 - Cascade de Planque (Haute-Garonne)
Écrit par Loïc Lyard   
Samedi 19 décembre: 1er samedi post-confinement sans restriction de circulation à plus de 20km de son domicile. L'envie de prendre l'air en canyon pour la dernière fois de l'année pour la majeure partie d'entre-nous est trop grande. Ce sera donc une très bonne excuse que cette sortie "Planque ton Père Noël". Même si les costumes rouges et blanc ne sont pas tous de sortie, on ne va pas passer à côté d'une telle occasion de s'aérer l'esprit et d'humidifier la combi canyon une dernière fois en cette année si particulière.

A peine arrivés au parking, nous voyons détaler devant nous un magnifique cerf dans le sous-bois. C'est sûr, la nature a bien repris ses droits et c'est tant mieux. Elle nous accueille dans cet univers boisé, légèrement hostile où on a l'impression que rien n'a bougé depuis les grandes tempêtes des années 2010. D'ailleurs, le dernier relevé de débit sur descente-canyon date de cette période-là. Méfiance.

11h, nous attaquons la marche d'approche d'un bon pas. Nous repérons le final de la grande cascade d'où nous évaluons le débit d'eau. Car même avec un bassin versant réduit au maximum (<1km²), il faut se rendre à l'évidence: l'eau coule et on va se faire mouiller tout au long de la descente. Nous remontons un petit vallon, toujours en sous-bois. L'air n'est pas froid et la carte et la trace GPS sont d'une bonne aide tellement le cheminement est mal aisé au milieu des arbres tombés et déracinés par les tempêtes successives. Nous approchons maintenant de la ligne de crête d'où nous pourrons bientôt apercevoir le lit du canyon.

Un bon pique-nique plus tard, nous voici dans l'eau, où, après avoir survécu à un toboggan et à une première cascade avec vasque à l'arrivée, nous arrivons dans le vif du sujet. La première cascade en fil d'araignée est superbe, le jet d'eau qui l'accompagne nous rafraîchit sans nous transformer en glaçon volant. La descente en rappel dans le vide est aérienne, tranquille; on surplombe la vallée et on peut même apercevoir le village d'Arbas au loin entouré de belles collines verdoyantes. Les 2 cascades suivantes seront avalées sans pitié, légèrement glissantes pour nous rappeler qu'on n'est quand même pas dans un canyon sec. Les initiateurs gèrent comme des chefs et le "moniteur - Père Noël du jour" peut descendre tranquillement la succession de rappels 60-25-55 pour arriver au bas de la dernière cascade en moins de temps qu'il n'en faudra au vrai Père Noël pour descendre et remonter les cheminées pendant la nuit du 24 décembre.

Une fois tout le monde arrivé au bas des 3 cascades et les photos souvenirs réalisées, il est temps de prendre le chemin de retour et de laisser derrière nous ce joli cirque de la cascade de Planque (ou Cascade "Clus dech Pic"), de suivre le sentier pédagogique "des anciens métiers du bois" (passage près d'une charbonnière notamment) et d'avoir une petite pensée pour ces 3 ours d'origine slovène lâchés ici en 2006 dont Sarousse, abattue récemment par un chasseur en territoire espagnol.

Voilà une belle descente pour conclure en beauté une année canyon si pauvre qu'on partirait refaire la descente si le couvre-feu n'était pas encore à l'ordre du jour.
Ce qui est sûr, c'est qu'on y reviendra.

Le canyon parcouru:


 
26-27/09/2020 – Cévennes
Écrit par Loïc Lyard   

Plan A annulé – Plan B validé

Une sortie le 26 et 27 Septembre 2020 était au programme dans le Luchonnais.

Objectif : le Gouffre d’Enfer avec les 3 parties (P1, P2 et P3).

La météo changeant brutalement nous a amené à changer le plan pour les Cévennes.

Chez Jacuzzi, on est comme ça ; si les conditions ne sont pas réunies par ici alors nous irons par là.

Pascal, Julien et Loïc, nos encadrants ont opté pour le Pic Saint Loup (34).

Le samedi 26/09, le RV est pris à 10H au col de Fambetou. Nous avons gravi la face Nord à flanc de falaise. Personne ayant le vertige s’abstenir ! Et prévoir un bon premier de cordé… Cette sortie est atypique car c’est un melting pot entre la randonnée, l’escalade, la spéléologie et le canyonisme. Nous voilà partis en chaussures de randonnée avec une frontale sur le casque sans oublier les cordes. Le soleil était au rendez-vous et nous aussi. Armés de nos smartphones pour capturer toutes nos découvertes (la croix du Pic Saint Loup, son église hissée au sommet et ses horizons face Nord : les plaines viticoles et face Sud : La Méditerranée). Après notre repas, nous avons allumé nos frontales pour descendre un rappel dans une grotte. En descendant dans les entrailles, nous avons découvert un orgue de calcaire qui couvrait les murs de la grande salle. Une seule échappatoire, un petit boyau au ras du sol qui nous délivre vers un dernier rappel en fil d’araignée le long d’une paroi de verdure.

Départ 10H30 et Arrivée à 15H16.

Le domaine viticole vu du Pic à laisser place au domaine viticole vu du sol, bien sûr une dégustation s’impose.

Direction le camping D’anglas pour préparer les tentes et un bon repas au restaurant sur place.

Le lendemain au petit déj’, la discussion du choix du canyon est tournée vers un canyon sec. Le soleil est parti et à laisser place au vent. On choisit le Verdus à Saint Guilhem le Désert (34). Nous arrivons au parking du haut vers midi. Attention le temps nous est compté, l’horodateur est parti pour 4h, le challenge est lancé. Go ! Ce canyon nous rappelle celui de Sainte Marie à Moustiers Sainte Marie (04). Son approche dans un sentier large et caillouteux où des marches ordonnées en pierre locale sont 100% confort. Les blocs de pierres claires sont couverts de végétations (faux houx, figuiers, lauriers, thym et autres épineux). Le canyon est ouvert et laisse une vue dégagée sur la vallée. Les rappels et les désescalades s’enchainent à l’abri du vent nous faisons une pause à l’Espagnole. Une main courante suivi d’un rappel nous fait éviter la vasque légendaire « aux poissons rouges ». En revanche, l’eau est bien croupie. Notre challenge est rempli nous sommes de retour à l’heure pour un verre chaud pour certaines et mousseux pour d’autres.

Heureux de notre escapade, nous nous sommes dit que ce spot vaut le détour sur 4 jours ou bien la semaine avec les minis bulles.

Canyons parcourus:




]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">

]">


 
12-13/09/20 - Vicdessos
Écrit par Loïc et Jean-Philippe   

En guise de préambule, 5 camions et voitures se retrouvent le vendredi soir pour bivouaquer au barrage de Soulcem. Belle nuit étoilée, fraîche mais un réveil plutôt venteux et un petit déjeuner vite avalé pour ne pas être en retard au rendez-vous du parking de l'Artigue. Il n'est pas encore 8h et il est déjà plein ce parking. Quelques rares groupes de canyonistes mais beaucoup de randonneurs sont déjà dans le secteur.

Samedi :

Estats partie 2 et 3 (Bernard, Etienne, Guerric, Jean-Luc, Jean-Philippe, Loïc & Mathieu) - Tout le monde est bien motivé et pour cause: ce sera une première pour tout le monde. L'espoir de parcourir enfin un des canyons de la haute-montagne ariégeoise est dans toutes les têtes. La marche d'approche débute à 8h30 et elle est déjà bien entamée quand on croise quelques ramasseurs de champignons locaux nous prédisant une belle journée ensoleillée. Arrivés à la lisière du bois, le massif se dévoile et on essaye de déterminer le nom des sommets qui nous entourent. La vallée de l'Artigue se laisse admirer et les cascades qui la composent nous apparaissent bien petites depuis notre altitude. Carte et GPS en poche, il s'agit maintenant de trouver sans trop d'erreur le bon cheminement une fois avoir quitté le GR montant au refuge du Pinet. Après avoir traversé quelques pâturages et parterres remplis de myrtilles bien mûres, nous voici en vue de la dépression de l'Estats, d'où l'on peut admirer la fin de la partie 1 du canyon. Un petit groupe de 3 personnes est en train de s'équiper lorsqu'on met les pieds dans cette eau pure et fraîche pour la première fois de la journée, ce seront les seules personnes qu'on croisera de la journée dans ce canyon. Fin de la marche d'approche après 2h15 d'effort.
Les rappels et les vasques bleues s'enchaînent à un bon rythme quand arrivent les premiers enchaînements où le passage dans l'eau se fait tortueux et la douche obligatoire. Les rappels sont bien gérés par équipes de 2, la descente se déroule sans accroc et tout le monde apprécie malgré une eau froide et un soleil qui joue à cache-cache tant les parois sont parfois très rapprochées. Mais cela permet de réaliser de belles photos avec des rayons lumineux et des reflets de toute beauté. Après quelques dernières désescalades, le groupe se pose pour le pique-nique à la fin de P2 après 2h30 de descente.
Après une petite sieste, tout le monde repart de plus belle. Les rappels s'enchaînent toujours aussi bien et la difficulté technique augmente doucement. On sent que la fatigue gagne petit à petit mais le groupe évolue bien. Le niveau d'eau correct ne génère pas de mouvements dangereux au bas des vasques, ce qui facilite la descente. La gorge est plus étroite et les rappels plus hauts que dans P2. Après 4h30 d'effort, il est 19h quand le chemin de sortie est en vue. Encore 30 min d'effort pour regagner les véhicules et tout le monde sera bien content de terminer sa journée.

La soirée débute par une opération commando "camping - resto". Après avoir réussi à accéder au terrain de camping, le groupe part se restaurer mais il est déjà tard et le seul resto qui proposait du snack pendant cette période Covid-19 vient de baisser le rideau quand nous débarquons. Grâce à quelques gentils fêtards rencontrés sur place, nous nous dirigeons vers Tarascon sur Ariège où le restaurant Bellevue se fera un plaisir de nous restaurer. Plaisir partagé tellement les plats étaient aussi copieux que délicieux. Merci au patron des lieux qui, grâce à ses employés majoritairement espagnols, n'hésite pas à appliquer les horaires de la "comida española" sauce cuisine française (salades de gésiers, salades César cotoient sans souci Jamon cerrano - melon et agneau à braise, entrecôtes et autres burgers maison accompagnés de quelques tapas variées). Il est pas loin d'une heure du matin quand le camping est en vue et bientôt 1h30 quand les plus fêtards finissent pas aller se coucher :-) 

Dimanche :

Subra (Vincent, Valérie, Mathieu, Guerric & Loïc) - départ parking 10h30 pour une entrée dans le canyon vers midi. Tout le monde est motivé et de bonne humeur par cette belle journée même si l'Estats est encore dans les jambes des chanceux de la veille pour cette montée entre lacets de piste qui ne laisse que peu de répit. La première partie du canyon est composée de nombreux petits ressauts et désescalades dans une végétation qui n'est pas sans rappeler les canyons voisins du Couserans. Après une courte pause déjeuner à 14h, la seconde partie se fait plus verticale et plus sportive aussi avec les passages singuliers de la "seringue", qui porte bien son nom (interdiction de glisser dans la faille sous peine de correction immédiate) suivi de la "cave" où l'on ne voit jamais le sol avant d'avoir posé le pied sous un rideau de pluie de gros orage (un petit pas pour l'homme...). Tout le groupe équipe bien et on finit ce long canyon au parking de l'Artigue un peu avant 18h avec la cave dans la tête (et non pas l'inverse...).

Marc (Etienne, Jean-Luc & Jean-Philippe) - Le temps de régler le camping et d'expliquer aux gérantes "comment on a fait pour rentrer sur le site à pas d'heure" et le petit groupe adepte d'un canyon dominical "cool et tranquille" se met en route vers le hameau de Marc. Afin d'éviter les groupes de pro, nous décidons de nous engager pendant la pause méridienne. Bien nous en a pris car, pour être sûrs d'être tranquilles, Jean-Luc avait aussi privatisé la descente. Résultat: personne. Que nous trois, le pied. Après le 1er saut qui nous permet de nous rappeler ô combien la température de l'eau était fraîche la veille, nous décidons de rester rive droite pour tenter la descente dans l'actif sans prendre la tyrolienne. Ca bastonne bien mais c'est un vrai régal. 1 rappel, 3 sauts et 1 toboggan plus tard et c'est déjà la fin de la descente, sous un soleil radieux. Moment magique que ce petit canyon sans personne, aucun cri ni aucune attente. Un vrai plaisir pour un dimanche calme et tranquille avant un retour à la civilisation Covid.

Canyons parcourus:

Estats (P2 et P3) 4.2.III

Subra 3.2.III

Marc 3.2.II


 
25-26/07/20 - Haut-Couserans
Écrit par Pascal   

Premier week-end club post-confinement pour 8 membres du club, dont 5 encadrants.

Direction l'Ariège pour aller se mettre au frais en ces temps de canicule estivale.

Au programme: la descente de la majestueuse Cascade d'Ars et du Pas d'Enfer le samedi; l'enchaînement Ossèse Inf et Cascade de Calie le dimanche.

Un régal malgré un niveau d'eau limité mais qui a quand même permis de faire de belles images.

Voici un aperçu de cette sortie avec Pascal et son drône à la réalisation:

Canyons parcourus:



 
8/12/19 - Canyons des Pères Noël (Aude)
Écrit par Stéphane, Vincent et Jean-Phi   
Par un dimanche matin , Jean-Philippe, Vincent, Mathieu et Valérie partirent  de Toulouse,  ils firent un détour pour prendre Stéphane à Nailloux. Cette bande de joyeux lurons avait décidé de braver le froid et de partir pour l'Aude.

Premier canyon : Espeout. Après une courte marche d'approche, la magie de Noël frappa et ils rencontrèrent une bande de 4 Pères Noël accompagnés d'une Mère Noël. Pour 2 rappels, 4 cordes furent posées. Plus de temps fut pris pour la mise en place de la photo des Pères Noël en canyon sur le grand rappel que pour tout le reste du canyon.

Deuxième canyon : Auriac. Le ciel se dégagea et la joyeuse troupe décida de s'arrêter au canyon d'Auriac malgré quelques hésitations de Valérie, qui ne souhaitait pas mouiller sa combinaison.
Alors que la marche d'approche débutait, la joyeuse troupe fut interpellée par un homme qui commença à vouloir les faire réfléchir sur les bienfaits de la nature, sa conception et sa génèse (galaxie, étoiles, création, origine de la vie... on en passe et des meilleures) ... Mince, un témoin de Jéhovah s'est perdu au fin fond de l'Aude !!! En fait (ils ne le découvriront qu'à leur retour de canyon), cette personne était en fait accompagnée par une bonne dizaine d'autres venus prêcher dans ces terres reculées du pays Audois.
Arrivés au début du canyon, les valeureux Père & Mère-Noël s'équipent et se précipitent sur la première réjouissance ... un saut ; l'entrée est rafraîchissante ... Il s'ensuit quelques désescalades et le seul rappel de ce magnifique canyon en image.
De retour au véhicule, après un déshabillage-rhabillage rapide (car devant les yeux interloqués des témoins... qui pour le coup furent bien témoins de quelque chose ce jour-là...), le pique-nique fut dressé et le festin pu débuter. Après quelques meringues nature ou chocolat et gauffres, ce fut l'heure de reprendre la route vers la troisième et dernière course de la journée.

Troisième canyon : Terminet. Jean-Philippe laissa le reste de la bande sur le bord de la route et alla garer le camion. Le temps pour les autres de faire les 2 premiers rappels et le saut. Une fois tous réunis, ils finirent le canyon sous une lumière déclinante... mais à la lueur d'une belle guirlande portative qui les accompagna pendant toute la journée (cf. vidéo ci-dessous et quelques photos).  La marche de retour se déroula sous les dernières lueurs du jour et une lune montante.

Comme pour conclure cette journée, une vingtaine de minutes après avoir commencé le retour sur Toulouse, la pluie se mit à tomber.

Les canyons parcourus:



 
19-20/10/19 - week-end via ferrata et canyons de l'Aude
Écrit par Matthieu et William   

Nous ne vous proposons pas un mais deux compte-rendus de ce beau week-end automnal, la version courte par Mathieu et la version longue par William : 


Six personnes étaient de la partie pour cette sortie encadrée par Laure: Frédéric, Guerric, Laure, Lionel, Mathieu et William. 

RDV à saint Paul de Fenouillet samedi matin pour une via Ferrata bien sportive. Après les 3h de via mêlant pont suspendu et zones bien raides, direction les gorges de Galamus. Le niveau d'eau est bas mais permet quand même quelques sauts. Après un petit apéro au gîte (sans même avoir commencé l'absinthe!), départ pour la clue de Terminet de nuit. On enchaîne les rappels dans un canyon sec (ou d'eau stagnante). Ambiance nocturne avec les chauves-souris! On retrouve de l'eau en bas pour les derniers toboggans et sauts! Après avoir fini le canyon vers minuit, on retourne finir nos pâtes bolognaises (sans gambas flambées au pastis bien malheureusement). 

Dimanche, il pleut au réveil. Chouette on peut profiter plus du petit déjeuner ! Entre deux averses, on se lance dans la descente du petit mais mignon canyon de Dernacueillette. Les rappels s’enchaînent vite avec toute la team des quatre équipeurs/euse. La pluie nous rattrape en fin de canyon et vient à bout de la motivation de certains pour faire le dernier petit de la journée : Auriac. Sur la marche d'approche, une ambiance de balade du dimanche pour cueillir des champignons mais malgré sa petite taille (1 saut et un rappel), le cadre est très joli et la cascade de tuf impressionnante. 

Bref, un weekend dense multi-activité et une bonne découverte pour un petit nouveau comme moi. 

Mathieu



Samedi 10h30, après quelques heures de route, le WE canyon commence. Nous nous retrouvons donc au pied de la via ferrata de Saint Paul de Fenouillet. Une belle ascension de 2h30 environ sous un magnifique soleil lui-même caché par quelques nuages persistants.

On profite en haut de la via d'une magnifique vue sur la vallée.

De retour à la voiture, on essore les tee-shirts, on boit un coup et on reprend la voiture en direction des gorges de Galamus. Cette année, jacuzzi a fait la fermeture du canyon désormais interdit jusqu'à avril, réglementation oblige.

Après cette tranquille mais belle rando aquatique, direction le logement, c'est l'heure de l'apéro, mais pas trop car déjà on planifie la soirée.

Après avoir grignoté et préparé le repas, nous partons donc à la nuit tombée vers le Terminet. Rien ne vient entraver la motivation du groupe, pas même l'absence d'eau au départ du canyon. Point de baignade en vue pour la soirée donc...

Heureusement après quelques rappels secs, nous aperçûmes l'eau, et quelle eau ! Le genre d'eau qui, même mélangée à du pastis, reste marron, que du bonheur. Il est donc décidé que d'une part il faudrait goûter les gambas au pastis, et que d'autre part, une bonne douche serait de rigueur en rentrant.

Bref, revenons à notre canyon. L'ambiance frontale sous un ciel tapis d'étoile était à son comble. Nous espérions que la résurgence nous permette de nettoyer un peu nos combis, ce fut chose faite après le siphon. Cela nous a permis de profiter du toboggan et du saut sur la dernière cascade.

De retour au logement nous attaquâmes alors la cuisson des pâtes et les mangeâmes avec férocité mais sans animosité, avec entrain mais sans véhémence, avec panache mais sans gloutonnerie, bref avec brio, car on avait faim !

Pour ce WE, nous accueillons Matthieu et pour lui montrer que nous sommes des lève tôt, il est d'un commun accord décidé que nous sonnerons le cor juste après le coq, aux premières lueurs du soleil, vers 9h ;-)

C’est donc parti pour Dernacueillette ce matin.

Une mini marche d'approche nous y amène en 15 minutes, on s'équipe et on se lance. Nous ne prenons globalement que le bas de combi car le canyon ne coule presque pas et il n'y a qu'une vasque. Au bout du premier rappel donc, on se glisse dans cette eau limpide mais néanmoins fraîche pour quiconque n'aurait pas vu le moyen d'éviter la vasque... on ne peut pas gagner à tous les coups. La suite de la descente s'enchaîne bien, ça glisse un peu mais avec un bel ensoleillement qui fut de courte durée puisque la pluie vint déposer ses larmes dès que nous arrivâmes à la voiture.

Direction ensuite Auriac pour sa grotte et sa sublime cascade.

C'est alors déjà l'heure de rentrer, tous heureux d'avoir passé un bon WE entre amis et pressés de remettre ça.

Merci à tous pour ce WE, votre bonne humeur, merci à l'organisatrice et aux conducteurs.

William



Les canyons descendus :

- Galamus

- Terminet

- Dernacueillette

- Auriac



 
07-08/09/19- Gavarnie
Écrit par Valérie et Jean-Phi   

Gavarnie est surtout connu pour son cirque majestueux, sa grande cascade qui en descend, la Brèche de Rolland entouré de sommets perchés à plus de 3000 mètres. Quoi de mieux comme destination pour un 1er week-end de rentrée des classes ? L’objectif est simple : laisser un petit sentiment de vacances d’été flotter le temps de quelques descentes de canyon sous un soleil radieux.


Le week-end débute dès le vendredi soir, avec l’arrivée au Gîte l’Escapade sur les hauteurs de Gèdre. La route sinueuse laisse entrevoir un paysage intéressant, qui devra attendre le lendemain matin pour livrer ses couleurs et ses secrets. Les canyons visés sont les plus connus du coin : Saugué, Ossoue et Tourettes. Les niveaux d’eau permettent de descendre sans souci ces parcours soumis encore à quelques restrictions dus aux barrages en amont.


Samedi = Saugué sup et inf. La navette à peine terminée que tout le monde part pour le plateau de Saugué. Dominant le piedmont du pays Toy, ce plateau regorge de belles patûres pour le bétail et les chevaux. Les rivières sont toujours bien alimentées et la température de l’eau permet aux bêtes de bien se rafraichir pendant tout l’été. A peine arrivés au parking amont, tout le monde se rend bien compte que l’eau, translucide et abondante, sera fraîche voir même froide. Et voilà que les couches se superposent : top, shorti, combinaison, gants, cagoule….. si certains auraient pu ils en auraient encore rajouté. La descente n’est pas très technique, l’eau est à un niveau correct et tout se passe bien. La partie sup est avalée dans les temps prévus pour un groupe plus petit, c’est encourageant pour la suite. Après le pique-nique oùù un groupe d’espagnols nous a rejoint et doublé, on s’engage dans la partie inf. Certains préfèreront sortir avant la grande cascade de 55 mètres, cascade esthétique bien équipée qui permet de descendre au plus près de l’actif sans prendre trop de risques. Pendant que certains admirent la grande cascade du bas, d’autres remontés juste avant font la navette. Le groupe se retrouve ainsi sur la route qui mène à Gavarnie, en admiration devant cette cascade majestueuse bien visible de la route.


La soirée se passera au plus près du Cirque de Gavarnie, avec vue sur la grande cascade depuis le restaurant des Cascades. Menu local, personnel arrangeant, peu de touristes en ce début septembre : que demander de mieux ?


Après une nuit reposante (mais pas pour tout le monde, merci les boules Quiès), le groupe part pour la vallée d’Ossoue, son lac et son glacier véritable porte d’entrée dans le Parc National des Pyrénées sur le secteur du Vignemale. Après une longue piste caillouteuse, on arrive au niveau du lac, dont le niveau d’eau bas car vidangé pendant la semaine, ne posera pas de souci pour pouvoir descendre la partie Amont du canyon d’Ossoue. Les rappels s’enchaînent au saut dans de l’eau toujours aussi fraîche (qui a dit « froide »?) pour finir par une cascade avec vasque intermédiaire. Pas très technique mais qui nécessite de l’attention de tous les instants pour ne pas être trop surpris par des mouvements d’eau et des glissades intempestives. Après une courte marche, c’est le retour aux voitures et le pique-nique qui s’impose … sous le regard des marmottes tellement habituées aux visites des randonneurs qu’on ne les dérange même pas.


Après un bon pique-nique, 3 courageux décident qu’ils n’en ont pas assez (ou qu’ils ont envie d’un 4ème canyon, c’est presque la même chose) et c’est parti pour le canyon des Tourettes (partie sup uniquement), aux abords du cirque de Gavarnie.


Apres la pause repas, à 13h, Valerie requinquée par un ti-punch et Vincent qui n’a jamais froid décident de suivre Jean-Phi dans Tourettes … il faut avouer que Jean-Phi est notre  chauffeur  pour le voyage  retour sur Toulouse... ce serait dommage d’attendre à la voiture ! Stéphane qui s’est fait une entorse ne nous suivra pas et nous fera la navette du véhicule . .. une chance pour nous !

Et le reste de la troupe vous me direz  ?  et bien … découragés par le froid … ils sont rentrés sur Toulouse ! C’est vrai qu’Ossoue était froid …. Et il se dit que Tourettes le sera encore plus !

Michel et Pascale, qui restent plusieurs jours a Gavarnie  font un bout de chemin avec nous, en repérage de leur sortie du lendemain à la brèche de Roland. La marche d’approche est magnifique et facile puisqu’elle n’est que descente. Nous croisons quelques marmottes dodues. La marche via le Port de Boucharo est supposée durer 1h40, d’après les topos. En fait , il nous a fallu 2h30 pour atteindre le début du canyon . Nous avons eu quelques moments de doute lors de la marche, évoluant dans le lit à sec de Tourettes et sentant le plan foireux… jusqu’à ce que la première vasque apparaisse, avec une belle eau translucide. La marche a été tellement belle. Le seul inconvénient est d’avoir attaqué le canyon un peu tard par rapport a l’ensoleillement .


La descente est donnée pour 2h30. Il est presque 15h45 quand nous nous engageons dans le canyon. Le parcours se divise en trois parties. Première partie, petits ressauts, toboggans et sauts dans un encaissement très limité. Seconde partie dans un étroit défilé avec une C18, une C12, une C20 et des vasques de grandes tailles. Attention à la grande goulotte de la partie 2 (1p RD) la descente est très arrosée, glissante, on prend tout le débit dans les jambes et le rappel de la corde est problématique. Préférer un relais en contrebas RG. Le canyon est très esthétique, avec de superbes vues sur le cirque et la grande cascade. Le débit est correct. Troisième partie, un chaos encaissé où la désescalade est variée, qui se termine par une belle C21 en éventail. Arrivés à la passerelle de la Planette, le canyon est terminé. Il est 17h30. Nous avons mis 1h45 pour effectuer la descente. Enfin nous retrouvons le soleil. Nous nous changeons et prenons un peu de force avant d’attaquer la marche retour. Nous prenons le sentier qui nous ramène à Gavarnie, ensoleillé au début… puis passant à l’ombre. En chemin, nous avons une magnifique vue sur la grande cascade du cirque de Gavarnie. En route, nous croisons  les troupeaux de moutons appeurés. Il est 19h00 quand nous arrivons au camion qui nous attend au parking des granges de Holle … les autres parkings de Gavarnie étant payants. Valérie est gelée, malgré le rythme rapide de la marche. Il nous faut désormais rentrer sur Toulouse. En conclusion, le canyon est mignon, mais le jeu n’en vaut pas la chandelle 4h de marche pour 1h45 de descente !!!!


Et voilà comment se termine ce week-end dans les canyons de Gavarnie et du pays Toy : des points de vues magnifiques, une eau fraîche (mais qui a dit « froide »?) et des pratiquants enchantés ;-)


Canyons parcourus :

- Saugué sup (4.4.II) 

- Saugué inf (5.4.III)

- Ossoue sup (3.2.II)

- Tourettes sup (3.3.II)



 
10-15/08/19 - Canyons de la Vallée d'Ossau (64)
Écrit par Jean-Philippe   

La 1ère visite du club en vallée d’Ossau remonte à tellement longtemps que la plupart des participants à ce séjour découvraient le secteur. Ils ont aussi eu la joie de découvrir la météo, parfois capricieuse, de ce petit coin de Béarn cher à Henri IV et aux curistes venus ici trouver depuis plusieurs siècles des eaux généreuses, « chaudes » comme « bonnes ».

Mais notre petit groupe n’était pas là pour profiter des bienfaits des spas et autres piscines, mis à part celles qui sont naturellement creusées dans les gorges du coin.

A peine arrivés le samedi 10 août que le 1er canyon est en approche : le Soussouéou. Pascal, Jean-Luc, Guerric, Lionel et Jean-Phi accompagnés de Caro et Léa le temps du pique-nique se retrouvent rapidement dans un véritable aqualand parsemé de toboggans, cascades et marmites déversantes. Le niveau d’eau est conséquent et le temps est bon. Tout le monde prend la température (fraîche) du secteur et profite au maximum car la météo des prochains jours n’est pas très réjouissante.

En effet, le dimanche matin au réveil, tout le monde fait grise mine : il n’a pas arrêté de pleuvoir toute la nuit, les canyons doivent être impraticables. Nous voilà quand même rapidement sur la marche d’approche du petit canyon de Cap de Pount, d’où on a pu apercevoir furtivement le « Jean-Pierre », alias le « Pic du Midi d’Ossau » qui nous contemple du haut de ses 2887 mètres. Il faut se rendre assez vite à l’évidence et même en plein brouillard, le grondement des cascades finales nous laisse peu d’espoir de pouvoir aller tremper nos combinaisons aujourd’hui. L’eau est …. mouvementée, couleur chocolat et avec un débit plus que gros et sportif à la fois. Après un rapide pique-nique, on décide d’aller continuer nos repérages vers le bois de Besse. Ce canyon doit certainement couler vu ce qu’il est tombé (et vu ce qu’il continue à tomber). Bingo, après une courte mais raide marche d’approche, on arrive au début du canyon où un petit débit est constaté. Ce sera donc l’objectif du lendemain.

Après une lecture minutieuse du topo pour repérer les nombreux obstacles et les parties les plus engagées, l’équipe renforcée de Vincent s’engage dans ce « monstre » de l’Ossau avec la ferme intention de le parcourir en intégral. Ce canyon est vraiment très beau, avec des partie très étroites et esthétiques. Il demande une bonne condition physique et de bien enchaîner les rappels et divers obstacles. Et pour bien terminer la course, une traversée du Gave termine la journée afin de revenir aux voitures. Une fois la navette effectuée, nous voici de retour à l’auberge où l’aubergiste commence par nous rappeler qu’il faut respecter les horaires si on veut manger chaud le soir !!!!  Lui, il ne connaît pas trop le mot « bienveillance » car on l’avait prévenu de notre retard au moment de la navette. Du coup, on passera le reste de la semaine en mode « nuit – petit-déjeuner » dès qu’on le pourra, privilégiant aller dîner dans un autre resto le soir (de toute façon, on est preque les seuls dans cettte auberge avec quelques randonneurs et quelques cyclistes et ils ne font pas la cuisine le soir pour si peu de monde, nous conseillant d’aller dîner dans un resto « partenaire » - bon conseil qu’on suivra à la lettre).

Le 4ème jour pointe le bout de son nez qu’on a qu’une envie : fuir la pluie et la grisaille qui s’installe un peu trop à notre goût dans ce fond de vallée. Direction le col du Pourtalet pour parcourir le canyon de Tourmoun (sans commentaire, sympa mais court et avec pas mal de marche glissante). Après un passage (obligé) par les « ventas » pour quelques provisions, nous voici versant espagnol sous le soleil pour le pique-nique. Direction ensuite le canyon de Gorgol sous les conseils de Lionel, lui qui l’a déjà parcouru quelques semaines plus tôt lors du mini-séjour dans le secteur de Torla. Le canyon est rapidement parcouru. Beau, court et très sympa. On en redemande des descentes comme ça, aquatiques dans des gorges très esthétiques. Le soir, c’ets avec un petit pincement au coeur qu’on repasse la frontière, en espérant que ce n’était pas la seule journée ensoleillée de la semaine.

Loïc rejoint la fine équipe donc au complet pour la 5ème journée de ce séjour. Au programme : Bitet Sup et Bitet Inf. Rien que ça. La partie Sup n’est presque jamais parcourue alors que la partie Inf ressemble à un aqualand naturel plutôt austère par gros débit. Le 4x4 de Vincent nous permet d’éviter une approche raide jusqu’au départ du Bitet Inf. On repère le niveau pour l’après-midi et nous voilà partis pour l’approche du Bitet Sup. On ne sera pas déçus : canyon de montagne aux paysages « montagnards » mêlant estives vertes avec pâturages au pics encore enneigés. L’approche du canyon se fait au niveau de la grande cascade d’Isabe, à noter pour un prochain séjour (dépose en hélico obligatoire). Ce canyon est esthétique, étroit et avec des couleurs plutôt vives et claires. La sortie sous le soleil est magnifique, avec une très belle vue sur la vallée du Bitet. Après un retour mené au pas de course et un pique-nique vite avalé, c’est l’heure d’enchaîner avec la partie Inf du Bitet, après avoir salué Vincent sur le départ pour d’autres aventures estivales. C’est donc à 6 qu’on parcourt ce très beau canyon engagé. Certains passages techniques sont vite gérés, d’autres nécessitent quelques sondages ou repérages pour essayer de les passer dans l’actif sans trop se faire peur … et sans trop se faire mal aux fesses (certains « toboggans / cascades » donneront des souvenirs au groupe pour quelques années). La sortie du canyon se fait au milieu de quelques groupes d’espagnols ou de locaux, on a tellement bien géré le timing qu’on fait la descente jusqu’à la grande cascade en solo, personne devant et personne derrière à nous presser.

Le dernier jour du séjour arrive et un « petit » canyon est au programme : le Canceigt. C’est presque un canyon de type « spéléo », sombre par endroits avec des formations géologiques particulières. Il sera vite envoyé, tout en prenant quand même le temps de l’apprécier à sa juste valeur.


7 canyons ont été parcourus pendant ce séjour :

- Besse 4.3.V

- Bitet Inf 4.3.IV

- Bitet Sup 3.3.II

- Canceigt 3.3.III

- Gorgol 4.4.III

- Soussouéou 3.3.II

- Tourmoun 3.3.II



 
03-04/08/19 – Canyons du Canigou
Écrit par Jean-Phi   

Ce week-end de début août n’aura jamais aussi bien porté son nom : Canigou. Ce mot nous a trotté dans les têtes pendant les 2 journées et même bien avant dans la semaine lors de la préparation de la sortie. En effet, le 1er week-end d’août a lieu à Vernet les Bains le traditionnel Championnat du Canigou, trail qui voit 1000+ personnes venir se confronter au plus célèbre des sommets des Pyrénées Catalanes. Je passe la préparation du week-end avec des hébergements pas disponibles ou saturés de traileurs, le casse-tête des encadrants pour essayer d’aller dans les eaux tumultueuses et sauvages du Cady malgré la course….. tout s’est finalement bien déroulé… globalement.

Globalement, car on peut quand même déplorer pendant ce week-end d’avoir dû secourir un groupe dans le Cady (une cheville cassé dans un groupe encadré par un pro nous aura fait perdre beaucoup de temps, sans compter l’accompagnement du reste du groupe vers la sortie, encadré par un stagiaire pro).

Globalement, car on a quand même frôlé l’accident dans le Cady, avec un niveau d’eau conséquent, de la roche qui glisse …. et des articulations qui se font ressentir jusqu’au plus profond de chacun.

Globalement, car la fatigue de la semaine ajoutée à une grosse journée de canyon le samedi dans le Cady a failli dégoûter certains de continuer à canyonner pendant l’été.

Et au final, ce fut 3 canyons descendus : le Cady le samedi en 2 groupes (sauvage, aquatique, joueur mais piégeux), Molitg le dimanche matin pour les plus motivés (court mais très beau avec une sortie par un ascenseur digne des meilleurs films des bronzés font du canyon) et le Llech le dimanche en début d’après-midi pour bien terminer le week-end (no comment, as usual).

De l’avis de tous les participants, il faudra éviter de repositionner ce week-end le 1er du mois d’août si on veut pouvoir descendre les canyons autour de Vernet sans la meute des traileurs … sauf si certains sont motivés par un aller-retour au Canigou à la frontale le dimanche matin avant d’aller se tremper dans les canyons du coin. Pour le savoir, rendez-vous l’année prochaine ;-)


Les canyons parcourus :

- Cady 4.5.III

- Molitg 3.3.II

- Llech 3.4.III

La vidéo du week-end. merci Loïc ;-)


Les photos: merci à Valérie, Jean-Luc et Jean-Phi


 
20-21/07/19 – Ariège entre découverte et aventure
Écrit par Jean-Phi   

La sortie canyon dans le Vicdessos a été organisée les 20 et 21 juillet. Le lieu se prêtant très bien à l’initiation, plusieurs membres avaient répondu présent le samedi pour faire découvrir l’activité à des amis et/ou membres de la famille.

Ainsi, 6 personnes ont pu découvrir le canyonisme dans l’Argensou et le Marc, accompagnées de 5 adhérents du club. Les descentes en rappel ont permis de se mettre en confiance et les sauts, toboggans et autre tyrolienne ont ainsi pu passer sans encombre. Les visages radieux en disaient long le samedi soir sur le plaisir ressenti à parcourir les canyons du Vicdessos. Bienvenue dans le monde du canyon à Laureen, Esther, Pierre, Romain et les 2 Arnaud. On espère vous retrouver très vite.

Après une nuit au campig La Vernière, ce sont 5 courageux qui s’élancent en direction du canyon de l’Estats… mais qui ne seront bientôt plus que 3 à aller finalement barboter dans le canyon de l’Artigue. En cause : une cheville récalcitrante pour l’un, une fatigue accumulée pendant la semaine pour l’autre …. et un niveau d’eau dans l’Estats jugé encore un peu fort pour pouvoir y descendre sereinement.
La traversée Estats – Artigue en rive droite de l’Artigue aura permis de sortir le GPS pour vérifier que la sente suivie était bien celle indiquée sur les cartes et n’ont pas qu’une vague sente de sanglier.

L’Artigue était comme on pouvait s’y attendre en mode « aqualand », avec un entremêlement de groupes de pro, de clubs et d’individuels. Notre petit groupe de 3 n’a pas eu trop de mal à se frayer un chemin, passant même sur les cordes d’un groupe rencontré le matin au parking de départ.

Pour conclure, le week-end s’est terminé à la terrasse d’un bar de Vicdessos, devant la TV où les coureurs du Tour de France en terminaient avec l’étape ariégeoise de ce Tour 2019.


Canyons parcourus:



 
27-30/06/19 - Broto
Écrit par Lionel   
On se retrouve mercredi soir sous une chaleur écrasante au Leclerc de Roques pour le départ de ce week-end canyoning dans le secteur de Torla / Broto.
Après une pause pique-nique après Saint Lary, on arrive vers 22h45 au camping Oto à Broto pour l’installation du campement.


Jour 1
Réveil 8h, Stéphane et Lionel ont été surpris par la fraîcheur de la nuit malgré la canicule annoncée, on appréciera la fraîcheur des nuits par rapport à la fournaise des journées.
Départ à 9h pour le canyon de Gorgol, 20 minutes d’approche dans la forêt et…une demi-heure de descente. Un joli encaissement suréquipé. Nous avons droit à un contrôle de la Guardia Civil sur la fin de la marche retour au camion. On ne l’intéresse pas étant donné que nous ne sommes pas « pro » mais on aura eu le temps de se demander si on avait loupé une réglementation particulière...
11h15, on décide de faire la route vers le canyon d'Os Lucas et de le descendre avant de manger. Changement d’ambiance sur la marche d’approche, pas un arbre sur une montée de trente minutes où la canicule se fait sentir. On descend ensuite 10 minutes en forêt pour rejoindre l’entrée du canyon. Et, dixit Gaëlle, "là c’est trop beau !".
Découverte du flysch, roche en strates de marnes et de grès, pas le top de la solidité mais très joli.
L’eau est turquoise, la descente est belle. On arrive à une cascade fractionnée où on rencontre une couleuvre vipérine. Fin de la descente, on pique-nique à l’ombre.
Vue l’heure, on décide d’enchaîner direct sur Furco. Vue la chaleur, Stéphane nous attend au frais à la sortie du canyon. On cherche l’ombre sur les vingt minutes de l’approche et nous voilà arrivés. On s’équipe et c’est parti dans l’étroiture. Enchaînement de beaux rappels et toboggans pendant une demi-heure avant de retrouver Stéphane à la dernière vasque. 
Fin de la journée, 3 canyons, 3 ambiances complètements différentes, belle première journée. 
Retour au camping, le temps d’étendre les combis et on file se réhydrater avec une cerveza, reprendre des forces avec quelques tapas et bocadillos. 
Laure nous rejoint vers 23h, malheureusement un peu tard pour nous expliquer que bocadillos ne veut pas dire tapas mais sandwich...


Jour 2
Objectif Sorrosal dans les deux sens. 
Une via ferrata le matin tant qu’il ne fait pas encore trop « chaud » pour remonter au bord de la cascade. Baptême de via ferrata pour Stéphane et Lionel, bilan : deux convertis !
On récupère le camion de Gaëlle laissé le matin même à Fragen pour aller manger. 
On décide de profiter de la fraîcheur du canyon en faisant l’intégrale du canyon. Un rapide repérage et on se lance, de toute évidence pas sur le bon chemin. Après 30 minutes de bartassage, on arrive dans le lit du Sorrosal. 
On s’équipe et c’est parti. La descente vaut le coup, on est contents d’avoir pris l’option intégrale. On profite de la fraîcheur des biefs. La première partie moins parcourue est assez bien équipée pour éviter les mouvements d’eau. La seconde laisse à désirer pour un canyon aussi fréquenté. On arrive après 2h30 de descente à l’enchaînement final. Une superbe cascade fractionnée en trois parties pour éviter les frottements avec vue sur Broto. 
Fin de cette seconde belle journée de canyon. Retour au camping, on étend le matériel, on partage un melon et on file se rafraîchir avec quelques canas lemon avant une bonne nuit bien méritée. 


Jour 3
Réveil 8h, on ne change pas un horaire qui gagne !
Direction Bergua pour deux canyons, Bergazo avec une quinzaine de rappel puis une randonnée aquatique avec Forcos
Stéphane décide de nous attendre à la fin du 1er canyon. La marche est suffocante et à l’arrivée un filet d’eau. Laure et Gaëlle décident de laisser les combis dans le sac, Lionel met le bas. Une seule restera sèche...
Joli mais super glissant et pas hyper bien équipé. 
On retrouve Stéphane pour une petite chaude marche qui monte avant d’arriver au départ de Forcos. 
On prend le temps de s’hydrater et de se restaurer, il y en a besoin. Puis on enfile les combis, sans le baudrier cette fois, et on saute dans le ruisseau. Le début du canyon est magnifique, une superbe étroiture. Tout le monde est conquis. Nous croisons d’innombrables grenouilles et tritons. Puis le canyon s’ouvre sur une marche en rivière, la chaleur se fait sentir, on est contents d’arriver. 
On récupère le camion puis retour au camping. 
Nous profitons de ce dernier jour à Broto pour se faire un restaurant et aller voir Sorrosal illuminé de nuit…échec, les lumières sont éteintes. 


Jour 4
Dernier jour, réveil à 7h30, on plie le campement et on part en direction du canyon de Foz de la Canal. Arrivés à 10h30, Stéphane reste au camion pour se reposer. Laure nous dit au revoir sur le parking du canyon après nous avoir fait la navette. La marche d’approche est faite en 20 minutes, on s’équipe et c’est parti pour clôturer ce beau week-end. 
Le canyon est ultra glissant en petit débit correct. On rattrape un guide avec son groupe au grand rappel. L’amarrage rouillé rive droite ne donne pas envie de doubler à cet endroit. On patiente puis on termine le canyon tranquillement. L’enchaînement des deux derniers grands rappels est très beau. 
Retour au parking, on love les cordes, on range le matériel puis on part reprendre des forces avec une belle entrecôte sur la route. 


En un mot, un beau week-end avec des canyons très variés. Nous avons bien fait de faire les canyons les plus connus du secteur en semaine avant l’arrivée des canyoneurs le week-end.




 
08-12/05/19 - canyons du massif dels ports
Écrit par Typhanie et Gaëlle   

Avec le 8 mai en milieu de semaine, il fallait pouvoir poser deux jours pour faire un long week-end. C'est donc dans ces conditions que Gaëlle nous a concocté un séjour de 5 jours dans le massif d’el port aux petits oignons.

Nous étions 8 : Gaëlle, Brigitte, Christian, Pascal, Jérôme, Fred, Guerric et Typhanie.

Après 6h de route (sauf pour Brigitte et Christian, les malins sont partis la veille), nous nous sommes retrouvés sur le parking de Canaletes au bout de la piste. Après avoir mangé, nous sommes partis pour le plus beau canyon du secteur. Le canyon est côté v2a4II. Nous avons marché 30 minutes puis nous sommes arrivés au bas de la grande cascade de 22m. Quelques-uns prirent peur avec l'essaim d'abeilles volant de Pascal qui nous a rapporté de belles vidéos. Et c'est parti pour une très belle descente ludique dans une magnifique eau transparente verte un peu fraîche mais sans plus. Nous avons débuté par un saut, puis se sont enchaînés de la marche et de la nage dans les vasques. Nous avons trouvé un petit siphon bien sympathique et tout court. Nous avons ensuite traversé le chaos obscur et nous avons aperçu le siphon long mais sans voir la fin. Une petite corde a été posée pour ceux ne voulant pas faire un joli saut ciblé. Un seul rappel obligatoire au total.
Nous avons renoncé à faire Cubars inf à la vue d'une vasque croupie.

Nous reprenons la route pour rejoindre le camping. Nous avions deux bungalows avec des belles terrasses qui nous ont bien servies pour les apéros et les repas. Les bières n'étant pas fraîches, nous sommes partis à la recherche d'un bar à Arnes. Après plusieurs tentatives et dans les ruelles étroites nous trouvâmes notre bonheur, un petit bar ne payant pas de mine de l'extérieur mais une fois passée la porte d’entrée, la vue était splendide sur le massif et sur « monument valley ». Après un apéro bien mérité avec le levé matinal, Brigitte et Christian nous avaient préparé un délicieux poulet coco.

Jeudi matin nous sommes partis vers 8h pour faire deux canyons de l'autre côté du massif à 1h de route mais à seulement 12km à vol de drone... Ximenot v4a1IV et Vallfiguera v3a1III. 
Nous nous sommes préparés avec un vent à décorner les bœufs puis nous sommes partis pour une belle marche d'approche d'une heure à travers les falaises. Après avoir rejoint le haut de la cascade de 30m, nous nous équipâmes en mode canyon sec pour deux beaux canyons avec des belles étroitures et des rappels qui s'enchaînent bien. Guerric et Pascal se sont dévoués pour descendre dans la vasque piège et faire la remontée sur corde pour installer un guidé du bas.
Nous avons terminé tranquillement le canyon puis nous avons repris des forces pour la marche retour donnée en 1h qui commençait bien raide. Le vent du matin nous a manqué dans la remontée...
C'est une belle marche retour où nous avons eu une belle vue sur le massif et sur la mer. 
Une voiture est partie repérer la piste pour le samedi pour voir si celle-ci passait avec les voitures disponibles, puis nous nous retrouvâmes tous au camping pour l'apéro suivi d'une délicieuse piperade cuisinée par Gaëlle et Typhanie, commentée par l'expérience culinaire de Christian.
Nous avons mis l'ambiance au camping avec les jeux de Guerric. Meu meumeumeu et hi han, un super jeu de cartes ! On a bien ri ! Nous avons fini la soirée en coinçant des terroristes qui voulaient faire exploser des bombes grâce à 3 vaillants policiers.

Vendredi, départ vers 8h30 pour faire un canyon non référencé sur DC mais sur la carte de Gaëlle, Cantavella, canyon sec pas loin du camping. Partis pour 1h de marche d'approche à travers les falaises et arbustes, nous avons finalement mis plus de temps car la rando n'était pas si simple que ça. Nous arrivâmes à un premier canyon mais Gaëlle a senti rapidement que ce n’était pas notre canyon. Pascal a essayé de rivaliser avec les vautours à l'aide de son drone. Premier record d'altitude et de distance avec ce dernier. La falaise plongeait bien et le premier relai semblait finalement être plus un relais d'escalade. Nous avons donc poursuivi notre marche d'approche grâce aux données GPS de Gaëlle 2.0. Le canyon commençait par un rappel où il faut faire attention pour ne pas se coincer le bras ou la main. Certains ont essayé de ne pas se mouiller les pieds dans les petites vasques mais le challenge n’était pas évident ! Les rappels étaient bien sympas et nous avons terminé par un rappel de 40m. Nous sommes revenus par une piste tout mignonne longée par des champs de coquelicots et d'oliviers.

Après une petite réflexion (analyse des courbatures, douleurs aux pieds, motivation...) Gaëlle, Pascal, Jérôme et Guerric sont repartis motivés pour un deuxième canyon tandis que les autres sont rentrés pour papoter et se reposer au camping.

À environ 10 minutes de route, la petite troupe est partie à l'assaut du salt del vent. L'approche a commencé par une jolie marche le long de la rivière avec une couleur vert clair à s'y baigner puis les choses sérieuses ont commencé. Petit point réflexion pour déterminer lequel des 3 canyons (distribués sur 100m de falaises) allait être descendu, puis la marche d'approche s’est poursuivie avec une via ferrata de 20m dans une belle étroiture. Y a pas à dire, la ligne droite, c'est le chemin le plus court pour arriver en haut ! Une belle vue sur le massif a récompensé la troupe. Le canyon commençait dans les arbustes pour arriver dans une belle faille où il fallait faire bien attention aux chutes de pierres. Une petite purge du premier relai a sécurisé la suite de la descente. S'ensuivit un bel enchaînement de rappel de 10 à 35m en passant une fois par-dessus, une fois par-dessous les blocs coincés entre les parois. La marche de retour a été courte et bien jolie.

Nous nous retrouvons pour l'apéro où la soirée a alors commencé avec des énigmes : c'est un jeu qui se joue à trois (1,2,3 pas comme la ville)… puis par c'est 3 nains qui passent par la forêt… nous continuons sur le repas avec les pâtes carbonara de Guerric et Fred qui nous rempliront bien l'estomac.

Samedi nous sommes retournés de l'autre côté du massif et, après 2h de route et ses 11km de piste, nous nous sommes garés sur le parking de Paridora V3a2II où un groupe de canyonneurs espagnols se préparait. Nous envoyâmes Fred en éclaireur et nous sommes finalement passés devant eux avec leur accord. Ce furent les seuls canyonneurs croisés sur le séjour. Nous avons speedé un peu sur le début du canyon pour ne pas déranger nos suiveurs. Pas mal de rappels de 20m, de la marche puis de nouveau des rappels. Il n'y avait pas beaucoup d'eau mais nous avons réussi à sauter à 3 endroits différents. L'eau était plus fraîche que mercredi mais c'était appréciable. En ayant trouvé le graal (9 et mousqueton oubliés l’avant-veille par déclic aventure), nous mettons 3h à la place de 4 dans le canyon. Nous nous sommes ravitaillés avant d’attaquer la marche retour de 1h qui semblait plus costaud que les autres jours. En effet, on a escaladé puis de-escaladé puis on s'est accroché aux rochers et aux racines pour grimper. Nous n'avons pas eu froid…

Nous sommes ensuite rentrés au camping pour le goûter qui a été merveilleusement bien préparé par Brigitte. Des crêpes bretonnes, des fraises miam-miam ! Certains sont partis se reposer, d’autres ont continué de discuter en bougeant en fonction du soleil et du vent.

Le restaurant n'était pas loin du camping, nous étions les seuls clients mais qu'est-ce qu'on a bien mangé ! Nous avons tous pris un menu, 4 ont opté pour une paella de la mer, 3 autres pour les côtelettes d'agneaux et une pour le lapin. Avec tout ça, nous avons dégusté de la salade, des tomates avec du pain grillé, des poivrons, du fromage de chèvre, de la charcuterie du pays et bien sûr il fallait finir avec un dessert et un café sans oublier l'eau et le vin. L'ambiance espagnole dans la cuisine en disait long sur la bonne humeur qui imprégnait le lieu, avec en prime une vue sur monument valley!

Dimanche matin, ce n’est finalement qu’une seule voiture qui a pris le départ pour le dernier canyon du week-end. Les autres préférant soit se reposer soit rentrer pas tard sur Toulouse.

Merci à Gaëlle qui a assuré au niveau organisation : demandes d'autorisation pour faire les canyons du parc, repérages sur les cartes, traces GPS, points exacts pour se garer aux parkings. Nous ne nous sommes jamais perdus alors que certains oui…

Merci aux différentes personnes responsables des apéros !

Merci à tous les participants pour ce beau week-end chaleureux et à la prochaine !

Typhanie



A moi de compléter ce récit par celui du dernier canyon du séjour pour 3 motivés : Glorieta, plus ou moins sur la route du retour ;-)

Entrés par l’affluent, deux rappels nous déposent à l’entrée d’une mini-grotte où le soleil donne un côté féerique aux jeux de lumière. La quinzaine de minutes de marche en blocs qui suit, en plein soleil, nous remplit d’un doute : va-t-on trouver de l’eau ??? trop chaud, j’enlève le haut de combi, puis surprise, deux vasques plus loin, je le remets, l’eau apparaît ! Verte, translucide et bien fraîche, les résurgences promises sont là !

Et le mystère est levé : les groupes croisés au parking et partis en combi avant nous commencent le canyon ici. L’entrée par l’affluent aura permis qu’ils prennent de l’avance et qu’on se croit seuls au monde, c’était le bon plan.

2 heures plus tard, on aura profité de sauts, de toboggans et de beaux rappels, le tout sculpté dans le tuff et avec vue sur mer, parfait pour clôturer ce (long) week-end !

Gaëlle






 
20-22/04/19 - La Pobla de Segur
Écrit par le bungalow 13 (Typhanie, Gaëlle, Laure et Lionel) et Valérie   

Nous nous retrouvâmes le vendredi 19 avril au camping de Senterada afin de profiter de ce long week-end de Pâques dans les canyons catalans.

Vu l’affluence record pour ce séjour, on scinde en deux groupes l’effectif : d’un côté Cathy, Sandrine, Typhanie, Gaëlle, Laure, Lionel, Jean-Luc et Stéphane et d’autre part Carine, Valérie, William, Guerric, Frédéric, Vincent, Benoit et Pascal.

Groupe 1

Samedi départ 8h30 pour Llenguadera y del diable : 20min de marche d’approche, 4h de descente, 5min de marche retour (sauf pour Jean-Luc qui a trouvé un raccourci 2 minutes plus long…). C’est un bel encaissement en conglomérat cependant un peu gâché par le nombre de charognes rencontrées à tous les stades de décomposition, à noter la longueur de ce canyon avec pas moins de 4km entrecoupés d’une dizaine de rappels.

Retour au camping pour pique-niquer au chaud avant de prendre le plan B avec les motivés, nous partirons donc pour Pinyana (V3.A2.II) : 20min d’approche, 1h15 de descente, 10min de retour et 3km de navette. Cependant pendant la montée vers le parking amont, nous nous rendons compte que la deuxième voiture trop basse ne montera pas étant donné le mauvais état de la piste. Pas le temps de faire l’approche à pied, du coup Laure se propose de faire la navette pour que le reste du groupe puisse découvrir ce très bel encaissement avec 2 rappels et 1 saut. Dommage qu’il soit si court…

Retour au bungalow vers 18h30. S’en suivra un apéro commun dans le bungalow 12.

Départ 8h dimanche matin à la découverte de l’Infern (V3.A2.III) : 1 tyrolienne, 50min d’approche, 2h15 de descente, 1 tyrolienne et 5 min de retour. Nous commençons donc la journée par la traversée du collecteur dans lequel le canyon se jette grâce à une tyrolienne câblée installée pour les canyonneurs et les grimpeurs du secteur. S’en suit une bonne demi-heure de marche pour arriver à l’entrée du canyon. Après le moment difficile où l’on enfile les combis mouillées, nous rentrons vite dans le vif du sujet avec un premier rappel de 8m que nous équipons RD et RG pour laisser le choix à ceux qui veulent de passer hors d’eau. Après une section de marche, nous arrivons dans l’obstacle majeur qui fait la renommée de ce canyon : un magnifique rappel de 25m dans une grotte. Arrivé en bas, Lionel se met à la recherche d’un possible siphon qui amènerait dans une salle parallèle et rapidement l’entrée est trouvée. Avec ce débit (débit correct moins) le siphon est en réalité une boîte aux lettres de 40cm de hauteur sur 2m de longueur au bout de laquelle nous découvrons effectivement une autre facette de la grotte avec une jolie salle offrant quelques concrétions. Après quelques photos, nous sortons de la grotte par un autre rappel de 6m. Nous sommes désormais à l’air libre mais encore dans un très bel encaissement où s’enchaîneront de la marche en rivière entrecoupée de 4 ou 5 rappels plus ou moins arrosés… Nous arrivons au bout du canyon qui se jette dans le rio Noguera, nous remontons grâce à un petit chemin et quelques mains courantes jusqu’à la tyrolienne de retour qui nous permettra de traverser le collecteur.

Nous pique-niquons au parking où nous apercevons l’autre groupe qui part à son tour dans l’Infern.

Direction ensuite le canyon de Caramell (V3.A2.II) : 25min d’approche, 2h30 de descente, et 20min de retour. Week-end de Pâques oblige, une chasse aux œufs grandeur nature s’organise tout au long du canyon, aussi bien pendant les rappels que dans les périodes de cheminement. Nous commençons par quelques rappels secs avant de rejoindre un affluent grâce à un beau rappel de 25m avec vasque suspendue. Nous profitons de l’eau fraîche (ce canyon étant alimenté par des résurgences, le débit augmente en même temps que la température de l’eau baisse), quelques toboggans, de jolis encaissements avec des petits rappels et désescalades plus ou moins faciles, des salamandres et tritons.

Retour au camping pour 19h et ce soir c’est resto au bar du camping : bonne ambiance générale où la température est vite réchauffée grâce aux plaques chauffantes posées sur la table pour les entrecôtes (à moins que ce ne soit à cause du vino tinto !)

Lundi matin départ 8h30 après avoir nettoyé les bungalows et chargé les voitures. Après avoir initialement pensé faire le canyon de Boixols, finalement jugé trop aquatique vues la température extérieure et la fatigue accumulée, nous prenons la direction d’Estavill : 15min de marche d’approche, 2h de descente, 10min de retour et 6km de navette… Petit canyon sans prétention avec un début pas franchement engageant : après 5 grosses minutes de bartassage pour rejoindre le ruisseau (de boue…), nous nous frayons un passage tant bien que mal pour arriver sur un beau rappel d’environ 25m en conglomérat rouge, s’en suit une grosse portion de marche avec de rejoindre un bel encaissement assez continu avec rappels et désescalades... Nous nous changeons, faisons la navette et rejoignons l’autre groupe au camping pour un dernier pique-nique en commun qui clôturera le week-end avec de reprendre la route.


Groupe 2

Notre groupe est constitué de : Pascal et Benoit à l’encadrement, Guerric, William et Carine (les namoureux) , Frédéric, Valérie et Vincent.


Pour le 1er jour du séjour,  ce sera départ à 8h30 pour les 2 équipes. Le réveil pique un peu pour un samedi, mais nous avons décidé de profiter pleinement de cette journée qui semble être la plus ensoleillée de ces 3 jours. Pour le 1er canyon de la saison, nos encadrants ont choisi Pinyana histoire de nous mettre en jambe, un petit canyon très joli, mais tellement court que nous n’avons dû poser la corde que deux ou trois fois ! Une heure de marche d’approche, pour une heure de descente, c’est cher payé ! Nous restons sur notre faim et après un rapide pique-nique, nous nous lançons dans le Viu de Llevata. Magnifique canyon, donné pour 2h15 de descente, mais brrrr … un petit peu trop aquatique à notre gout, vues la température de l’eau  et  la météo. Coté timing, il nous faudra un peu moins de 3h pour faire le canyon, un timing correct pour un groupe de 8. Nous avons été suivis par un drôle d’insecte par moment   … je devrais dire un drone d’insecte !  … vidéo disponible en bas de cet article.

La remontée du Viu assez courte mais intense nous réchauffera un petit peu en attendant les douches brûlantes, libérées par l’autre groupe arrivé un peu plus tôt. Après un apéro monstre, le dîner sera donc léger et nous rejoignons vite notre lit car le réveil est prévu à 7h00 demain.


La météo de dimanche est maussade. Les combinaisons sont encore mouillées de la nuit. La motivation manque pour certains. Nos encadrants ont choisi un canyon bien moins aquatique pour ce matin. Ça devait être Barrancos de Llenguadera y del Diable, mais sur recommandation de l’autre  groupe qui y a fait des rencontres pas très agréables (carcasses d’animaux dans tous les états de décomposition), nous nous orientons sur Estavill, coté 1,8 sur DC.  Il s’agit d’un canyon dans le conglomérat … pas très engageant en première approche, avec un premier rappel non équipé que nous poserons sur arbre, pour arriver dans une petite vasque sale encombrée de feuilles…. Une bouse ? Puis nous arrivons rapidement sur le premier rappel de 30m, dans une magnifique étroiture dans le conglomérat rouge. Finalement, une belle surprise que ce canyon qui nous enchante tous et un bon choix considérant la météo ! En avançant dans le canyon, nous surprenons  une biche blessée à la patte arrière, qui effrayée, a réussi à franchir le dernier rappel de 2m sans corde ! cela nous rassure un peu quant à son avenir. De l’avis général, ce canyon mérite une note bien plus élevée.

En Après-midi, nous ferons Infern, LE canyon à faire dans la région :  un superbe encaissement avec une grotte exceptionnelle, coté 3,1 sur DC.

L’accès au canyon se fait via une tyrolienne qui nous permet de passer de l’autre côté de la rivière et d’atteindre le début du canyon. La descente dans la grotte est magique, au point même que j’ai la sensation de salir cet endroit et que j’ai peu d’abîmer les concrétions calcaires…. Mais sensation ridicule puisque ce canyon est archi parcouru par les groupes ! Cependant, nous serons seuls dans ce canyon, comme dans tous les autres d’ailleurs… un bonheur.  Retour par une tyrolienne, dont l’arrivée peut s’avérer un peu violente si aucune précaution n’est prise pour nous freiner …. N’est-ce pas Guerric!!!!

Retour au bungalow avant le restaurant. Ce soir, c’est Fiesta au restaurant du camping, avec une serveuse à la coupe de cheveux et à la démarche un peu surprenantes. Ils osent vraiment tout, ces espagnols ! Une belle histoire d’amour naîtra aussi ce soir, Frédéric a offert un magnifique tatoo a Jean-Luc … que cela dure longtemps.


Puisque le séjour se termine et que la pluie est annoncée en fin de matinée, notre groupe s’orientera vers le Bosc de Saradell pour le dernier canyon. Un petit canyon très court, coté 2,3 sur DC qui nous permet de terminer vers midi, juste avant la pluie, en parfaite synchronisation avec l’autre groupe. Frédéric tachera de nous convaincre une dernière fois qu’il est bien plus pratique canyonner sans sac, une corde enroulée autour du cou, mais sans succès !

Bravo l’encadrement pour ce timing parfait ! Nous mangeons au camping, avant de reprendre la route vers Toulouse... et pour d'autres, Paris 


Un secteur intéressant avec de nombreux jolis petits canyons



Les canyons parcourus :

Bosc de Serradell

Caramell

Estavill

Infern

Llenguadera y del diable

Pinyana

Viu de Llevata





 
1-4/11/18 - Vadiello et Cotiella (Espagne)
Écrit par Pascale, Michel, Valérie, Gaëlle, Loïc, Guerric, Vincent, Lionel et Jean-Philippe   


J1 : Lenases (3.1.III) et Palomo (3.2.II)

Apres une arrivée tardive le mercredi soir, la joyeuse troupe se retrouve après un lever matinal, objectif le canyon de Lenases, reconnu par Laure quelques jours avant. L’approche un peu paumatoire et piquante malgré le coupe coupe de Laure est magnifique. Une fois trouvé, c’est une belle cordée ininterrompue sur 30 rappels, telle une vague de canyonneurs descendant le canyon a une vitesse de 10 rappels/ heure ! A l’arrivée, on est seulement au début de l’après-midi, c’est alors que 2 groupes se constituent : le plus petit ira terminer la journée dans le canyon de Palomo et l’autre finira…. à la sieste !

Quoi, il y a un petit bijou à 15min du refuge ? Même s’il est 16h et que la nuit arrive vers 18h, 3 personnes se lancent dans le défi du canyon de Palomo. 50min de marche avec un départ soutenu (une mise en bouche des canyons suivants puisque ç’est le chemin de départ des autres canyons de vadiello) et un superbe passage en vire, aidés par la main courante installée pour la via Ferrata. Nous nous équipons avec à portée de main notre lampe frontale qui finalement ne sera pas utile . La descente du canyon se fera aussi en 50min chrono , à 3. descente dans les estrechos parfois parsemés de ferailles (les clavijas permettent un accès pour remonter le canyon en mode via ferrata). Retour à la voiture en 2min30 ! Une belle façon de terminer la journée pendant que certains font la sieste .


J2 : El diablo (4.1.IV) et Lazas (6.3.VI)

El Diablo... partie inf ! Les indications des topos sont succinctes (une fois au col, suivre la crête vers le Nord-Est) et les commentaires sur descente-canyon bien rares, mais après analyse minutieuse de la carte, on a repéré notre itinéraire. Réveil matinal, marche d’approche commune avec ceux qui partent dans Lazas, puis on se sépare, direction le fameux col ! On commence à descendre en essayant tant bien que mal de suivre l’azimut. Avant de plonger vraiment dans la pente, on s’équipe, et c’est parti... Une heure de bartassage entre maquis dense, dalles rocheuses et équipements de rappels sur arbre quand ça devient trop scabreux. A midi, on est trop forts, on a trouvé le premier amarrage, sur arbre ! Pause pique-nique pour fêter ça, on n’en revient pas d’être tombé dessus aussi « facilement » ! Un premier petit rappel, puis un 28 mètres qui en paraît plus, mais globalement ça colle avec le topo :-) Quelques obstacles plus loin et la passerelle de sortie en vue, il faut se rendre à l’évidence, on a zappé toute la partie haute du canyon... On se console en se disant qu’on a ouvert un accès à El Diablo Inf / un échappatoire à la partie sup ;-) Et puis, il fait beau, les abords du lac sont accueillants, on a quand même passé une magnifique journée !

Un jour un peu particulier, un jour où les mots vont à l'essentiel, c'est le jour de Lazas, le canyon qui semble laisser des traces (à entendre ceux qui s'y sont frottés)... La marche d'approche met dans l'ambiance, ce n'est plus le canyon familial de la veille. On s'engage dans des ressauts anodins mais nul n'est dupe : la sortie est dorénavant dessous, sans échappatoire. Un grand cassé de plus de 200m nous attends, avec ses 2 célèbres « relais plein gaz qui nécessitent de penduler ». On n’a pas tiré à la courte paille et il n'y aura pas de négociation : c'est Jean-phi qui s'y colle pendant que le reste de la troupe est longé à son arbre ou à sa chaîne à l'affût du coup de sifflet synonyme de derrière à positionner plein gaz. La descente s'enchaine plutôt bien malgré un rappel de corde difficile et on est rapidement en bas avec une sensation de soulagement et de devoir accompli. On finit les étroitures des étoiles plein les yeux en se retournant de temps en temps pour voir cette verticale magnifique et vertigineuse que les vautours survolent. Nul doute que cette descente de Lazas va laisser des traces, et ce soir, Jean-Phi, pas de doutes, t'es toujours le boss !


J3 : Escomentué (4.2.III), El diablo (4.1.IV) et Palomo (3.2.II)

Une journée sous les extrêmes ! La montée magnifique, d’anthologie, caractéristique du coin mais longue et difficile surtout avec l’équipement nécessaire et le départ à l’aube pour Escomentué. La journée s’annonce belle, ensoleillée mais … glaciale ! Une fois l’entrée facilement trouvée (pour une fois), nous commençons sous l’ombre du pic, par quelques rappels et vasques bien remplies. Heureusement, dès le grand cassé caractéristique des canyons de ce secteur, nous pouvons descendre avec un soleil salvateur. Enfin cela donne surtout des belles couleurs sur les parois en face ! A la fin de ce grand cassé et avant le final dans la faille descendante, nous pouvons manger sur une belle dalle ensoleillée. Enfin, une fois que Gaëlle, parée de plumes, se réchauffe en faisant une belle remontée sur corde. Une fois le repas terminé et de retour dans la faille, nous enchaînons les rappels pour finir sur une petite dernière remontée sur corde pour que Gaëlle garde la forme. Finalement nous finissons sur l’heure de marche en rivière en passant par le beau rappel sous cascade en grotte pour rejoindre les voitures.

Afin de ne pas pénaliser le groupe lors de l'ascension, JP avait "conseillé" à Vincent de partir avec le groupe qui allait faire le Barranco d’Escomentué. Le départ s'est donc effectué vers 6h45 dans la nuit noire après avoir néanmoins attendu Bernard alors que Gaëlle pestait pour ce retard. Pendant ce temps, le reste du groupe de El Diablo profitait d'un peu plus de la chaleur de leur couche :)) : leur départ n'étant prévu qu'une heure plus tard. L'ascension avalée, Vincent profitait du magnifique paysage sur le réservoir de Vadiello tout en se mettant à l'abri d'un petit vent frisquet et en observant le groupe qui se rendait vers le Barranco d’Escomentué. L'attente ne fut pas longue car moins de 15 minutes après le reste du groupe de El Diablo conduit par Laure pointait le bout de leur nez. Le temps de s’équiper et Laure prend la tête alors que Loïc ferme la marche. A la recherche d'un 1er amarrage, elle attaque la descente qui commence par une longue et vaste zone de rampes assez inclinées. Enfin, nous découvrons un premier amarrage mais en regardant vers le sommet, Loïc en trouve un autre ... zut, nous avons dû, nous aussi, en oublier quelques-uns en route. La descente se poursuit à travers un paysage inhabituel et désertique mais somptueux :)) Après quelques rappels dont le plus important d'une trentaine de mètres, nous atteignons une faille que nous désescaladons jusqu'à atteindre le point d'entrée dans le canyon par le groupe Jacuzzi qui s'était aventuré dans ce canyon la veille. Nous poursuivons alors notre progression dans un paysage différent avec beaucoup plus de végétation, quelques vasques sèches pour certaines dont l'une abritait le prince charmant de Laure déguisé en crapaud qu'elle sauva de son piège après diverses tentatives ... D'autres étaient heureusement en eau et permettaient de se rafraichir allégrement ... Toutes étaient cependant d'une exceptionnelle beauté digne d'une salle de bain :)) Le petit pont de bois (en fait, il est en fer ...) apparaissait enfin à nos yeux et signifiait la fin du canyon : le Barranco de El Diablo était vaincu, partie Sup, Intermédiaire et Inf ... Une petite halte sous le soleil au bord du réservoir de Vadiello pour se sustenter et nous déséquiper puis nous rejoignons le camion de JP. Alors que JP et Vincent rentraient au refuge, Laure, Lionel et Loïc partaient pour le Canal de El Palomo, mais ça, c'est une autre histoire !!!

Pas encore rassasiés par la descente de El Diablo, l'équipe des 3 L, Laure, Lionel, Loïc bifurque vers le canyon / via ferrata de Palomo. Après une courte montée, une main courante permettant d'accéder au départ du canyon nous attend. Les nombreux pics de fer de la via ferrata dénaturent un peu ce canyon qui présente pourtant une belle étroiture. La descente est rapide, les rappels s'enchainent. Bref un bon complément pour poursuivre l'aventure après le canyon d'O Ciego dont l'arrivée correspond au départ de Palomo. La remontée en via ferrata peut aussi être conseillée pour la découverte de ce canyon.


J4 : Gallines Inférieur (5.1.II)

La dernière journée de notre mini-séjour démarre sous un ciel gris voire pluvieux et froid. Après un rapide tour des envies la veille au soir, la décision de changer de secteur pour se rapprocher de la frontière française avait été prise. Direction le Cotiella et la descente du canyon de Gallines (partie inférieure) pour ceux et celles qui étaient encore bien motivés et n’avaient pas d’impératif concernant l’heure de retour. Après un trajet où tout le monde a pu compter les moutons (aux sens propres comme figurés), nous voici sur le parking aval du canyon. La vue sur la dernière cascade de 90m est magnifique mais a du mal à nous réchauffer. On évite de regarder la température affichée par les véhicules pour ne pas se laisser aller à l’abandon de cette dernière course du séjour … et sans doute pour la plupart la dernière course de l’année. Après une navette longue et mal aisée, les premières cascades sont en vue. On évite autant que possible de passer dans l’eau pour la partie la moins intéressante. Au passage, on se console du froid en se disant que si l’idée de faire demi-tour nous passe par la tête, on aura au moins découvert un super coin pour ramasser des champignons tellement on en voit au bord du canyon. Mais on n’a pas le temps de gamberger que nous nous retrouvons déjà dans des vasques au bas de courts rappels, à l’eau bleue et à la roche d’un marron délavé couleur sable. Quel magnifique décor pour cette descente « en sous-bois ». La descente prend toute sa consistance quand les 2 derniers rappels sont en vue : une C35 avec départ en goulotte nous amène, après un passage sous le jet, au départ de la C90. Peu de mots seront échangés à l’amarrage, mis à part des « oh », des « ah » et des « fais pas chaud quand même ». La descente de cette grande cascade se fait avec un niveau d’eau faible mais bien présent, juste de quoi vous sentir glisser comme dans un toboggan interminable de plusieurs minutes. A mi-pente, certains font coucou depuis une fenêtre du tunnel, film à l’appui. Les cordes récupérées, un large sourire illumine tous les visages : on l’a fait, c’était super. Et au fait, on mange quand et où pour se réchauffer ?



 
21/09-06/10/18 - La Réunion
Écrit par Les 8 zoreilles   

Le TI journal de la Réunion


Une équipe de 8 Jacuzzistes bien entraînés pour affronter les canyons Réunionnais, réputés pour leurs difficultés et leurs dénivelés !

Le 21/09, nous embarquons à Blagnac l’après-midi pour St Denis à la Réunion en faisant une halte à Orly avec Air France. Le voyage se fait de nuit…

Au petit matin, le 22/09 nous voilà sur place: récupération des véhicules, état des lieux de notre maison à la Saline. Au repas de midi poulet grillé et salade à la façon Créole bien sûr ! Nous profitons de l’éruption du Volcan : Le piton de la Fournaise pour immortaliser ce moment. En route pour le Volcan, notre Traffic montre des signes de faiblesse jusqu’à nous laisser en carafe en bordure de route… Et bien nous finirons en taxi pour arriver juste avant le coucher de soleil sur le volcan. 

Le dimanche 23/09, on se pose pour préparer notre départ vers le cirque de Cilaos. On part sur 3 jours et 2 nuits. Toute l’équipe se met en jambe avec une petite randonnée à Cap Noir avec vue sur Mafate. Sous un soleil bleu azur, nous partons à la rencontre de ce premier cirque. Et l’après-midi c’est tunnel de lave, plage dans le Lagon pour certains et pour d’autres le marché de l’Ermitage et baignade à la piscine.

Le 24 à 6h du matin depuis la Saline, on est dans le vif du sujet : Fleur Jaune intégral avec navette à Cilaos. Fini la détente, on est là pour 10h de descente vertigineuse, nous avons descendu un rappel de 93 mètres en fil d’araignée !!! Un bloc entre 2 parois donnant sur la rivière en contre bas c’est ça la Réunion. C’est juste énorme ! Pour les fleurs jaunes, on a cherché mais jamais trouvé. Nous avons regagné notre Ti Cabanon à Cilaos après une marche mémorable qui vaut à elle seule le détour avec son chemin de rando. Puis c'est repos bien mérité et un repas local (saucisse rougail, poulet à la vanille, cari d’agneau… et bien d’autres spécialités comme la DODO et les glaces bien sûr…).

Le 25 petit départ à 8h depuis notre Cabanon pour Bras Rouge sur le cirque de Cilaos. Une approche très longue car la partie supérieure était très escarpée. Nos traces GPS ne correspondaient plus à la zone quelques éboulements de terrain ont changé la donne. Merci à nos spécialistes en orientation qui ont retrouvé un passage pour contourner le col, passer une vire et au détour de quelques remontées sur corde à nœud, nous ont permis d’accéder à l’entrée du canyon. L’approche aura duré 3h contre 2h initialement prévues. Ce canyon parties supérieure et médiane est magnifique. Le fer ressort par des coulées rougeâtres le long des cascades. L’ocre se mêle au rouge pour nous offrir des contrastes saisissants. L’eau est laiteuse orangée et nous ne distinguons pas le fond. Malgré l’approche longue et périlleuse, ce canyon mérite vraiment le détour ! Nous sommes sortis du canyon à 18h.

Le 26 sur le cirque de Cilaos, au programme pour de cette journée, 2 canyons: Ferrière et Bras des Etangs Inf. Il est 8h l’heure du départ a sonné ! Nous voilà au parking, on s’habille aux voitures pour commencer Ferrière. Ce canyon est accessible sans grande difficulté. Nous avons rejoint Bras des Etangs au 7ème rappel de Ferrière, par une courte marche sur un sentier RG puis une sente escarpée qui descend raide dans la végétation. Ce canyon est splendide, la verticalité, les cascades imbriquées sont un enchaînement de rappels remarquables. On a couru sur les descentes, voir fait la course à 2 car les relais étaient souvent doublés. On a regagné les voitures à 17h pour une arrivée à la Saline à 20h.

Le 27, un repos bien mérité ! Cette journée est destinée à la détente. Nous avons réservé un resto sur la plage de La Saline: Le Kabanon, qui borde le récif de corail. On a mangé face à la mer où les baleines nous ont fait l’honneur de leur présence. Un repas créole, océanique et épicé aux saveurs locales et arrosé de la DODO et d’un rhum arrangé spécial Ti Kabanon. L’après-midi a permis quelques séances photos des poissons, des coraux et de la plage. Une balade sur le fond de mer pour profiter d’une glace Réunionnaise et d’un coucher de soleil. Et oui à cette période à 18h, il fait nuit ! De retour à notre maison nous recevons Gilles Piton, Instructeur Canyon, avec qui nous nous renseignons sur Ravine Blanche Salazie et les canyons engagés de la vallée de Takamaka. Ces canyons sont très longs, très verticaux, sauvages avec une végétation luxuriante à perdre n'importe quel bon randonneur. Ils nécessitent en outre une bonne condition physique. Après nous avoir conforté par ses informations, sa connaissance des lieux et le fait qu’il serait notre relais secours, nous avons toutes les informations, le matériel (traces GPS, GPS et frontale incluse) et la motivation pour affronter cette 2ième partie de notre aventure sur l'île aux canyons !

Le 28 c’est Trou Blanc qui est notre défi du jour sur Salazie. Un départ à 6h de la Saline. Ce canyon est donné en 45 min d’approche, 6h de canyon et pas de retour. C’est le Llech Réunionnais, en eau il est très aquatique, beaucoup de nages, de toboggans, de machines à laver… C’est de "l’initiation" à la mode Réunion, les guides le fréquente beaucoup. Que les "initiés" doivent trouver les autres canyons d'initiation bien fades quand ils reviennent en métropôle...

Le 29 direction l'Est: Takamaka 3 n’a qu'a bien se tenir, on arrive ! Départ 6h pour 40 min d’approche au départ de la route puis un sentier dans la forêt avec désescalade glissante. Dans le canyon, le temps file vite, on n’a pas le temps de s’ennuyer 4h de descente qui s’enchaînent dans un cadre époustouflant. Des mûrs végétalisés sans cascade, des orgues basaltiques qui entourent les cascades. De bons embruns dans les casques de réception. On a même vu le "lâcher de kit boule" réunionnais en action. Un bel exemple de gestion des grands rappels. Nous avons même eu droit à un cours de démêlage de corde par un club local. merci à eux pour le coup de main. On continue avec un paysage à couper le souffle, des fougères arborescentes qui tutoient le ciel, des fleurs de lentilles et des mousses qui tapissent les lieux, les vasques immenses accueillent les chutes dans une brume qui illumine les cascades de leur arc en ciel.  Un bijou ! Un véritable Eden ! Cependant, le retour restera une aventure, une longue aventure qui ne peut se résumer aux 1227 marches pour relier le téléphérique à la route. Ok, on connait le tarif c’est parti pour la remontée. Un petit pas d’escalade sur les rochers mousseux puis une sente qui s’éboule sous nos pas et pour continuer avant les 1227 marches ce sont des marches immenses avec de la vigne marronne (les ronces locales) qu’il faut franchir. Une fois arrivé au téléphérique majestueux au milieu de la montagne, il nous reste les fameuses 1227 marches. Elles sont régulières même si nous avons constaté que celles-ci sont de plus en plus rapprochées au fur et à mesure que nous avançons. Laure, en tête, les a comptées et le compte est bon ! Une photo "au sommet" pour immortaliser le moment et c'est parti pour 15 min de retour sur la route. Vous comprendrez que le retour a été sportif pour nos cuisses, notre fessier et notre dos. Pour le retour, dans le camion, c’est Radio FreeDOM qui nous accompagne tout le long des trajets. Cette radio est magnifique, l’accent créole et les sujets de chiens traversant la route, les dédicaces et autres conversations personnelles vont rester un moment mythique. "Ni a point râlé poussé" sera notre slogan pour le reste du séjour !

Le 30, direction l'Est pour descendre Dudu. A peine la météo est annoncée mauvaise en chemin que nous décidons d'aller au Sud descendre Grand Galet dans le secteur de la Cascade Langevin. Une partie sèche dans un ancien chemin de lave nous amène au grand cassé. Du haut, la vasque de réception est immense et appelle à une bonne tyrolienne. Ici, les pros pullulent et installent même des tyroliennes pour envoyer leurs clients dans le bouillon depuis la route avant de continuer par une rando aqua. Après la descente, ce sera pique-nique au bord de la rivière, à la mode réunionnaise, près d'un des nombreux "kiosk" qui invite à la pause dominicale.

Le 31, c’est un repos collectif où nous allons au marché de Saint Pierre. Un marché couvert avec beaucoup de souvenirs pour touristes. On est aussi allé repérer le trou d’eau en longeant la côte escarpée. Et bien, sans oublier les shootings photos sur les plages !

Le 1, c’est le grand jour: RAVINE BLANCHE SALAZIE. Après la fermeture du Trou de Fer suite à un gros éboulement, c'était clairement notre gros objectif du séjour. Gros canyon départ à 2h de notre maison. Cette approche a été une réelle découverte à travers une forêt luxuriante (fougères arborescentes, palmiers, racines, boues, trous, liane, vigne marronne, orchidées…). On a marché de nuit avec la frontale, escaladé, on s’est frayé un chemin à travers la végétation et tenté de ne pas glisser dans la ravine d'accès boueuse. Au lever du jour, on essayer de repérer les petits bouts de rubalises laissées depuis le RIC fin 2017 pour conforter nos traces GPS. Le plus compliqué a été de traverser les cours d’eau car on perdait la trace. Après la montée, c’est la descente avec des désescalades, des cordes à nœuds, le terrain était glissant, raide et les feuilles d’orchidées nous ont servi de liane pour s'assurer. Cette marche était tellement variée que les 4h sont passés crème ! Ravine Blanche Salazie s’est livrée à nous, un premier rappel et une marche en rivière avant le grand cassé de 305 mètres en 4 rappels. L’organisation du "qui fait quoi avec quelle corde" a payé. Les enchaînements se sont bien déroulés par contre les descentes de rappel étaient longues. Une pensée pour JP qui était au relais sous cascade pendant très longtemps. Le poids des cordes mouillées sur des grandes longues nous a fait perdre du temps. Les deux derniers rappels ont été fait à la belle étoile. Une première pour certains et un étonnement d’avoir moins d’appréhension car on est focalisé sur nos manipulations à la lueur de la frontale. Vous l’avez compris la marche de retour se passera de nuit, le pas est sûr, rapide et efficace (merci le GPS et les repérages à la tombée de la nuit par les premiers arrivés à la confluence avec la rivière du Mat). Il reste encore la navette qui prend 1h et c'est notre retour à la maison après avoir presque fait le tour du cadran, pour la première fois. Une véritable aventure, une découverte fort enrichissante ou chacun a progressé personnellement et à enrichi le groupe. Un objectif majeur réalisé !

Le 2, le repos du guerrier… Repos collectif. Ne pas déranger on dort ! Une journée de touriste pour acheter les préparations de rhum et les cadeaux de retour.

Le 3, la partie 1 de Takamaka. Départ 5h de la maison, il n’y a pas d’approche, le canyon est donné en 7h et 2h30 de retour. Une longue marche entre le premier rappel et la suite du canyon. Quand on arrive à la cascade du "mini Trou de fer", c’est une explosion de beauté. La première partie verticale se termine ici et c'est maitenant une succession de "toboggans" à la mode réunionnaise qui nous attend. Certain seront descendus en rappel tellement "ça pousse fort". On retrouve tout dans ce canyon y compris la marche de retour avec de l’escalade sur liane, des branches, des troncs, des fougères, des orchidées, une via ferrata et même une via racina avec mi trou dans la roche mi ferrata. Le retour à la maison s’est fait à 23h. Une belle journée bien sportive.

Le 4, repos collectif: chacun a choisi son activité. Certains on fait la visite de l'Usine sucrière / rhumerie du Gol et d’autres le Trou d’eau.

Le 5, voilà le voyage touche à sa fin c’est notre dernière journée pour faire sécher les cordes, les combinaisons et autres matériels. Mais à 6h du matin départ pour un tour en ULM pour certains. La vue du ciel de cette île reste le clou du spectacle pour se repérer avec les cirques, les cascades, le téléphérique… c’est une impression de boucler le voyage sur une très belle note. L’après-midi, c’est le marché de St Paul qui nous a livré tous ses trésors: miel de Leetchis, saucisse fumée, épices. On fait les valises avec nostalgie mais heureux de notre investissement en se disant qu'il reste tellement de canyons à découvrir qu'un nouveau séjour doit bientôt voir le jour chez les Jacuzzi.

Le 6, c’est l’heure du retour: départ à 5h55 pour l’aéroport de Roland Garros à St Denis et une arrivée le soir-même à Toulouse via Paris Orly.


Les canyons parcourus:



 
8-9/09/2018 - WE découverte au Caroux
Écrit par Pierre   

Départ le samedi matin pour le week-end d'oxygénation après la rentrée des classes. C'est un séjour découverte, avec de nouveaux venus, des revenants  et des anciens. Au pays de Pascale et Michel, les historiques du club. Il manquait juste Bernard comme régional de l'étape, avec sa charcuterie qui se déguste sans retenue et son Baccardi qui passe parfois avec plus de difficultés…

Le covoiturage s'est organisé avec quelques dizaines de mails. Le camion d'aventurier de Guerric et Lydia: on arrive sur les lieux. Pendant le trajet, répertoire de Joe Dassin, Pierre Bachelet (au noooooord, c'étaient les ccccccorons, la teeeeeerrre c'était le charbon etc...), arrosé d'un soupçon de heavy metal pour pimenter l'ambiance. Papotages: les garçons devant et les filles derrières (Serions nous un peu macho ?).

Rassemblement sur site, quelques coups de fil pour amener tout le monde au parking et départ vers le Vialais. Pas trop tôt heureusement.

On enfile les combards (le premier jour elles sont sèches, c'est plus smart). On fixe les bodards. Casques, godillots, la bouffe dans les bidons. C'est complet, On se jette dans la marche d'approche. Les groupes se répartissent par connaissance, affinité, rythme de marche. Je me fixe avec Marcel notre franco-polonais: avenir de l'Europe, les rapports entre la Pologne et la Russie ou l'Allemagne. Les procédures à la con pour obtenir un passeport français alors qu'on est parfaitement intégré au pays (je sais, j'ai un cousin Moldave).
Le paysage défile d'un bon pas sur un large chemin.

Mince (pour ne pas dire m....), une partie du groupe a pris un autre sentier. Caro pique un sprint et rassemble rapidement la fine équipe, jusqu'à un belvédère, pour une petite pause: gorgée d'eau et barres de céréales pour les plus goulus dont je fais partie.

La descente vers le Vialais est assez vertigineuse. Les guides touristiques annoncent le Caroux comme une petite Corse posée dans le Languedoc. C'est exactement ça. On est un peu dans le maquis. A l'approche, le niveau d'eau se précise, ben y'en n'a pas beaucoup. Tant pis. Cela ne nous coupe pas l'appétit pour le pique nique. Caro fête sa première sortie en tant qu'encadrante brevetée avec du Rhum arrangé, proposé dans de petits tubes à essais, très raisonnables. Alcool et canyon ne font pas bon ménage: c'est dommage, il était bien bon ce petit Rhum arrangé. J'en aurai bien pris une petite lampée de plus…

Souvenir, souvenir. J'avais déjà fait le Vialais, il y a une petite trentaine d'année en colonie de vacances des PTT (entreprise publique de Poste, Télégraphe et Téléphone, passée à la trappe de la modernité). Certains membres du groupe n'étaient même pas nés. C'était alors avec un équipement de spationaute: combinaison, sur-combinaison intégrale et attirail de spéléo. Les souvenirs du site me reviendront confusément pendant la descente.

Que dire du parcours: un blocage de la corde de rappel sur un plan incliné. On n'a toujours pas compris pourquoi (promis, c'était pas le mauvais brin qu'on tirait). Mais, Guerric a courageusement fait la remontée sur corde et le groupe est reparti dans l'étroiture suivante.
Un beau saut (ou rappel) dans une large vasque bien profonde après une petite main courante. Le niveau d'eau rend la progression assez facile.

On sort peinard. On s'installe au camping : montage des tentes, aménagement du camion couchette chez Guerric et Lydia, gonflage de matelas.
Et hop, direct au resto avec apéro pour commencer et bon repas bien copieux. On partage nos souvenirs de canyonneurs.
 Puis au dodo, en silence, repus, dans l'ambiance feutrée de cette fin d'été. Caro dort à la belle étoile. Il y avait quand même un peu de rosée le matin. Personnellement, je ne troquerais pas un réveil mouillé pour le plaisir de s'endormir sous un ciel étoilé. Mais, Caro est maintenant encadrante canyon, donc par construction, elle doit bien aimer l'eau froide non ?

Le lendemain c'est les gorges du Banquet. On nous annonce un dernier obstacle mythique. J'intègre pas trop l'information: commençons par profiter du site, de l'eau, du soleil. Le pique nique se fait à l'entrée d'un coude impressionnant de la rivière: presque à 180° autour d'un promontoire rocheux, surmonté d'un belvédère au garde fou rouillé, qu'on ira découvrir à la fin de la journée. Au dessus de nos têtes un funambule tente de traverser la gorge sur un fil: il a l'air d'en baver. Au milieu, il se ramasse, reste un moment suspendu par sa longe d'assurance puis remonte courageusement.

Ensuite, un petit saut optionnel sur la rive droite, pas trop haut, deux ou trois mètres. Pascale est devant moi, elle refait ses lacets. Je regarde la zone: bien délimitée, large, sans danger, bordée de touffes d'herbes. Il me prend l'envie irrépressible de sauter. De faire un putain de saut, avec un appel monstrueux pour faire péter la rivière. Je me sens bien. J'envoie la purée de tous mes muscles de quarantenaire… La touffe d'herbe ne reposait sur rien, mon pied d'appel rencontre du vide. Je m'explose sans maîtrise dans l'eau. Indemne mais vaguement décontenancé. Le groupe se rapproche. Et là se produit le pire: Pascale me fait les gros yeux. Vous avez déjà vu Pascale vous faire les gros yeux ? Pas très agréable, on se sent un peu s'enfoncer sous terre. Michel, tu confirmes ?

Bref, leçon à retenir. Même quand vous vous sentez bien, ça reste un sport à risque. Et si il vous prend l'envie de faire péter la rivière, réfléchissez un peu plus que la demi seconde que je m'étais accordée pour analyser l'environnement.

Et enfin, le dernier obstacle. On arrive les premiers avec Nico. Au milieu, il y a une marmite de 2 mètres de profondeur avec un échappatoire au ras de l'eau en aval, qui forme une sorte d'arche. L'eau s'engage en vrombissant dans le trou. Derrière: une vasque bouillonnante et un toboggan tape-cul pour finir. Nico me montre la marmite: "c'est par là". On se marre. Moi vivant, j'irai jamais dans ce truc. Mais, Pascale nous confirme bien le parcours: il faut sauter dans le trou. Stupeur, on se rappelle des discussions des encadrants au sujet du dernier obstacle. On confirme, c'est bien du lourd. Un truc qu'on ne peut faire que dans du canyon. Le genre de chose qui nous fait apprécier ce sport.

On passe les uns après les autres, une fois, deux fois. On désacralise l'obstacle qui nous parait finalement humain. Une pensée quand même pour le premier qui a osé se jeter là dedans pour rédiger le topo… Je me fais du souci pour sa santé mentale (j'espère que c'est pas Jean Phi…).

La marche de retour termine le week end avec d'autres discussions. On aborde les professions et la vie de ceux qu'on connait mal. Une d'équipe. Retour aux voitures, tristesse du départ. En avant pour le plus pénible: le voyage de retour.



Canyons parcourus :

Le Vialais

Les gorges du Banquet



 
1-2/09/18 - Gouffre d'Enfer
Écrit par Lionel et Florence   

Arrivée le vendredi soir au gite de Saint Aventin, nous avons la soirée pour apprécier le célèbre clocher de l’église situé à environ 20 mètres et qui bercera nos nuits pour le week-end.


Samedi matin, départ au parking du Gouffre d’Enfer afin de juger de nos propres yeux le niveau d’eau à la dernière cascade. Niveau orange, un débit correct pour le Gouffre. Nous prenons donc le sentier dans la forêt pour cette marche d’approche.


Le canyon tient ses promesses, technique, austère, froid, exigeant physiquement mais magnifique comme le montre les belles photos prises lors de ce week-end. A noter comme technique rarement utilisée, l’encre flottante au départ de P2 mise en place par Ben et Pascal. La cascade « tube » est bien arrosée, où l’on passe au milieu de l’eau.


Après avoir refusé le vendredi soir d’aller chauffer le dancefloor de DJ François dans la grange, nous allons y faire un tour après le repas. Quelle surprise ! Jeux de lumière digne d’une discothèque qui verra Flo enflammer la piste entrainée par François puis l’équipe Jacuzzi sortir le casque pour un hommage au célèbre YMCA des Village People (une vidéo doit se trouver cachée par là…).


Le dimanche matin, nous nous préparons pour le final du Gouffre d’enfer P3.

Cette partie est la plus technique car le RGP (Rappel Guidé Pyrénéen) nous attend avec quelques mains courantes aériennes et acrobatiques. Les hommes et femmes sont là, le matériel est fin prêt et l’ambiance conviviale.

Le soleil nous accompagne dans notre ascension, le ciel bleu rend ce canyon plus ouvert. Une Espagnole solitaire nous a accompagnée sur le début et a fini sa course seule. Julien c’est chargé du RGP avec 12 mousquetons, Pascal a joué l’acrobate et nous avons équipé chacun une partie. Le canyon a tenu tout son engagement et nous tout notre enthousiasme.


Un grand merci au Club Montagne et Loisirs qui nous a permis de loger dans leur chalet de Saint Aventin.


Lionel et Florence

Auteurs á 4 mains !


Les canyons parcourus:

- Samedi: Gouffre d'Enfer P1 et P2 (5.6.V)

- Dimanche: Gouffre d'Enfer P3 (5.6.V)



 
14-15/07/18 - Torla
Écrit par Flo   

Au fil de l’eau, nous avons découvert le Mont Perdu ce week-end des 14 et 15 Juillet 2018.

Ce week-end avait été planifié les 19 et 20 Mai, nous l’avons reporté pour cause de fortes précipitations.

Une équipe de 4 équipiers (Lydia, Guerric, Benoit et moi-même), nous sommes partis à la rencontre des Canyons de Gloces, Furco et Sorrosal.

Le samedi, le soleil était prometteur et nous avons facilement progressé dans Gloces et Furco.

Beaucoup de guides étaient présents mais nous avons apprécié ce paysage, pour le premier encaissé et pour l’autre plus ouvert où les dalles se superposaient tout le long de la paroi comme des marches.

Le rythme de progression était agréable car chacun a équipé les différents obstacles.

Le dimanche matin, la cascade de Sorrosal était toujours au même débit que la veille, nous nous sommes donc lancés dans ce canyon vertical.

Là aussi nous avons rencontré beaucoup de groupes mais des autonomes.

Ce paysage nous a offert une vue sur Broto, sur le final une cascade fractionnée de 8, 40 et 45 mètres reste un souvenir impressionnant.

Le franchissement de la vasque entre les deux derniers rappels est hippique. Une via ferrata nous offre une échappatoire pour éviter la cascade. Elle descend jusqu’au pied de la cascade par la rive droite.

Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés pour supporter les bleus lors de la coupe du monde qui nous ont offert une deuxième étoile.


Nous avons levé nos verres à Benoit P et tout comme lui nous apprécions ce secteur.


Canyons parcourus :

Gloces

Furco

Sorrosal





 
9-10/06/18 – Pic Saint Loup et alentours
Écrit par Jean-Phi   

Après de longs échanges et réunions entre encadrants sur le meilleur endroit pour passer un week-end loin des orages et précipitations annoncées sur le massif des Pyrénées (la sortie était initialement prévue en Catalogne, puis décalée sur Torla), la destination du secteur des Garrigues autour du Pic Saint Loup a été choisie.


Le week-end a débuté par un aller-retour très apprécié au sommet du Pic Saont Loup depuis le col de Fambétou : aller par la diagonale Nord, avec quelques petits pas d’escalade et, après la photo rituelle sur la crête, le retour s’est effectué par l’Aven des 2 Versants, mélangeant agréablement canyon, des-escalade et passages en spéléo (dont une chatière pas piquée des vers). Particularité de la descente : elle commence en face Sud et on débouche en face Nord….


Après un bon repas et une nuit au bord de l’eau au Domaine d’Anglars, nous voici partis pour aller canyonner.

Premier objectif de la journée : le Ravin des Arcs. Accueillis sur le parking par une transhumance de moutons et de chèvres, nous voilà partis pour cette descente aquatique. Sauts, toboggans, tout y passe ; même un passage souterrain (décidemment on aime ça) et surtout le passage dans la voûte où certains ont pu faire admirer leurs talents de composition photographique.

Après le repas, direction le vallon de Crespenou dans le Gard, pour terminer le week-end par une rando aquatique … qui verra bientôt passer nos futurs mini-bulles.


Tous les participants ont été enchantés du week-end, avec en plus un temps magnifique et de l’eau en quantité suffisante dans les canyons. A refaire….


Canyons parcourus :

- Diagonale Nord et Aven des 2 versants au Pic Saint Loup

- Ravin des Arcs (1.2.I)

- Crespenou (2.2.I)



 
31/03-02/04/18 - Week-end de Pâques au Caroux
Écrit par Flo   

Week-end de Pâques 2018 dans le Caroux : « Canyons secs et saucisse oubliée »


Le 1er jour

Nous sommes tous partis du gîte des « Horts » pour faire le canyon du Rec Grand. Un chien nous a tracé le chemin tout au long de la marche d’approche. Sur la première partie, le temps n’était pas au rendez-vous, mais après le repas sous la pluie le soleil nous a donné du courage pour continuer malgré le froid. On a fait la chenille sur les toboggans où les éclats de rire ont résonné dans le Caroux.  Après plusieurs jeux aquatiques nous avons rejoint notre gîte en dix minutes.

Michel ne s’est pas raté sur le gigot de 7 heures. Il était rosé et accompagné de patates grenailles, un réel délice !


Le 2ième jour

Deux canyons au programme.

Pour le premier groupe, le Vialais au départ du village de Bardou. Nous avons fait les cobayes pour une journée pédagogique de l’initiateur de Bertrand qui en a profité pour aborder une approche de découverte de la faune et la flore du Caroux. Sous un soleil rayonnant, nous avons parcouru ce canyon en eau cristalline. 

Le second groupe a fait le Rieutord par le sentier des triangles. C’est un canyon au cœur des aiguilles, sauvage et forestier avec de multiples rappels arrosés sous une eau glaciale, et qui finit dans les gorges d’Héric. On notera que ce canyon était parsemé de petits œufs de Pâques, merci Gaëlle !

De retour aux gîtes, le soleil nous a permis de boire l’apéro sur la terrasse fleurie aux odeurs aillées…

Pascale s’est ratée sur la saucisse de 20h mais Benoît a profité du barbecue pour faire le chèvre chaud.



3ième jour

Le premier groupe a profité d’une journée nature avec Bertrand dans le Vialais. Elle a permis de découvrir que la chine nous a fourni en châtaigniers. Pour la pêche, les « kukettes » ou les vers de bois font le bonheur des truites farios…

Le second groupe s’est lancé dans la partie basse d’Albine pour finir le week-end. Nous avons mis au défi nos futurs initiateurs. Flo ne voulait pas se mouiller plus haut que le mi mollet. Le challenge est réussi !


De retour vers nos foyers respectifs, le week-end du Caroux nous laisse un souvenir convivial et agréable. On se souviendra de l’eau froide !

Merci aux organisateurs, aux futurs initiateurs, à Bertrand et aux adhérents du Club qui aiment se retrouver pour partager de nouveaux canyons.



canyons parcourus :

Albine

Rec Grand

Rieutord

Vialais




 
Plus d'articles...


 
04.jpg